22x08 - The Fight Before Christmas
Je sais, j'ai oublié l'épisode 7. J'arrive pas à le trouver. Bon. On verra plus tard. Cet épisode de Noël avait cela d'amusant et d'original que les quatre segments étaient très bons, que chacun explorait Noël sous des aspects différents et que le storytelling était globalement très convenable. Je vais commenter segment par segment et donner une note finale.
Le segment Bart est un bon segment même si le déroulement y était le moins fluide, ça passait un peu par quelques facilités malgré quelques bonnes idées (Les bonhommes de neige). Les délires de drogué d'Otto ne m'amusent toujours pas, par contre j'ai trouvé sympathique le Père Noël Krusty. Bart était à son meilleur cependant, le coup du petit rascal qui veut saboter Noël, c'est toujours sympa, même si ça retire forcément au personnage beaucoup de son caractère enfantin. C'était néanmoins bien sympathique pour commencer l'épisode.
Le segment "Lisa" était à mon sens le meilleur, le plus drôle, le plus original. Que ce soit le storytelling irréprochable, les gags nombreux et puissants - l'inversion Homer-Marge dans la situation de guerre avec Homer en femme et Marge en homme était déjà excellente, mais alors la parodie Nazi de Dumbo c'était sublime. J'aime quand Les Simpson donne dans l'historique, c'est toujours à la fois respectueux des choses et amusant. En l'occurrence j'ai été très réjoui par ce segment qui selon moi avait un bon scénario et un humour au dessus de la moyenne.
A ma très grande surprise le segment avec Martha Stewart était drôle et très intelligent ce qui là encore remontait l'épisode dans mon estime. J'ai aimé qu'on montre clairement à Marge - et au spectateur - que Noël n'était pas une question de décor ou de petites astuces, mais surtout une question de convivialité familiale. C'était très bien mené, assez amusant, cela profitait du développement de personnage de Marge, bref c'était du tout bon. Et Martha Stewart a une très jolie voix en plus de cela ce qui ne gâte rien. Une belle surprise, le synopsis de départ n'étant pas très engageant.
La fin de l'épisode était fort originale et sympathique là encore puisque c'était une parodie des Muppets avec Abraham et Jasper en Statler et Waldorf (Délicieux) et la famille Simpson muppetisée (Ainsi que Moe et Burns). La scène avec Moe qui mange des biscuits était bien poilante, mais d'autant plus Burns qui appelle les chiens et qui se retrouve avec... un toutou chaussette, le budget ayant été dévoré par la guest star... Katy Perry.
Alors que ce soit clair : J'apprécie certaines chansons de Katy Perry mais le personnage en lui-même m'est détestable : Clamer partout qu'on est fille de pasteur, qu'on trouve Lady Gaga blasphématoire, et ensuite vanter en chansons qu'on aime la bite à corps et à cris, je dis NON. Cette femme est pour moi le symbole de l'hypocrisie religieuse. Je ne sais pas si elle le fait exprès (J'espère pour son karma) mais elle me sort par les yeux avec son personnage de pute dévote.
Néanmoins j'ai apprécié ses quelques répliques (Moins sa robe et son décolleté) notamment le gag avec Moe post-générique qui était d'une grivoiserie hallucinante pour un épisode des Simpsons. C'était néanmoins un très bon segment, un excellent épisode au final, amusant et juste dans son propos, et un Spécial Noël fort bienvenu. Les quatre parties n'étaient en rien honteuses, mauvaises ou ennuyeuses. J'approuve totalement.
Note / A
22x06 - The Fool Monty
Ici mon souci était tout autre : Je n'arrivais pas à avoir un fichier correct. Même celui que j'ai péniblement récupéré patinait un peu et buggait par moments. Ca n'empêche que je l'ai trouvé relativement sympathique voire même bon par moments, mais plombé par quelques facilités malheureuses.
Il y a un début intéressant qui ne laisse pas à présager la suite, quelques références bien glissées et amusantes. J'aime cette vision paranoïaque de la télévision. Le coup de la grippe est bien orchestré mais donne un peu trop l'impression de faire l'objet de l'épisode entier. Burns arrive comme un cheveu sur la soupe (alors qu'il est le sujet de l'épisode).
J'ai assez apprécié la fête pour la façon dont elle était amenée (c'était tordant quand même ce tapis rouge) et pour les réactions très crédibles des personnages. Quelle idée hallucinante que celle de mettre les Nahasapeemapetilan avec les Lovejoy ! C'est le jour et la nuit, et la blague d'Apu était tellement ignoble que c'est à se demander comment Helen a pu rester à table. L'instant mythique de l'épisode.
Après le coup de "Burns va mourir" avait déjà été fait et mieux - I'm repeating myselfeuh - donc c'était clairement le point faible. Le suicide de Burns était une infâme longueur sans drôlerie la moindre. Et puis Bart trouve un Burns sonné et l'emmène chez lui. Là, ça redevient drôle avec une belle parodie d'ET et un semblant de "La bande à Picsou et le trésor de la lampe magique" - pour la tenue. Mais c'était bien marrant de voir Burns dans le placard de Bart. Un gros coup de coeur pour la scène du dévoreur de peluche.
Smithers chez Dick Cheney, oh mon dieu, l'intrigue intéressante et mal exploitée que voilà. Ca part de rien, on en attend du bon et au final deux scènes rasantes. Quel dommage ! Smithers qui a perdu en mordant ces dernières années, il est devenu trop sentimental et moins obsessionnel qu'avant.
A noter dans cet épisode une petite liste sur laquelle on peut faire pause pour voir quelques noms de personnages, comme le Capitaine, le Serpent ou même Lenny (J'ignorais qu'il s'appelait Lenford en fait). Sympa. Je ne savais pas par exemple que Brandine n'avait pas le nom de Clétus (Elle s'appelle Del Roy). Ce qui laisse encore planer ambiguité et doute quant à leurs liens. Fameux. Les scènes où les Springfieldiens s'occupent de Burns sont marrantes mais pas assez diversifiées. J'aurais aimé voir Agnès s'occuper du bestiau (Ca m'étonne qu'on ne les ait pas mis en couple ces deux-là), ou encore le vendeur de BD, Chalmers, Brandine... Voir Otto se servir de Burns comme Bong, c'était nul à chier. Cette idée débile quoi. M'enfin le jour où Otto sera un personnage drôle et subtil... Franchement à côté de perles comme Clétus, Nelson ou Flanders, le Otto fait vraiment "Fan service pour les drogués". Non, vraiment, je le dis. Ce personnage ne sert à RIEN. Il y a de biens meilleurs personnages dans la série, exploitons-les au lieu de donner du temps d'écran à ce sac à merde.
La résolution est TROP rapide. Ramener Burns chez lui et Pouf il retrouve la mémoire, c'est NUL ! Même si le "Daddy's home !" est poilant, c'est trop facile et trop rapide. Pas bien ! Par contre la référence au film, ça, c'était sympa dans la façon dont c'était fait. La toute fin de l'épisode était saugrenue mais amusante. Au final je ne me suis pas vraiment ennuyé, mais disons que c'aurait pu être plus punchy. Quelques longueurs et facilités qui auraient pu être évitées.
Note / B-
22x05 - Lisa Simpson, this isn't your life
On commence ce "Lundi noir" de l'animation par un fort bon épisode des Simpsons qui m'a bien amusé pour le coup. Moi qui pensais que j'allais m'ennuyer en commençant par les Simpsons, par un épisode estampillé Lisa, j'avoue m'être fait avoir. Même si l'intrigue "Lisa" n'est pas la plus drôle.
On commence en effet par une introduction rocambolesque : Maggie veut absolument une poupée bébé elfe, qui ne peut s'obtenir que par le biais d'une station service après un certain taux d'essence pris à la pompe. Mais quand bien même on obtient une boîte, encore faut-il tomber sur le bon elfe. Et là c'est la cascade de bons gags puisque Homer cherche par tous les moyens à perdre de l'essence pour avoir de plus en plus de boîtes. Cela donne lieu à des scènes rythmées et amusantes devant lesquelles, ma foi, j'ai bien ri. Le Itchy & Scratchy (Rebaptisés "Mousy and Catsy" par un Krusty plus blasé que la vie elle-même) n'était pas mal non plus dans son genre. Bref un début vraiment sympathique et prometteur, et la suite ne m'a pas déçu.
Troisième épisode "Lisa" de la saison... Son intrigue suivait le modèle classique (Grosse source de frustration + aperçu du paradis terrestre + concessions insupportables pour elle = retour à la normale) et était donc prévisible - excepté le twist final qui avait au moins le mérite d'être assez émouvant - mais l'ensemble était assez faible en bons rires et en réelles scènes fortes. Il manquait là le mordant dramatique habituel des Simpsons, il y avait là de bonnes conversations à donner entre Marge et Lisa et c'était plutôt faible puisque les deux donnaient plutôt l'impression de vivre la chose chacune de leur côté. De plus - mais ce n'est pas la première fois - j'ai l'impression qu'un épisode précédent a déjà exploité ce truc de "Lisa ne veut pas devenir comme sa mère". Et ça m'a turlupiné parce que je ne me rappelais pas exactement dans quoi ou dans quel genre de situation. C'était du bon Lisa mais c'était assez bas de gamme niveau développement de personnage. Il y avait pourtant de la matière à exploiter.
Oh par contre je supporte le couple Selma - Moe, et si ça pouvait être exploré comme une relation durable dans le show, ce serait super. (Fantasmagorie de fan Off) - non sans rire, ce sont deux personnages qui iraient super bien ensemble, ne serait-ce que leurs caractères. Et il me semble qu'on les avait déjà vus dans "La guerre pour les étoiles" - ça m'avait marqué.
Last but assurément Not Least, cette intriguette de Bart et Nelson fonctionne à merveille. Chaque scène marche comme sur les roulettes d'un skateboard, Bart qui bat Nelson sans le toucher - ok, c'est un classique gag de cartoon mais ça marche tellement bien. La scène la plus amusante est d'ailleurs celle où Marge est certaine que c'est Milhouse qui veut frapper Bart - la naïveté de Marge est quelque chose qui personnellement me fait toujours rire. C'est tellement maternel cette façon d'être à côté de la plaque avec ses enfants. Mais franchement cette intrigue Bart avait tout pour elle. Y compris le coup de la place de parking. Franchement c'était très agréable à regarder.
Et je ne peux pas finir cette note sans parler de Maggie qui prouve une fois de plus qu'elle est le meilleur personnage de cette série, amusante et toute en simplicité. Série qui a encore de beaux jours devant elle à mon humble avis.
Note / A
22x04 - Treehouse of Horror XXI
Introduction
Sympathique départ avec Bart et Frink même si côté Bart ça sentait le déjà fait et si le coup des citrouilles m'a beaucoup rappelé un Treehouse précédent avec la parodie des Peanuts. La parodie de générique ensuite m'a laissé froid (Une référence que je n'ai pas saisie).
Passons dès à présent aux segments que je vais commenter et noter un par un.
"War and Pieces"
Ce premier segment parodiait Jumanji. Oui, souvenez-vous... Bref, c'était assez sympa en fait car inspiré de nombreux jeux. La critique sur l'Attrape Souris était un haut point, parce que... Bart a tout à fait raison. Qui, sérieusement, qui a réussi à faire marcher ce truc ? C'était un peu gore aussi avec Rod et Todd qui trouvent une mort assez sanglante. J'ai cependant trouvé très amusante la parodie de Cluedo avec Marge.
Maintenant l'animation était faiblarde (Certains moments j'avais l'impression de regarder un vieil Anime) et on voit venir certains gags à des kilomètres. L'un dans l'autre c'était plutôt sympathique, ça jouait sur des références connues de tous, ça parodiait un truc périmé mais au fond c'était sympathique comme tout. Un bon premier segment.
Note / B+
"Master and Cadaver"
Alors là ça va être dur de garder toute mon objectivité. HUGH LAURIE MESDAMES ET MESSIEURS ! *clap clap clap clap* Dans un rôle sans la MOINDRE référence à Dr House - ce qui ne peut qu'être salué. Ils n'ont pas voulu "le mettre en valeur" mais plutôt lui donner un rôle sobre et sexy faisant appel à tout son charme britannique. Et ça marche ! Homer et Marge sont géniaux en couple de comploteurs, Hugh fait de l'excellent travail, sa culpabilité reste ambiguë jusqu'au bout, sa voix est chaude comme le souffle d'une brise estivale sur une prairie jaunie par le soleil... Hm-mm. Non franchement c'était bien marrant. Le coup de la tarte empoisonnée, la promenade, le bateau minuscule (Enfin quelqu'un fait remarquer que ces bateaux de croisière sont de vrais placards à balai !)
Ce segment avait la meilleure histoire et quelques bons gags de situation. La fin fait un peu Roméo et Juliette mais le tout reste très correct. Un segment sans grande prétention et qui n'en est que mieux, une bonne histoire, un humour correct et une guest de qualité. Le meilleur segment de la soirée à mon goût - mais pas seulement à cause de Hugh. Principalement à cause de Hugh ! D'abord !
Note / A-
"Tweenlight"
Et c'est là que le bat blesse, mais un peu seulement. C'est à dire que faire une parodie de Twilight, ok. D'accord. Pour un épisode Halloween en plus : Parfait. Mais ça sent les blagues réchauffées. Pour tout dire je savais exactement d'où venaient les blagues dans l'oeuvre, parce que... j'avais déjà vu d'autres blagues du même genre. Un gros, gros plus par contre pour la parodie de Jacob par Milhouse. C'était excellentissime. J'ai bien ri, là, pour le coup.
Mais c'était trop tiré en longueur ensuite sur une parodie classique de vampires. Et comme ça a déjà été fait dans de précédents segments de précédents Treehouse (Là on peut dire : "Les Simpson l'ont déjà fait" !) c'était plutôt ennuyeux (Sauf la parodie de Sesame Street. Ca, j'aime toujours !) Mais la scène du clocher est longuette et chiante. Par contre coup de coeur pour la prestation de Daniel Radcliffe qui donne une prestation habitée et bien menée. Il a un accent adorable en plus. Et pour une fois que le héros de Twilight a une voix virile... Sympathique mais un peu trop tiré en longueur.
Note / B
Note Totale / B+
22x03 - MoneyBART
Je crois qu'il est impossible de parler de cet épisode sans évoquer sa magnifique séance d'ouverture qui est absolument glauque et qui n'a pas été sans me rappeler les courts-métrages de David Firth, tant dans l'ambiance que dans le graphisme. Le travail de l'artiste britannique Banksy ne peut qu'être salué, c'est vraiment un "couch gag" marquant et une séquence magnifique.
L'épisode... Bon, ça n'est pas l'épisode du siècle mais pour un épisode sur le Baseball ça n'était pas trop chiant - on a même droit à une re-guest star de Mike Scioscia qui était apparu dans ce fameux épisode "Homer la foudre" dans lequel il avait été victime d'un empoisonnement aux radiations, ce que Marge rappelle d'ailleurs dans cet épisode.
Ce qui était intéressant c'était de voir Lisa et Bart ensemble avec Lisa en coach obsédé par les statistiques et Bart qui prône comme à son habitude la spontanéité et l'action. Le mélange était assez sympathique à voir, comme d'habitude personne n'a tort ou raison et à la fin tout le monde redevient ami.
Cependant niveau gags, force est de reconnaître que c'était gratiné, on a droit à de très bonnes sorties comme Lisa qui cite des noms de coachs féminins de Baseball... qui s'avèrent tous être des hommes, l'intro de l'épisode est excellente aussi avec l'entrée de cette étudiante de Yale. Milhouse rappelle que ses parents sont - probablement - frères et soeurs, Ralph se saoule la gueule au jus de fruits, Ralph attrape une balle d'un coup et se croit investi d'une pomme blanche... Tout fonctionne et c'est pas trop mal au fond. On passe un bon moment sans que ce ne soit transcendant (Marque de fabrique depuis deux-trois saisons).
C'était un épisode tout à fait sympathique, pas extraordinaire mais les personnages se sont donnés à fond pour faire rire, servis par une histoire honnête et qui ne cassait pas trois pattes à un canard.
Note / A-
22x02 - Loan-a Lisa
Je ne sais pas si je suis de bonne humeur ou si Family Guy et American Dad! m'ont rendu plus docile mais j'ai vraiment apprécié cet épisode des Simpson. Il y avait beaucoup de bons points, deux intrigues fort sympathiques et des guests stars de qualité qui n'étaient pas sous-utilisées.
Avant toute chose j'ai eu un fou-rire face au Itchy & Scratchy d'intro qui parodiait le film "Là-Haut" avec une certaine exactitude pour se finir dans un massacre totalement impromptu et donc forcément drôle. Bravo aux auteurs de ne pas perdre la main sur ces bijoux récurrents des Simpson.
On a d'abord Marge qui achète un sac à main hors de prix et qui le rend ensuite, donnant à Homer l'idée d'acheter puis de rendre des tas de fournitures. C'était sympa parce qu'à aucun moment l'intrigue ne s'essoufflait, chaque fois on partait sur un nouveau délire bien Simpsonien. Je signale d'ailleurs que cet épisode comporte une réplique drôle de Bernice Hibbert (Si si, l'épouse du Docteur Hibbert PARLE dans cet épisode), de très bonnes scènes au restaurant (Merci Chef Wiggum) et une merveilleuse Guest de Chris Hansen qui m'a bien fait rire. Chris Hansen pour les non-initiés, c'est le présentateur de "To catch a Predator", émission qui a fait parler d'elle suite au suicide d'un criminel sexuel plus ou moins implicitement provoqué par l'émission.
L'autre intrigue de l'épisode était intéressante dans ce qu'elle utilisait les personnages. Suite à un "héritage" de Grand-Père Simpson, Lisa décide de donner ses cinquante dollars à une oeuvre caritative. Ce faisant elle nous donne droit à une agréable guest de quelqu'un que je ne connaissais pas, Muhammad Yunus (La honte, c'est un prix Nobel de la Paix ! Honte à moi de ne pas le connaître !) qui je dois dire est plutôt amusant. Lisa décide d'aider Nelson - et au passage, on a droit à deux petits films de Nelson qui confirme ses talents de cinéaste et qui confirme qu'il a bien une mère totalement dépravée. Voir Nelson avec un job c'était une idée sympa qui jouait beaucoup sur l'attachement porté à ce personnage. Le moment où il veut arrêter l'école laisse place à une Lisa qui retourne dans ses travers ennuyeux, même si l'histoire se résout d'une manière plutôt logique : Le manque d'expérience de Nelson se retourne contre lui. Cela est néanmoins l'occasion de voir Mark Zuckerberg, si, si, Monsieur Facebook dans cet épisode. Disons pour faire court qu'il est amusant mais qu'il ne pourra jamais être acteur... Mais c'était sympa de voir Hank Scorpio référencé sur son mur. Hank Scorpio qui est le héros d'un des meilleurs épisodes des Simpsons, alias "Un monde trop parfait" en VO : "You can only move twice". Ce fameux épisode où la famille déménage à Cypress Creek qui est en fait la couverture d'une organisation terroriste que James Bond tente d'arrêter. C'était un joli clin d'oeil.
Bon bah au final j'ai vraiment apprécié cet épisode, ça me parait être un bon démarrage pour la saison - bien que la précédente ait eu ses bons moments aussi, ne charrions pas. Ca me donne envie pour la suite.
Note / A
22x01 - Elementary School Musical
Peu de séries peuvent se vanter aujourd'hui d'avoir 22 saisons. Les Simpson introduisent ce millésime (Enfin on avait aussidit cela pour les saisons 20 et 21...) avec un épisode relativement distrayant malgré quelques longueurs.
L'épisode se divise en deux intrigues. La première concerne Krusty et ses démélés judiciaires en Europe. Je dois avouer ne pas avoir compris comment Krusty peut être idiot au point de croire qu'il soit convoqué pour recevoir le prix Nobel de la Paix (Surtout lui), et du coup jusqu'à cette révélation du coup monté, j'ai été plutôt perturbé par cette intrigue qui ensuite a laissé place à quelques gags assez amusants notamment l'étalage des vidéos Youtube ainsi que l'anicroche au sujet des DVD lisibles en Europe ou aux Etats-Unis. Le sommet restant la résolution du cas qui est d'une débilité sans nom mais totalement hilarante, Vuvuzelas à l'appui.
L'autre intrigue était une intrigue Lisa. Comme à chaque épisode Lisa, c'est pile ou face : Soit c'est intéressant, soit ça ne l'est pas. Le premier acte avec le camp s'annonçait intéressante (Même si ça ressemblait infiniment trop à cet épisode où Homer intègre un camp de rock avec les Rolling Stones et Lenny Kravitz) avec ce numéro musical réunissant une part infime du Cast de Glee et pas la moindre : Lea Michele (Et sa voix reconnaissable entre mille), Cory Monteith (Monsieur Finn en personne) et Amber Riley (qui malheureusement n'a pas grande occasion de montrer ce qu'elle sait faire ici). Une autre guest intéressante est celle du duo Flight of the Conchords. Cependant pour ce qui est du cast de Glee, on sent que c'est vraiment faire du Guest pour le Guest. L'épisode mérite à peine son titre (Qu'il a piqué à South Park qui, lui au moins, avait écrit de bons numéros musicaux exprès pour l'épisode) car le peu de numéro musicaux sont assez moyens et pas franchement inoubliables - exception peut-être faite du quatuor Flight/Vache/Stephen Hawking. Stephen Hawking qui m'a tout l'air de faire des guests pour arrondir ses fins de mois, c'est simple je le vois PARTOUT ce mec. Bref on est loin des numéros musicaux pour le Monorail ou même de la superbe chanson pour sauver le club de strip-tease. Pour un épisode "musical", il aurait fallu mettre la gomme. Pour le reste de l'intrigue, ça doit juste faire la millième fois que Lisa se fait des illusions brisées juste ensuite puis qu'elle réalise qu'elle ne peut que se résigner... Bon. En plus faire apparaître Moe sur une scène sans qu'il ne chante, c'est cruel.
J'ai cependant beaucoup apprécié Maggie sur cet épisode, ses quelques scènes étaient excellentes. En plus elle a droit à du Roofi !
Un épisode qui n'est pas mauvais en soi mais qui n'est pas excellent non plus. Un démarrage sympathique, mais on sent trop l'épisode sur lequel tout le budget Guest Stars a été utilisé. Pour au final pas grand chose, en plus.
Note / C+
8x23 - L'ennemi d'Homer
L'épisode dont je vais vous parler aujourd'hui est très particulier. D'habitude dans Les Simpson, vous avez un modèle, une construction en premier tiers, la construction de l'épisode, qui n'a généralement rien à voir avec la suite, le second tiers qui constitue le coeur de l'épisode, le développement si vous préférez, et enfin le dernier tiers, à savoir la résolution. Ce modèle constitue la trame scénaristique de 95% des épisodes des Simpson.
L'ennemi d'Homer ne respecte absolument pas ce processus. Il commence avec l'introduction par l'intermédiaire d'une émission de Kent Brockman d'un "one-shot character" à savoir Frank Grimes. Frank Grimes c'est un peu une pub vivante pour Vie de Merde, le type qui n'a jamais eu de chance dans la vie et qui a toujours dû lutter bec et ongles pour réaliser ses rêves. La description de Kent est juste pathos à mort et donne l'impression que la vie de ce mec est un sacerdoce sans joie la moindre, juste une bataille sans merci pour exister.
Kent Brockman : Abandonné par ses parents à l'âge de quatre ans, Frank n'a jamais pu aller à l'école. Il a passé son enfance à travailler comme livreur. Il livrait des jouets à des enfants plus fortunés que lui. Plus tard, alors qu'il fêtait ses dix-huit ans, il fut déchiqueté dans l'explosion d'un silo à grain. Durant sa longue convalescence, il réapprit à entendre et à sentir la douleur. Au cours des années suivantes, il mit à profit ses rares moments libres pour étudier les sciences par correspondance. Et la semaine dernière, Frank Grimes, l'homme qui a toujours dû lutter pied à pied pour obtenir ce qu'il voulait, a reçu son doctorat de physique nucléaire de l'école par correspondance, avec un acces-it en détermination !
Ok, Pause :
Tout cela, c'est censé représenter quoi ? Si vous dites "Un mec qui n'a pas de pot", vous n'avez pas tort mais vous n'avez pas raison non plus. En fait Frank Grimes est un homme NORMAL. Il s'est cassé le cul pour en arriver là où il est, il a franchi les étapes sans en brûler aucune, personne ne l'a pistonné, il n'a jamais vendu son âme, c'est un esprit frondeur qui a fait de chaque obstacle une guerre ouverte.
Maintenant question, Quid si une personnalité de fourmi travailleuse de ce genre, un pur produit de l'abnégation et du travail à l'américaine, rencontre cette grosse barrique d'Homer Simpson ? Vous savez, ce type qui n'en fiche pas une, qui dort au boulot, qui n'a pas fait d'études faramineuses et qui a pourtant une vie parfaite ?
Bienvenue dans "L'ennemi d'Homer", épisode 23 de l'excellentissime Saison 8 des Simpson (S'il faut acheter un DVD de la série, c'est celui-là, les vingt-cinq épisodes sont juste géants). Cet épisode a une place précise dans la série, il est souvent cité comme le seul exemple de noirceur réelle dans Les Simpson. D'habitude, la série cultive des personnages pathétiques (Sideshow Mel, Moe, Krusty, Kirk Van Houten), insère des détails horribles de quelques secondes (Dans "Le Tube qui tue", la chanson d'Homer à propos de Flanders clame tout de même "Sa femme est morte !" avec un cri de femme qui s'ensuit, ce qui est d'une classe folle) mais jamais tout un épisode n'a été monté dans le seul but d'en arriver à cette horrible scène finale. Qui est vraiment horrible.
Charles Montgomery Burns assiste au reportage. Emu (Si, si c'est possible) le vieux PDG décide d'engager Frank Grimes comme étant son Vice-Président exécutif. Smithers s'exécute à regret, pensant la place pour lui.
Le laquais de service amène le clampin mais Monsieur Burns a déjà une autre vedette en vue...
Burns : Smithers, je viens de voir un chien incroyablement courageux, il a écarté un bambin d'une voiture qui lui fonçait dessus, et il a poussé un criminel devant le bolide ! Trouvez-moi ce chien ! Je veux en faire mon vice-président exécutif !
Ahem, comment dire... Imaginez le pauvre Grimes qui arrive à peine que son poste est déjà donné à un chien. Savoureux. Donc comme Burns est obsédé par son chien et qu'il a déjà oublié le pauvre petit Grimes (Dictature de l'émotion oblige), Grimes est placé à un poste où "il ne dérangera pas".
A savoir le fameux secteur 7G où travaillent Homer, Carl et Lenny. Il est intéressant de discerner les rapports entre Grimes et Carl/Lenny, ainsi que ceux entre Grimes et Homer. Homer est certes un personnage caricatural, poussé dans cet épisode à son maximum, mais Carl et Lenny sont des employés moyens, sans histoire et qui ne sont pas forcément reconnus comme des incompétents notoires. A côté d'Homer, du moins, ils sont très normaux. On apprend à cette occasion de Carl et Lenny ont fait des études et ont un "master" (En Vo ce doit être autre chose) alors qu'Homer s'est juste présenté à l'ouverture de la centrale (Ce qui a dû être montré avant, dans un des épisodes flashbacks, relatant soit la relation Homer/Marge, soit les naissances des enfants et leurs conséquences). Evidemment, Frank Grimes est un peu étonné.
Un subplot montre Bart qui achète aux enchères une usine pour un dollar. C'est du Bart/Milhouse classique. Ce scénario va en fait servir un dessein ultérieur.
La scène suivante se passe à la cantine de la centrale, et là c'est le drame (Enfin c'est la normalité Homerique)
C'est vache quand même. On remarque quand même qu'Homer nous apparaît presque comme un personnage secondaire dans cet épisode : Comme il n'est pas centré autour de lui, et comme toute la dynamique émotionnelle est tirée par Grimes, on voit l'un des pilliers de la série comme une sorte d'animal, de créature qui gesticule devant nos yeux, et qui ducoup apparaît comme un personnage de second plan. Cet effet est très réussi du fait que le personnage de Frank Grimes est déjà bien implanté malgré sa récence - merci le reportage du départ - et que l'épisode est explicitement centré sur lui. Du coup, notre point de vue sur Homer change complètement (D'autant qu'il n'exprime plus ses pensées ou émotions et n'est plus à l'origine des péripéties et rebondissements.)
Grimes : V... euh... Vous... mangez mon sandwich diététique ?!
Homer : Oh... Houhou ! Excuse-moi !
Grimes : C'est clairement indiqué sur le sac ! A l'avenir, faites attention s'il vous plait !
Homer : No problemo ! (Il mache le sandwich et le remet dans le sachet)
Par ailleurs il convient de remarquer que les dialogues de Frank Grimes sont écrits avec un réalisme confondant : C'est clairement la réaction pondérée d'un individu moyen de l'Amérique moyenne : La frustration se forme puis grandit progressivement. Scène suivante, Grimes trouve ses crayons grignotés.
Le Grimes n'est cependant pas chien (Ou alors très con) et se hasarde à demander quand même, sait-on jamais...
Grimes : Simpson, sauriez-vous qui a mâché...
On pourrait se dire qu'Homer pousse le bouchon, qu'il exagère voire qu'il abuse avec son collègue. Mais Homer se comporte toujours comme ça avec des inconnus. Il n'y a rien de nouveau dans son attitude et il n'est absolument pas Out of Character. Il est juste hors du point de vue de l'histoire, il n'est plus le centre de l'attention. . Nuance.
A la frustration silencieuse et dissimulée succède le mépris ostentatoire et le cynisme frontal.
Homer : Alors, hm... Comment ça va, Grimlin ?
Grimes : J'apprécierais que vous ne veniez pas dans mon bureau, Simpson.
Homer : Hihi ! Ouh, si j'avais reçu un dollar à chaque fois que j'ai entendu ça !
S'ensuit une merveilleuse scène où Homer déambule sciemment dans le bureau de Grimes rien que pour le faire chier. C'est potache, c'est violent, c'est pas sympa du tout, c'est Homer, quoi.
Une alarme retentit dans le bureau d'Homer, signalant un 5E13, une procédure d'urgence, que Frank Grimes s'échine à lui signaler (avec la participation de l'alarme et de la lumière rouge avec le gros "DANGER"), mais Homer réagit à la Homer une fois de plus...
(Eh oui, Homer Simpson règle les 5E13 à sa manière...)
(Sous les yeux attendris de son collègue...)
Grimes tente alors de trouver du soutien auprès des collègues, amis et compagnons de beuverie de Homer, Carl et Lenny. Ce qui nous amène à cet échange adorable :
Grimes : Ca alors... Il mange comme un cochon !!
Lenny : Chais pas... Les cochons ont tendance à mâcher. J'dirais plutôt comme un canard !
Si ça c'est pas de la solidarité entre collègues, qu'est-ce que c'est ?
Grimes : Je ne l'ai encore jamais vu travailler ! Qu... que... Quel est son poste ?
Lenny : Inspecteur de la sécurité.
Grimes : Ce balourd irresponsable ?! Un homme qui aurait pu se tuer une douzaine de fois, si c'est pas plus !
Lenny : Euh 316 fois d'après mes calculs...
Grimes : C'est lui qui est responsable de notre sécurité ? C... S... Ca dépasse l'entendement !!
Carl : Il vaut mieux ne pas trop y penser...
Je dois avouer que Carl m'achève sur cette scène. Dans un élan d'inattention, Homer manque d'avaler une fiole d'acide, et Frank Grimes lui sauve la vie en balançant ladite fiole contre un mur. Cet acte altruiste ne peut qu'être salué, même s'il est suivi d'une estocade verbale pas piquée des hannetons...
Grimes : ESPECE D'IDIOT ! Vous alliez avaler un flacon d'acide sulfurique !
Homer : De l'acide, hein ? Ouh pinaise, j'aurais pas eu l'air bête ! Houhouhou ! J'aurais été rouge comme une tomate ! Hohoho !
Grimes : Arrêtez de rire, imbécile !! Ne vous rendez-vous pas compte que vous avez failli vous tuer ?!
Cause toujours, blaireau, tu m'intéresses ! ^^
Ah, l'insouciance ! Le pire ennemi des gens conformistes et droits. Non, Homer ne se rendait pas compte. Et comme il ne se rend jamais compte, cela donne lieu à des situations amusantes qui ponctuent les épisodes des Simpson qui nous amusent tant. Sauf que ça n'amuse pas DU TOUT monsieur Frank Grimes. Et comme Monsieur Frank Grimes est un bosseur, ça interpelle son vécu, il ne peut pas rester sans réagir.
Pas de bol pour le stakhanoviste, Burns passe (avec son chien vice-président), constate qu'il a une nouvelle fenêtre et prend Grimes dans son bureau avec son air menaçant des grands jours...
Burns : Comment osez-vous détruire mes superbes murs, et renverser mon précieux acide ? Vous pensiez vous en sortir comme ça ?!
Ah, Burns et sa faculté à transformer la trivialité en ignominie ! Bref le petit soldat Droit-dans-ses-bottes voit son salaire diminué et n'a plus le droit à l'erreur. Alors même qu'il a sauvé la vie d'un de ses collègues, collègue qu'il déteste par ailleurs. Ce qui va d'ailleurs être dit plus que clairement...
Grimes : A partir de MAINTENANT, nous sommes ENNEMIS !
Homer : Dac-o-dac... J'ai quelque chose à faire ?!
Cette réaction, si elle peut paraître idiote, témoigne en fait de la naïveté chronique d'Homer mais surtout de son inquiétude face aux changements relationnels. Il considérait Grimes comme un camarade et celui-ci vient lui annoncer qu'ils sont à présent ennemis. Cela perturbe le petit Homer, 4 ans 1/2 qui ne sait pas réagir face à ce genre de retournements de situation.
Homer va trouver refuge chez Moe qui lui apprend que lui-même a des ennemis.
Homer : Nan, ça c'est pas possible !
Moe conseille à Homer d'inviter Grimes à dîner chez lui. Une initiative somme toute convenable, on peut accuser Moe d'être glauque mais...
Moe : Tu l'invites à diner chez toi et ensuite tu lui plantes une fourchette dans l'oeil !
J'ai rien dit.
La meilleure scène de l'épisode avant la fin arrive alors : La famille a mis ses habits du dimanche, Marge...
Marge : J'ai seulement cinq homards ! Tu es sûr qu'il ne sera pas accompagné ?
... reste Marge, rappelons que Bart est propriétaire d'une usine dans cet épisode, que Lisa est une jeune fille très intelligente et que la maison Simpson a quatre murs. Prêts ?!
Grimes : B... Bonté Divine !! C... Ce... C'est un PALACE ! Mais... Co... Comment pouvez-vous vous payer un endroit comme ça, Simpson ?!
Homer : Chais pas, me demande pas comment marche l'économie !
Grimes : Oui mais regardez-moi la taille de cette maison ! J-j-je vis dans une chambre au dessus d'une salle de bowling, et en dessous d'une autre salle de bowling !
Homer : Waouh !
Là je crois qu'il est inutile que je cite ce qui se dit, hein...
Grimes : Vous ? Vous êtes allé dans l'espace, VOUS ?
Homer : Bien sûr ! T'y es jamais allé, toi ? Tu veux voir mon Grammy Award ?
Oh, Homer...
Et là Grimes pète un câble (Le premier), il peste, répétant que lui a dû travailler d'arrache-pied, et voit qu'après une "vie de paresse et d'ignorance", Homer a tout. Homer "incarne ce qui ne va pas en Amérique".
Grimes : Ce que je raconte, c'est que vous incarnez ce qui ne va pas en Amérique, Simpson ! Vous vivez votre vie en roue libre, en en faisant le moins possible, vous ne faites que vampiriser les gens honnêtes qui travaillent dur comme moi ! Han... Si vous viviez dans n'importe quel autre pays, vous seriez mort depuis longtemps !
Bart : Il t'a pas raté, P'pa !
Grimes : Vous êtes un fumiste ! Un fumiste intégral !... J'étais ravi, madame !
Face à une telle débauche de vérités balancées en pleine poire et ce même après qu'il ait fait des efforts, Homer a forcément le moral dans les talons.
C'est ce moment que choisit Marge pour professer de bons conseils : Homer n'a qu'à affronter son ennemi pour faire la paix. Et que si Homer veut que Grimes soit moins "Cinglé", Homer n'a qu'à être plus professionnel.
Grimes tente une troisième et ultime approche avec Carl et Lenny pour se les mettre dans la poche, mais cela échoue.
Carl : Mais qu'est-ce que tu as contre Homer ?
Grimes : Est-ce que vous êtes sérieux ? Est-ce que toute la centrale souffre d'une maladie qui l'empêche de voir que c'est un idiot ?!
Au terme de cette conversation, Lenny et Carl cessent tout contact avec Grimes qu'ils voient comme un élément négatif. En fait là on entre un peu dans la troisième dimension : Homer est profondément incompétent et idiot, certes, mais tout l'environnement autour semble réagir de sorte à le protéger. Grimes est une sorte d'intrus, qui constate parfaitement l'anomalie d'Homer : Il est le personnage central et donc tout lui est acquis, tout lui est consacré, rien ne va venir l'embarrasser dans "son"monde. La série s'appelle "Les Simpson", pas "Les Grimes". Et c'est là tout le problème de Frank Grimes. En fait le sujet de cet épisode c'est : Un quidam, un figurant de la série se rebelle contre l'ordre établi et pointe les incohérences de ce monde. Le scénario de Science-fiction parfait, sauf qu'en fait Frank Grimes est juste un employé X qui arrive dans une société et constate que c'est n'importe quoi. Sauf qu'au lieu de la fermer et de rentrer dans le rang, il ouvre sa gueule.
Grimes : Je mourrais tranquille si j'arrive à vous prouver qu'Homer Simpson a l'âge mental d'un enfant de six ans !
Tu crois pas si bien dire, mon coco. S'ensuit une idée machiavélique qui traverse l'esprit de notre Gremlin...
Inscrire Bébé Homer à un concours de maquette de centrale nucléaire réservé aux enfants afin de le ridiculiser. Hahaha, le vicieux, le fourbe, le malhonnête, l'antipathique !! Mais quel génie du mal serait assez fou pour...
Homer part donc à l'aventure...
Homer se met donc au travail, un travail long et difficile, un "Projet" même ! C'est la folie et notre jeune héros est tout investi dans son travail de haute technologie.
Homer : Marge, on a des coquillettes et des confettis ?
Entretemps l'usine de Bart s'effondre sans que personne ne soit blessé (Les rats qui y vivaient trouvent même refuge chez Moe) et vient alors l'heure de vérité pour Homer.
On a d'abord droit à la prestation de Ralph...
Ralph qui donne dans le confort, qui proclame l'obsolescence des murs et la dominante du rose à paillettes. Par ailleurs la centrale du futur bannira le règne des énormes cheminées fumantes et instaurera la terrasse avec parasol. Evidemment Burns est émerveillé...
Burns : Un bain à remous ? Une salle de vidéo ? C'est censé être une centrale nucléaire, pas la maison de Madame Claude ! Merci, allez, va-t-en ! Suivant !
Ralph : ......
Chef Wiggum : Ralph, descend de la scène, mon chéri !
La minute Wikipédia :
Madame Claude, de son vrai nom Fernande Grudet (née le 6 juillet 1923), était dans les années 1960-1970 à la tête d'un réseau de call girls qui exerçaient leurs talents pour des dignitaires de gouvernement, des diplomates et de hauts fonctionnaires.
Merci, Wikipédia !
Ensuite la prestation de Martin Prince, toute en sobriété...
Martin : Vous avez devant vous la centrale nucléaire du futur !
Burns : Hm... Trop froid et aseptisé ! Où est l'émotion, là-dedans ?
Martin : Mais... elle produit vraiment de l'énergie ! Elle fournit en ce moment l'éclairage de cette salle !
Burns : Tu as perdu ! Sors de ma propriété !!
Vous ne remarquez rien ? Pas même un petit parallèle ? Martin l'intellectuel dont les idées novatrices sont réduites à l'état de blague par un vieux vautour conformiste ? Ca ne vous rappelle pas un sage employé incompris face à un gros débile à qui tout réussit ?
Justement quand on parle du loup...
Grimes, dans l'assistance, jubile. C'est son jour de gloire, Homer se ridiculise en participant à un concours pour enfants. Monsieur Burns, pas taquin pour deux sous quant au respect du règlement, joue le jeu...
Burns : Peux-tu nous expliquer ta maquette, jeune homme ?
Grimes exulte, forcément :
Grimes : Vous expliquer QUOI ? C'est un IDIOT !
Réactions mitigées : Lenny demande à Frank de se taire, Homer et Burns sont légèrement apitoyés par le pauvre garçon (La troisième dimension vous dis-je ! Le parallèle Alpha a été dézingué, c'est le monde X !) - Homer explique en gros que c'est la même, mais il a ajouter des ailerons et des bandes pour que ça soit plus cool. Homer évidemment remporte le concours.
Grimes évidemment pète un câble, un gros câble.
Un homme droit, raisonnable, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession...
Grimes se lance donc dans une imitation d'Homer Simpson. En fait il abuse (un peu) mais il est réellement fêlé, ça y est, le peu de bon sens qui l'habitait est mort. Il a pété un fusible.
Grimes : JE PISSE SUR LE SIEGE ! DONNEZ-MOI UNE AUGMENTATION !!!
Grimes : Et maintenant je retourne travailler SANS ME LAVER LES MAINS ! Mais qu'est-ce que ça peut faire ? Puisque je suis Homer Simpson !
Grimes : Oh, bonjour, monsieur Burns ! Je suis le pire employé qu'on n'ait jamais vu ! Il est temps que j'aille dans ma propriété déguster quelques HOMARDS !
Ce que Grimes ignore c'est qu'il va péter un câble au sens propre...
Grimes : Qu'est-ce que c'est que ça ? Câbles à haute tension ? Ma foi, je n'ai pas besoin de gants de sécurité, puisque je suis Homer Simp...
Oui c'est plutôt surprenant de voir ça dans les Simpson. Quelqu'un qui meurt comme ça, alors qu'on l'a vu pendant tout un épisode.
Lovejoy : Frank Grimes. Ou Grimlin comme il aimait qu'on l'appelle...
Pauvre vieux, même son office funèbre est en carton...
Et là c'est le moment le plus WTF de toute la série, mais alors on hésite entre rire ou rester ébahi face à tant de... d'horreur ? De mépris ? Encore le fait qu'Homer dorme et bave, ça peut passer à la rigueur, mais alors les répliques finales et ce qui s'ensuit... Le révérand continue son petit office et là vous avez Homer qui balance dans son sommeil :
Homer : Change de chaîne, Marge !
Marge pourrait s'offusquer, dire un truc genre "Homer, voyons !" Eh bah...
Lenny : Ca, c'est notre Homer ! Haha !
J'imagine volontiers la prochaine brochure touristique de Springfield : "Springfield, la ville où tout le monde se marre à vos funérailles !"
Voilà, Frank Grimes, VDM, je valide !
J'avoue que même si c'est abominable, cet épisode m'a bien fait rire la première fois que je l'ai vu et que cela reste à mes yeux un excellent épisode, carrément noir de café mais avec une originalité, une ambiance qui le rendent unique en son genre dans la série. D'ailleurs il est pèle-mêle considéré comme excellent ou très mauvais par les fans ou la critique. Personnellement, j'y vois un scénario simple mais ingénieux (Confrontation Homer - Monde réel), une autre façon de voir des personnages communs, un humour noir mais un excellent chambardement des codes. Au bout de huit saisons, les scénaristes pouvaient volontiers se permettre ça.
Mine de rien Homer sera confronté au fils de Frank Grimes dans un épisode ultérieur, et la tombe de ce pauvre Grimlin sera montrée dans quasiment tous les plans de cimetière dans le reste de la série. Preuve s'il en fallait une que cet épisode est et restera dans la légende de la série comme étant une perle. Noire, mais une perle.
Note / A+
Post Scriptum : Glossaire des termes "techniques" utilisés dans cet article :
One-Shot Character : Personnage qui n'apparaît que dans un épisode. Pour certaines séries c'est la victime, le criminel, le patient du jour (House, Scrubs, Urgences) c'est un personnage à usage unique, généralement qu'on ne revoit plus sauf circonstances particulières. Souvent une guest-star.
Out of Character : Litt. Hors du Personnage. Se dit d'un personnage qui agit d'une façon qui sort complètement de ce qu'on attend de lui. Par exemple à la fin de cet épisode des Simpson, Marge est clairement Out of Character (Pour les besoins d'un effet humoristique). Le terme OOC s'utilise surtout dans le cadre de la FanFiction pour désigner le fait qu'un personnage ne se comportera pas comme dans le Canon de l'histoire originelle.
Subplot : "Sous scénario", c'est l'intrigue alternative proposée par un épisode. Elle se mêle parfois à l'intrigue principale et lui apporte un complément. Il est rare de voir un épisode de série sans Subplot.





































