14x14 - Crème Fraîche
Je crois que le vrai problème de cette moitié de saison c'est qu'hormis la "trilogie", les autres épisodes ont été en relation avec la télévision ou le cinéma. Celui-ci ne fait pas exception mais il ne vole pas très haut au dessus de la ceinture. Cet épisode n'a absolument aucune prétention autre que celle d'être d'une immense bêtise. Néanmoins il est bon, vraiment bon, et mérite qu'on se penche dessus parce qu'il a certaines qualités.
On a d'abord une assimilation très étrange et légèrement embarrassante entre les émissions de cuisine et le porno. Voir Randy se masturber devant une émission de cuisine, c'est glauque, vraiment. Je me demande ce que Trey et Matt se roulent pendant les brainstorming, ça doit être puissant. L'apparition de la grosse n'y fait rien et c'est vraiment un moment amusant de l'épisode. Randy manque même de se masturber à nouveau DEVANT les enfants, ce qui est encore plus malsain. Et que dire de ce moment cradingue où il sert de la "Crème Fraiche" à Stan. Son regard, sa voix... Uuuuuuh ! Répugnant !!
Sharon évidemment ne supporte pas d'être délaissée et décide de s'adonner aux joies du Shake Weight. Le Shake Weight c'est... comment dire... Un article de sport porno. Les meufs prenennt ça dans une main, l'agitent comme si elles... agitaient un gros truc dans leur main et... Au bout d'un moment le gros truc leur jette du liquide blanc à la figure (???) et leur donne de l'argent. J'veux dire... Mais... M...
(Vous remarquerez une fois de plus mon bon goût pour les captures d'écran)
Tout cela sonne furieusement métaphorique (Avec la subtilité d'un dirigeable cherchant à éviter des boulets de canon) mais c'est furieusement fun. Randy devient le chef de la cantine - et on a droit à notre première scène de self à la cantine depuis Le Retour de Chef, ce qui n'est pas négligeable. Randy nous fait même un numéro musical ri-di-cule. Et ce "Crème Fraiche" avec ce vieil accent américain, c'est juste tellement naze... que ça ne peut qu'être drôle.
De même voir Sharon passer des vacances torrides avec son Shake Weight (Qui devient de plus en plus envahissant, lui demandant même - modèle vocal oblige - de "le travailler" en public) c'était franchement bon. Même si c'était un peu répétitif et pas très varié (Marrant quand même la scène de la femme de chambre. C'était tellement idiot !) on y voyait quand même des sous-entendus assez scabreux pour faire leur effet.
Stan en a ras le cul et cherche à arrêter son père. Pour cela, il fait appel à Gordon Ramsey très connu pour animer "Cauchemar en cuisine" (Ca passe le dimanche ou le samedi je crois sur W9) et l'imitation est assez bonne - même si la voix de Cartman est trop méconnaissable, dommage - et cette scène réussit assez bien son coup avec un Cartman plus bitchy que jamais.
La suite prend forme vers une conclusion des plus grand-guignolesque : Un concours de cuisine se met en place et Randy est stressé : Il n'a pas sa Crème Fraiche. (Ou sa Cwime Fwiche, comme on veut) et rentre à la maison. Randy trouve alors Sharon dans la chambre. Et celle-ci, pour sauver leur mariage, décide de mettre en pratique ce qu'elle a appris avec Shake Weight. A savoir un truc qu'on fait en agitant la main... sur un truc long et dur... qui crachote... Oui, voilà.
Du coup... Randy a apparemment eu sa "Crème Fraiche". L'épisode prend soudain un tournant bizarre, on se demande exactement ce que représentait la cuisine, le Shake Weight, le mariage de Sharon et Randy... C'était vraiment inspiré, plein de sang neuf, avec de bonnes idées, quelques répétitions qui l'empêchent d'atteindre l'excellence mais au fond une bonne manière de finir cette saison, globalement d'assez bonne qualité.
Quoi qu'il en soit, cet épisode était bien meilleur que les trois précédents. Au moins là dessus je suis clair. J'ai passé un très bon moment. Merci South Park, à l'année prochaine !
Note VF / A
Note VO / B+
14x13 - Le Coon contre le Coon et sa bande
"Enfin". C'est ce que je me suis dit à la fin de cet épisode. Enfin c'en est fini de cette trilogie ratée en tous points. Et cet épisode, s'il est à peine meilleur que le précédent sur le plan de sa qualité intrinsèque, a surtout été la preuve ultime que sur cette seconde partie de saison, les auteurs ont vraiment manqué d'idée mais quelque chose de mignon. La note ne sera pas sympathique parce qu'il y a eu un peu trop de foutage de gueule avec ce "trois-parties" qui n'était qu'un incroyable élan de fainéantise impardonnable de la part des auteurs qu'on a connu plus inspirés et plus inventifs.
Grossièrement et sans exagérer, cet épisode est le même que le précédent. Cartman manipule Cthulhu avec des câlins (Mieux mis en scène cette semaine), Mysterion tente de l'arrêter, il va voir les gothiques pour ce faire alors que les enfants sont envoyés dans une autre dimension où ils ne seront jamais vraiment en danger et d'où ils seront sortis assez facilement au final sans qu'on en ait vu grand chose. L'épisode se permet même le luxe péteux de ne RIEN résoudre des intrigues précédemment lancées. On reparle à peine de BP, Capitaine Konstadt est absent, on nous ressort James Lebron et son "What should I do". C'est pathétique. Travail d'invention entre les deux épisodes : Zéro pointé.
Oh et puis merde je comptais être un peu sympa, tant pis : Cet épisode était une infâme resucée des précédents. Ca ne valait rien. On a passé les deux épisodes précédents à nous faire croire qu'il y avait un scénario mais rien. Kenny ne découvre rien sur sa malédiction, rien n'est résolu à son sujet, les auteurs ne se sont pas foulés mais du tout et il finit l'épisode, résigné sur son sort. Certes. Merci pour les trois épisodes inutiles au passage. On a même droit à Justin Bieber dans l'épisode (Ce qui AURAIT PU être intéressant mais qui s'est avéré gratuit) ce qui n'est qu'une preuve de plus que les auteurs ont vraiment sorti l'aquarium à lamantins et ont balancé les boules à idée.
Franchement, après des multi-parties comme Vas-y Dieu, Vas-y, Cartoon Wars, Imaginationland ou même Pandémie (Qui à côté de ce triple épisode est presque excellent, en tout cas il est bien meilleur niveau scénar), nous sortir une trilogie à la fin aussi ratée, c'est un scandale. Franchement moi qui ai pour habitude de défendre la série bec et ongles là je suis mais déçu, mais terriblement ! Je m'étais résolu à ce qu'il y ait trois parties, en cela je pensais qu'on aurait de grandes choses mais c'est quand même hallucinant que ce qui m'ait le plus plu dans l'épisode se résume à voir Cthulhu en T-shirt la première fois et apprendre que Bradley est le petit frère d'Henrietta, la gothique ! L'autre scène amusante réside dans la révélation que Mintberry Crunch a des pouvoirs par le biais d'un hippie dans un halo de lumière à la Superman (C'était inattendu, vraiment) mais le reste est affreusement speedé. Oui parce que toute cette histoire est résolue en... deux coups de cuiller à pot. Mintberry Crunch nous abat Cthulu en quinze secondes ! C'est même pas comme si ils avaient à peu près essayé de nous faire une fin correcte, c'est bouclé en deux pages de comics ! Quand j'ai vu ça je me suis dit "C'est une blague, on va voir que c'est un rêve, un truc dans le genre". EH BAH NON, MÊME PAS !
J'exagère, il y avait quelques bons moments. Les pages de comics font toujours leur effet, avec ces moments où les choses sont abusées, trop rares. La réponse de Kyle au "What should I do ?" "Well, you should fuck off, that's what you should do". Le Burning Man c'était un peu trop facile (J'avais l'impression d'être devant une scène coupée de "It's a Jersey Thing") mais ressortir Bruce Vilanch était une idée presque sympathique. Le reste était à la fois drôle si cela avait été pour un épisode indépendant mais en l'occurrence il y avait bien peu de résolution pour l'intrigue de la trilogie qui aurait pu - je le répète - clairement pu faire l'objet d'UN SEUL (De deux, à la rigueur) épisode. S'ils sortent ça en DVD pour en faire un film, je me fais terroriste.
L'autre bon point (J'essaie d'être gentil c'est SUPER DUR) c'est qu'il y a moins de scènes inutiles. Si dans la première partie, les enfants avaient été plutôt plats, et la critique BP plutôt relevée, en partie 2 on avait beaucoup de longueurs, un léger mieux mais encore quelques trucs en trop, ici au moins les choses sont claires. J'avais néanmoins été gentil puisque l'épisode était plus drôle. Ici franchement à part le t-shirt de Cthulhu, le père de Bradley, et quelques petits trucs, ça n'était pas beaucoup plus drôle. Pire, les morts de Kenny étant la seule chose servant un tant soit peu le scénario, elles étaient prévisibles et n'étaient pas drôles mais faisaient avancer les choses.
Parce que clairement le point faible absolu de cette trilogie c'est un manque flagrant d'ambition et surtout l'incapacité manifeste à raconter une vraie histoire. J'ai vraiment senti une histoire tirée en longueur sans raison apparente autre que celle de faire trois épisodes de remplissage pour la saison. Là où Imaginationland était ambitieux et où les trois épisodes participaient à raconter une bonne histoire bien construite, là on sent le truc fait uniquement pour achever la saison sur le compte juste de 14 épisodes. C'est frustrant et pitoyable. Franchement je suis halluciné par l'incapacité des auteurs à faire quelque chose de bon avec autant d'éléments. Si Mystérion avait dès le premier épisode révélé comme étant Kenny, si Hindsight était apparu plus tard, si... Oh et puis crotte c'était bâclé, mal foutu, mal scénarisé, tant pis, c'est de la merde quoi. Ca ne donne même pas envie d'être regardé une deuxième fois.
Et surtout depuis le retour de la série en octobre... enfin merde quoi aucun épisode sur l'actualité immédiate, tout date d'au moins deux mois avant la reprise ! C'est 201 qui les a refroidi ? C'est vraiment ce qui transparaît. J'ai l'impression de voir une série de flipettes, là. Sérieusement le truc le plus offensant et le plus percutant qu'on a vu jusqu'à maintenant depuis le retour de hiatus, c'est... Justin Bieber compressé entre les doigts d'un démon, un gamin de huit ans qui bouffe de la pommade à vagin, une parodie d'Inception et des participants à une télé réalité bombés par Al Qaeda. Bon. Mais on n'a rien eu de bien percutant sur l'actualité à part peut-être la critique de BP. C'est décevant. Et surtout que ça advienne après 200 et 201... n'arrange rien et mène aux interprétations les plus critiques. J'aime toujours South Park mais je veux un South Park dur, offensif, ambitieux, corsé. Là cette trilogie c'était aussi corsé qu'un Yop ! Un Yop vanille de surcroît.
La fin speedée me reste en travers de la gorge. Ca aurait pu être résolu en deux épisodes facile, ce truc. Il aurait fallu savoir dès le départ où cette trilogie allait aller puisque visiblement la fin n'avait pas été prévue dès le premier épisode. Tout à été escamoté et scénarisé au fur et à mesure (Inutile de nier ça se voit comme l'anus entre les fesses) et ça ne fait pas du tout bien construit. Certaines scènes paraissent bien inutiles, épisode 2 et épisode 3 quasiment identiques avec des gags quasiment repris de l'un à l'autre (Et la même fin à peu de choses près, soyons fous - encore que c'est une référence manifeste à "Cartman s'inscrit à la NAMBLA"), cet épisode restera comme étant la plus grande foutaise pondue par South Park tant les gags sont peu recherchés. Ca sent le manque d'inspiration, ça sent la fainéantise, ça sent le manque total d'ambition. MintBerry Crunch est bien marrant cinq minutes mais quand on s'aperçoit que tout est résolu en trois cases de BD, on se sent juste un peu con, et on a ce sentiment glacial qu'on s'est bien foutu de notre gueule.
Dont acte. Pas de pitié.
Note épisode / E
Note trilogie / C-
Note Trilogie en VF / C
14x12 - L'éveil de Mystérion
Après l'épisode précédent, "Captain Konstadt", je n'avais pas d'attentes particulières. Pire, je me disais avant d'avoir l'épisode que si les auteurs nous faisaient un beau "coup de pute" en révélant l'identité de Mystérion à la manière de l'épisode de la saison 13, "Le Coon", je trouverais ça excellent. Cet épisode n'est pas excellent mais il a le mérite d'être bien meilleur que l'épisode précédent ne serait-ce que dans le storytelling. Ce qui était raconté m'a vraiment intéressé pour le coup. J'ai aussi beaucoup aimé la façon dont certains points étaient abordés et certaines scènes étaient drôles. Néanmoins l'épisode comporte d'insupportables longueurs notamment deux passages éminemment chiants et inutiles. Et la fin ne résout pas grand chose au bout du compte, du coup on peut encore se demander s'il y aura une troisième partie (Pitié non, pour le bien de tous, pensez aux enfants etc - non franchement quoi...).
Donc Coon & Friends (Sans le Coon parce que comme ça, ça le fait chier) appliquent le plan de Mosquito (Qui s'avère être Clyde, c'est donc Clyde qui s'est fait tabasser dans l'épisode précédent) qui consiste à vendre des gâteaux pour aider le golfe du Mexique. Un acte apprécié par la population et qui contribue à la popularité du petit groupe. Ce qui mènera à une baston entre Cartman et une petite fille - un moment assez drôle.
L'identité de Mysterion est enfin révélée et il s'avère que c'est un des moments les mieux tournés de l'épisode - voire de la moitié de saison - puisqu'il s'avère que le pouvoir de Mysterion est qu'il ne peut pas mourir. Mysterion est donc Kenny McCormick, le seul et l'unique. Il parle lui-même de ses morts ce qui constitue un moment juste trop bon. Les dialogues, il faut l'admettre, sont bien écrits sur cet épisode.
Là où c'est marrant c'est que cela laisse donc les autres rôles des enfants à définir pour l'épisode. La scène chez Clyde est à ce titre excellente puisque Human Kite, Mosquito et MintBerry Crunch se regardent l'air de dire "Qui est qui" genre le suspense pour le spectateur. C'était très sympa de jouer comme ça avec les émotions des fans les plus enragés qui ont passé la semaine à se poser des questions. Kyle est même obligé de confirmer qu'il est le cerf-volant en nous lâchant un "Espèce d'enfoirés" bien senti.
Cartman et Cthulhu... Bon la chanson vers la fin était sympa, très sympa, surtout en VF. La conférence de presse aussi. Mais c'était quoi cette scène super tirée en longueur du grattage de ventre, là ? On s'en foutait mais d'une force ! Tout comme ce passage de merde "Qu'est-ce que je dois faire ?" mais... Sérieux, si vous avez à ce point du temps à combler sur un épisode... Ca m'a gavé ces longueurs. En plus ça cassait bien l'épisode.
Après j'ai aimé comme l'épisode intégrait de façon très ostentatoire des personnages "récurrents" dans certaines scènes. Par exemple la scène avec les parents de Kenny était sympa. Ca participait au bon Storytelling de l'épisode. Les images "comics", qui marchaient à chaque fois et participaient à l'ambiance de l'épisode, tournaient au fan-service évident quand on montre Cartman et Cthulhu (Il est dur à écrire le nom de ce truc !) détruisant San Francisco, les Hippies (Plus fan-service que ça tu crèves) et une synagogue. Et chez les membres du culte du Necronomicon, on a droit aux Gothiques mais aussi au collègue/patron/pote de Randy, à M. Adler (Qui existe donc encore) et aux geeks de la saison 4 (Fan-service ! Je dénonce !). Le tout bien signalé à l'avance genre "Vous avez vu ? Vous avez vu ?) - ça, ça s'appelle faire du fanservice. FAN-SERVIIIICE !!! Bon, c'était pas désagréable non plus, on va pas charrier. Et le petit gothique ça m'a fait marrer avec son canif.
Maintenant on est face à un problème. Cet épisode était correct, on est d'accord. Quelque peu meilleur que le précédent, on est d'accord. Mais si la fin mène bien à ce qu'elle insinue - une troisième partie - alors là... je serais infiniment moins clément qu'avec cet épisode et surtout je sens que cette saison - qui était pourtant très bien partie - va se finir mais en eau de boudin totale. Et puis trois épisodes sur un sujet inintéressant - on a à peine parlé de BP dans cet épisode, Konstadt est plus insignifiant que jamais, les créatures de l'autre dimension... elles sont où ? - c'est gavant quoi. De même il n'y a plus rien à savoir sur les petits super héros, le seul pouvoir de Kenny c'est de ne pas mourir, même s'ils vont au Golfe... ça va servir à quoi ? Une confrontation avec Cartman ? Mouarf. A la limite il y a ce truc de "tuer la mort elle-même" qui peut mener à quelque chose mais... Re-Mouarf quoi.
Donc je note indépendamment l'épisode, qui était plutôt correct mais si cela devient une trilogie... C'est tirer en longueur une histoire qui aurait très bien pu se résoudre en un épisode. Ca y est :"Imaginationland" a son "Pandémie"...
Note VF (grâce à la chanson de Cthulhu notamment) / B+
Note / B-
14x11 - Captain Konstadt
Une part de moi voudrait vous dire "C'était un super épisode avec de grands moments" - ce qui est vrai. Une autre part de moi est plus dubitative et cette part de moi est malheureusement assez puissante, genre avec une armada à son service. Alors je vais grandement laisser mon Dubitatisme parler. Même si le mot Dubitatisme n'existe pas, pas plus que la Dubitativité, science dont je suis l'unique dépositaire au CNRS.
Blague à part (Après une nuit blanche généralement j'ai un humour dé-plo-rable)
J'avais à moitié aimé Le Coon et donc j'appréhendais énormément cette deuxième Coon-erie tout en me disant que ce pouvait être excellent de même. En voyant qu'au bout de huit minutes j'avais à peine souri, je me suis dit "Ca, c'est un épisode qui démarre lentement". Et donc c'est ça, c'est un épisode qui démarre lentement. On a des scènes qui, Fan-parlant sont très sympa comme les parents de Kenny au lit, les Marsh qui remarquent l'alarme du Coon, Madame Cartman qui engueule son fils (Mais bien en plus et devant ses potes), bref ma soif de scènes familiales est assouvie.
Je vais résumer l'épisode : Donc en gros le Coon a formé une assemblée de super-héros qui cherchent à sauver des gens. Bon c'est pas encore ça, d'autant qu'ils se font doubler par le capitaine Konstadt qui en gros dit aux gens ce qu'il aurait mieux valu faire puis se barre. C'est un peu l'inspecteur des travaux finis, le péquin moyen qui constate mais n'en fiche pas une. Ou je sais pas trop. Enfin il était pas super marrant mais ses constats flagrants étaient sympa. Mais en faire plus sur le personnage dans l'épisode... c'était superflu.
Le reste... Bon, j'arrête de faire mon lassé de service : Il y avait du bon sur cet épisode ! Butters tout d'abord qui COMME toujours est excellent dans son rôle de pauvre petite chose subissant les pires traitements. Ici, il est emprisonné six jours durant dans la cave de Cartman, fait caca dans un seau (Quand il demande à manger, Cartman lui répond : "Bah... tu as du caca !") puis il doit jouer les Courtney Love avec un clochard nu (On voit les photos c'est... super mignon). Butters, je veux que tu prennes cette série d'assaut. Tu m'entends ?
L'autre partie excellente de l'épisode, c'est toute la satire de BP. BP pour rappel (Pas pour signal car il est Trrrrrès improbable que vous en ayez entendu parler à la télévision étant donné les efforts faits par l'entreprise pour étouffer l'affaire) c'est les gars qui ont causé une marée noire hallucinante dans le Golfe du Mexique le 20 avril 2010 (Tiens le 20 avril c'est la naissance d'Hitl... pardon !), catastrophe écologique énorme, sauf que ça fait un peu genre trois fois qu'ils déconnent avec leur pétrole, ces zozos. Alors l'épisode en rajoute, et donc ici BP change de nom (Ce qu'ils ont aussi fait trois fois dans la réalité) pour "DP". Et donc leur nouveau slogan c'est :
“We no longer fuck the earth, we DP it."
DP, mais que peut vouloir dire DP dans cette phrase ? Double péné... Noooooon ? Eh bah si. Le logo lui-même en dit long...
Voilà. Tout est dans l'allégorie. Ma foi. Oh, et plus tard il faut forer la Lune ! Devinez dans quel orifice ? Bon j'arrête ça devient très graveleux. Mais pas plus graveleux que l'autre gag majeur de l'épisode à savoir les excuses du PDG qui sont de plus en plus gnangnans, guimauve, voire légèrement lubriques sur la fin (Encore que je doute que le vrai PDG aie d'aussi belles fesses) (*vérifie sur Google*) (Il est marié...) (Quel est le rapport ?) Mais c'est amusant aussi ces excuses sur des fonds de plus en plus américano-commerciaux. Et on sent l'investissement dans la communication plutôt que dans le sauvetage. Ce qui est plutôt flagrant. De même la foreuse aurait ouvert le passage vers une autre dimension, ce qui fait que des monstres horribles passent le portail et tuent tout le monde sur leur passage. Je dois avouer que l'incongruité totale de la situation m'a fait rire. Hop on fore pour du pétrole et on ouvre une porte dimensionnelle. C'est South Park, pourquoi pas.
Par contre j'ai adoré revoir Willzyx et Tom Cruise sur la lune. Merci pour ça (Même s'il faut avoir vu Sauvez Willzyx et 201 pour comprendre. Et vu le peu de personnes qui ont vu 201...)
En fait j'étais enthousiaste sur tout sauf sur la partie gamins, à l'exception de Butters et de la parodie d'Orange Mécanique qui est bien sympa (Et même plutôt dérangeante, preuve que c'est réussi). J'aime surtout la scène où Cartman fait genre rien ne s'est passé, on rigole c'est cool. C'est tellement "Alex DeLarge" tout ça ! Néanmoins ça ne décolle pas vraiment. On se demande où ils voulaient en venir avec les gamins. En plus personnellement j'ignore exactement quels gamins jouaient quels rôles (Je suis sûr qu'en m'y penchant je le saurais) d'autant que leurs identités sont secrètes mais leurs personnalités ne ressortent pas forcément. J'ai reconnu Stan mais Kyle... est probablement le Moustique.
Autre chose, l'épisode semble s'achever sur l'éventualité d'une seconde partie. Clairement : NON. Ca n'était pas du tout une éventuelle première partie ambitieuse, encore moins que Pandémie qui avait au moins le mérite d'avoir une fin qui donnait envie de voir la suite. Là franchement... une première partie avec si peu de construction de scénario... Ca me parle pas. S'il y a une deuxième partie, je sens qu'elle va beaucoup me décevoir.
Quant à Mystérion, il semble que ce soit Clyde, si Kenny est bien l'homme cerf-volant, si Kyle est bien le Moustique. Clyde apparaissant à la fin parmi les gamins, et ne sachant pas où le caser exactement, je le vois en Mystérion. Mais l'ambiguïté subsiste.
Ça mérite des excuses.
Note VF / D
Note VO / C
14x10 - Inseption, m'voyez
Quand j'ai vu cet épisode, je me suis tout de suite dit "Les gens vont détester". Ca m'a suffi à me le faire aimer (Oui je suis un gars très, très bizarre). Mais surtout j'ai trouvé que c'était plutôt fin de la part des auteurs pour une parodie d'Inception. D'autant qu'eux et moi avons grosso modo la même opinion du film, résumée dans une réplique de Sharon : "Just because an idea is overly convoluted and complex doesn't make it cool !"
L'épisode est un de ceux qui part totalement en vrille au bout de dix minutes. Stan a un problème de rangement, Mr Mackey aussi, et afin de trouver le traumatisme qui les y a amenés, le thérapeute les envoie dans leurs rêves les plus profonds. Mr Mackey retourne donc dans son enfance tourmentée. D'aucun diront que l'épisode était ennuyeux, personnellement ça m'a fait plaisir qu'on explore un peu le personnage de Mackey et qu'on parodie un film sans reprendre à la lettre son scénario mais plutôt en incorporant les éléments du film dans le scénario d'un épisode. Le clou du spectacle étant le moment où ils font appel à Freddy Kruger dans une scène absolument clichée mais plutôt raccord avec le thème. Ca, c'était un film où les rêves étaient bien exploités. Inutile de dire que la barbe est un plus non négligeable.
Je n'ai absolument pas trouvé que c'était un mauvais épisode. Randy m'a fait rire. Le mec derrière qui faisait la musique en beat-box était marrant aussi. J'ai cru que ça allait se finir en disant que le thérapeute avait un problème de rangement de patients, mais le "Twist" final était particulièrement réussi - parce que du coup on soupçonne Stan de s'être fait tripoter et là, ça devient intéressant - ou pas.
La parodie d'Inception va jusque dans le fait de rameuter le cast, ce qui permet de juger à quel point le film est complexe - pas mauvais en soi mais complexe, personnellement j'ai été obligé de me le faire expliquer tellement il était complexe. En plus, je ne sais pas si c'était fait exprès, mais entendre les dialogues super complexes sur fond de boum boum du mec derrière... c'était chaotique. Quant à savoir si c'est ce qu'on ressent en voyant le film... hm en fait ça expliquerait beaucoup de choses. Ouais...
Je pense que je situe l'épisode au niveau de "L'histoire de Scrotie McMorvoburnes" en cela que c'est un épisode très narratif, sans grande action ni effets visuels. Le fait que ça parte légèrement en sucette sanglante à la fin est là encore symptomatique du film dont l'épisode est inspiré (D'ailleurs ce pauvre berger y aura laissé sa peau. Oui parce qu'il y a un berger dans l'épisode, il ne sert pas à grand chose sauf à mourir... ?!) mais le twist final valait bien ces quelques facilités.
Dans l'ensemble j'ai beaucoup apprécié. Je n'ai pas autant ri que pour Jersey et Poor and Stupid mais ça m'a fait passer un bon moment ; je crois que je le reverrais rien que pour la scène de début qui était bien poilante avec Stan qui ne veut rien jeter (On a tous connu ça, allez !). Franchement je ne vois rien qui m'ait spécialement ennuyé ou embarrassé. C'était un très bon épisode (Mais je voterais excellent sur le forum South Park où je traine RIEN que pour les embêter. Pourquoi ? Parce que.)
Parce que je suis un papillon. Na.
Note VF / A
Note VO / A-
14x09 - C'est un truc New-Jersien
Ouh que c'est méchant de la part de South Park de stigmatiser des gens juste parce qu'ils ont une émission de télé-réalité ! Cet épisode décoiffe au sens propre comme au sens figuré : Il est vraiment très bon et générateur de rires, même si comme moi on ne connait pas l'émission "Jersey Shore". Même si j'ai quelques reproches à faire à l'épisode, ça reste de l'excellent South Park. Et on renoue avec les fins choc bien senties.
Les habitants du New Jersey déferlent sur les Etats-Unis et c'est l'horreur car ce sont des gens insupportables. Mais clairement. La scène du diner chez les Marsh est à ce titre hilarante. On a vraiment l'impression de voir des animaux. Je dois avouer que Sharon est particulièrement excellente au début de cet épisode, c'est simple elle ne pige RIEN à ce qui se passe, elle a l'air complètement hébétée, c'est magnifique. La révélation que Sheila vient de Jersey fait bien d'arriver aussi vite, on le sentait venir à des kilomètres. La scène où elle est prise en flag à parler au narrateur est bien trouvée.
C'est l'occasion pour Kyle de prouver qu'il peut se transformer en Jerseyite à volonté, et que sa mère peut en faire autant (Leur scène fait très Loups-Garous). Cartman fait du Cartman de haute voltige avec son truc des "3 J : Jew, Ginger, Jersey". Cette accusation nauséabonde (Kyle a la honte) n'empêchera pas Kyle de se transformer pour sauver Cartman d'un viol certain. Oui dans cet épisode Cartman manque de se faire violer. Le pauvre.
La suite est tout aussi délectable quand South Park choisit de faire appel à ni plus ni moins qu'Al Qaeda pour se débarrasser des gens de Jersey. C'est tellement énorme, disproportionné et fou que c'en est désopilant. Le coup de la cassette vidéo est terrible également, c'est tellement surréaliste et décalé que c'en devient absurde au final. Et quand on voit les avions détournés pour s'écraser sur les gens de Jersey, c'est ignoble mais on ne peut que rire. La fin de l'épisode, c'est la cerise sur le gâteau, et la tentative de commentaire social est tellement vaine que c'en devient drôle. C'est un super épisode dont tous les gags fonctionnent, et c'est un plaisir véritable que de le visionner !
Maintenant le point "noir" : C'est extrêmement ambitieux mais ça sent aussi et surtout comme s'ils voulaient faire un deux-parties, qu'ils y ont renoncé et qu'ils ont fait un seul épisode au final. Ca se sent. La première partie de l'épisode fait tellement de storybuilding que c'en devient flagrant. On sent qu'il était censé se passer quelque chose d'énorme avec Sheila mais au final cela ne fait qu'un pétard mouillé puisqu'on ne la revoit plus parler après la scène avec Kyle. De même la solution Al Qaeda est envisagée trop vite et est beaucoup trop radicale, ça fait trop Deus Ex Machina (C'est un moyen surréaliste de terminer une intrigue). Néanmoins que South Park ait osé cela prouve qu'après 201, ils osent toujours "Tout". Néanmoins si cet épisode fait une polémique ça ne m'étonnera pas vraiment.
De toute façon c'était génial. Franchement. Un tel paquet de rires en un seul épisode ne peut qu'être vivement salué et encouragé dans le futur. Go, Trey and Matt !!
Note / A-
14x08 - Pauvre et Stupide
South Park est de retour pour achever cette saison 14 qui n'en finit pas de surprendre. Cet épisode reprend la bonne vieille formule Cartman-Butters en y saupoudrant un peu de Kenny, ce qui ma foi ne fait pas de mal. Ce qui est intéressant c'est que le délire de l'épisode s'installe de suite et que du coup on se met dedans sans problème. Même moi qui ne suis pas un aficionado de la course de voiture, j'ai vraiment trouvé cet épisode distrayant. Le fait qu'il contienne de nombreuses bonnes idées originales de surcroît n'y était pas étranger. J'ai rarement vu South Park à un tel niveau d'inventivité.
Pour le pitch : Cartman veut être conducteur de Nascar, une course de stock-car, cependant il ne s'estime pas assez Pauvre et Stupide. Il décide alors de s'appauvrir et de devenir le plus stupide possible pour devenir un super conducteur de Nascar. Simple et Efficace !
D'abord je dois dire que l'épisode distille ses gags avec parcimonie et ne donne heureusement pas dans la répétition. Pour s'appauvrir, Cartman donne son argent à Butters (Qui le dépense immédiatement en boîtes de conserves et en couvertures pour ces "pauvres" fans de Nascar), et pour se rendre plus stupide, il commence par regarder Mon oncle Charlie la tête en bas (Il faut avouer que la courte parodie de la sitcom est sympa également). Il tombe alors sur une pub pour un produit d'hygiène féminine... qu'il va se mettre à absorber de façon récurrente puisque d'après la pub, absorber Vagisil peut provoquer des pertes de mémoire à court terme (Une question : QUI pense à avaler ce truc ??).
Ce qui est proprement hilarant et particulièrement dégueulasse à la fois. Le pompon étant quand il s'avère que l'accident de Cartman (Qui n'était alors pas assez pauvre et stupide) a attiré l'attention sur le Vagisil. Le directeur des produits Vagisil décide donc de sponsoriser une voiture pour Cartman. Et voir Cartman conduire une voiture pour promouvoir de la crème d'hygiène intime... C'est juste merveilleux quoi. On peut au moins reconnaître à l'épisode, même si on ne l'aime pas, mais le fait qu'il exploite vraiment TOUTES les possibilités de la situation qui lui est donnée. Après cet épisode, no regret, tout ce qui a pu être exploité dans l'univers de la course automobile et de l'hygiène vaginale a été proprement (très proprement même) exploité. Un succès de ce point de vue.
Durant l'épisode, Kenny s'avère énervé que Cartman donne une si mauvaise image des fans de Nascar. Il tente alors le tout pour le tout et décide d'essayer de le tuer... mais son fusil sniper ne passe pas inaperçu à l'entrée. (Il aurait pu en acheter un dans un stand !) Cartman cause une fois de plus la destruction et le chaos sur le circuit (Il tue quoi, une petite dizaine de personnes !). Kenny tente de l'arrêter mais c'est peine perdue, le Cartman est parti trop loin pour reculer. Le salut arrivera de la femme du producteur de Vagisil qui en a juste ras le cul que son mari lui rabâche qu'elle devrait utiliser son produit; Ouais, bah Bobonne elle va sur le circuit, elle vole une voiture et elle te gagne la course. Vlan. Dans le cul le sponsoring. Forcément Cartman s'aperçoit qu'il n'arrivera jamais à être assez pauvre et stupide et il laisse tomber. La fin est assez marrante parce que Butters bafouille de façon complètement erratique quand Cartman lui demande de lui rendre son fric.
Après c'est clair que ça n'avait d'autre prétention que celle d'être drôle, ce qui ne fait pas de mal dans un South Park. J'ai bien ri devant cet épisode. Ca fait du bien de voir que Cartman a encore du potentiel après toutes ces années. On retiendra par ailleurs l'excellente conversation avec Stan et Kyle au départ qui tentent de le persuader qu'il est bel et bien pauvre et stupide. Et le Cartman qui les remercie. Non franchement il n'y avait aucune longueur, c'était sympa tant à suivre qu'à savourer. J'ai beaucoup aimé !
Note / A-
14x07 - Été Handicapé
Passer après 200 et 201 était une gageure. N'importe quel épisode se serait cassé la gueule. En l'occurrence, "Eté Handicapé" réussit là où un épisode répondant à un modèle classique se serait lamentablement planté. Dans le contexte où il est sorti, on ne parlait plus de South Park que pour les déboires de l'affaire Mahomet et l'échec de 201 à passer sans censure. Il fallait un épisode qui puisse à la fois endosser le fait de moins faire parler tout en étant correct sans être controversé. South Park choisit de ressortir Servietsky du formol, après une dernière apparition somnifère dans l'infâme "Un million de petites fibres" qui restera dans les annales comme l'épisode le plus irregardable de toute la série. Impossible de rester éveillé pendant la moitié de l'épisode.
A ma grande surprise sur le moment, l'épisode est vraiment bon, avec un rythme soutenu, quelques (grosses) répétitions côté handicapés et une vraie variété côté serviette. Si on m'avait dit que Servietsky me ferait rire à nouveau, j'aurais eu du mal à y croire. En l'occurrence dans cet épisode chacune de ses apparitions fait mouche et il nous revient comme un personnage capable de provoquer des rires de qualité.
Servietsky est à la dérive : Drogue, prostitution, garde de son gant de toilette de fils, dépendances ingérables... Les enfants tentent de l'aider mais c'est peine perdue avec une loque pareille. Ils décident de l'inscrire à l'émission "Intervention" qui permet généralement de faire réaliser aux gens par eux-mêmes qu'ils sont dans l'erreur et qu'ils font souffrir les leurs. L'épisode revêt alors la forme de cette émission et ce pour tous les éléments qui l'entourent. Ce qui donne lieu à des interstitiels parfois bien comiques et un côté "mockumentary" rafraîchissant. Entretemps, dans un camp de vacances pour handicapés, Jimmy est la cible d'un ennemi juré pas très futé.
L'intrigue des handicapés est bonne dans ce qu'elle donne comme image des handicapés. South Park s'est toujours employé à les montrer comme des gens normaux avec des problèmes normaux. Ici, un des handicapés ne peut pas blairer Jimmy et donc tente de le tuer. Eh oui, les handicapés peuvent se haïr. Le politiquement correct nous pousse à penser que ce sont des gens adorables - erreur : Ils sont comme nous et souffrent d'animosités normales. Cependant le gag tendait à être répétitif même si les performances de Jimmy en Surf sont très amusantes et même si voir un handicapé se faire sodomiser par un poisson d'eau douce reste une scène assez forte pour provoquer un rire nerveux, dont on n'est pas fier du tout mais qu'on assume quand même.
L'intrigue Servietsky en revanche est sans failles, variée et donnait aux personnages une bonne occasion de s'illustrer. Personnages qui ne sont jamais meilleurs qu'enragés contre quelqu'un ou quelque chose. Le coup de l'intervention est exploité à plein régime, Butters prouve qu'il a été le meilleur personnage de cette moitié de saison et n'est certainement pas là pour nous décevoir. Cartman donne tout dans une intervention magnifique et anti-Kyle à souhait.
De même le coup du présentateur, du faux documentaire et des panneaux était très bien exploitée et transformait l'épisode en une sorte de grand n'importe quoi très bien construit. Il fallait bien ça après la polémique, un bon retour à la simplicité tout en prenant quelques risques. Cet épisode en prend beaucoup et promet énormément pour la seconde moitié de la saison qui s'annonce, ce 6 octobre.
Note / B+
14x04 - Vous avez 0 amis
South Park est très Internet-friendly depuis l'arrivée de son site officiel très interactif et très pratique (si tant est qu'on soit américain) pour voir tous les épisodes. Nombreux ont été les épisodes qui ont traité d'I nternet, que ce soit le porno, la cyberdépendance, les phénomènes Internet... South Park a décidé de "s'attaquer" à un phénomène de société Internet : Facebook. L'épisode n'est pas mauvais en soi, mais il a deux défauts majeurs : Il fait un peu Gamin qui pointe du doigt et qui crie "Regardez ! Regardez ! Vous avez vu ça ?!", et surtout il n'est pas extraordinairement hilarant. Passé le "Ah oui, ça c'est vrai !", nombre de gags tombent à plat.
Stan est l'élément le plus drôle de l'épisode ce qui est assez rare pour être signalé à la police comme élément suspect. Son parcours de débutant Facebook comporte des tas d'éléments crédibles et réalistes comme la situation amoureuse ou la famille sur Facebook. Sa tentative de désolidarisation va l'amener à devenir un "Tron" (Dans une parodie graphique très réussie) dans un Facebook à taille humaine. Une situation intéressante mais assez mal exploitée. La répétition du Yathzee (Qui a déjà joué au Yathzee sur Facebook par ailleurs ?) n'aidait pas. Mais l'idée du profil Facebook plus puissant que l'être en lui-même donnait à réfléchir.
Passé cela, tout le délire sur Farmville, je suis passé à côté (n'ayant jamais été sur Farmville). Le Talkshow de Cartman était une bonne idée, le passage avec ChatRoulette... était crédible (ayant déjà été sur Chatroulette), était bon sur certains aspects mais là encore ne faisait que pointer du doigt. On appréciera cependant la remarque de Cartman sur le fait que pour avoir des amis, il faut en passer par là, c'est à dire des hommes qui se masturbent.
Maintenant l'épisode en lui-même est plutôt fade, sans grand relief autre que la parodie de Tron (et encore) et la mise en exergue d'un site Internet très populaire. Il aurait fallu tirer plus loin (Usage dans le cadre d'un entretien d'embauche, fouille minutieuse de la vie privée, chaînes, situations burlesques profs/élèves, patron/employé...) parce que là on sent quand même un survol des possibilités du sujet assez flagrant...
L'énorme point faible de l'épisode c'est tout le pathos apporté par Kip Drordy (Qui a sa page Facebook à plus de 270.000 fans) qui n'était pas spécialement drôle, gags prévisibles, plus pathétique qu'autre chose. De même, le voir au final se réjouir d'avoir des milliers de potes alors qu'il était si heureux et si conscient de la valeur de son unique ami Kyle, c'est quelque peu incohérent. Kyle dont le dilemme sur cet épisode est crédible et amusant tant il est inepte d'un point de vue sociologique. Et du point de vue de la série en général ça fait plaisir de voir Kyle remis en avant, ce qui tendait à se raréfier.
Dans l'ensemble, ça n'est pas un épisode raté mais il manque de piquant et d'originalité. Et puis avec le temps il perd quelque peu en saveur. On retient quelques répliques sympas (Randy qui oblige Stan à faire un "Poke" à sa grand-mère) mais rien de transcendant. Dommage, mais en même temps vu la facilité du sujet, il était aussi facile de faire un bon épisode que de se rater.
Note / B-
14x03 - Medicinal Fried Chicken
South Park a parfois des idées racoleuses à mort. Si je vous dis : Cartman n'a plus de KFC et devient un junkie en manque de KFC puis un trafiquant - C'est une intrigue racoleuse. Si maintenant je vous dis : Randy veut avoir un cancer des testi cules pour avoir de la marijuana par prescription médicale - C'est une intrigue racoleuse. Ces deux intrigues particulièrement Téléspectateur-Friendly se réunissent dans un excellent épisode qui a le mérite d'avoir des gags variés et évolutifs ainsi qu'une intrigue simple, un fond sérieux et une belle tranche de rigolade.
L'épisode repose sur deux faits : La marijuana est légale dans un cadre thérapeutique strict, et une loi récente a interdit les fast food dans les zones défavorisées. De là, l'épisode construit une intrigue simple : Les KFC sont remplacés par des fournisseurs de drogue. Cartman s'en fout de la drogue et souffre du manque de poulet. Randy s'en fout de la bouffe et y voit une occasion de se shooter légalement. Le premier va alors tout faire pour se procurer son précieux poulet, le second va faire pareil mais pour la drogue, quitte à aller respectivement dans des extrêmes où ils excellent.
Je commence par Cartman. N'ayant pas vu Scarface (Un défaut qui m'handicape terriblement pour le visionnage de cette série), je n'ai pas compris toutes les références, malgré de vraies bonnes scènes - avec Cartman on est rarement déçu en même temps. C'était une intrigue drôle, pas assez poussée sous certains aspects mais bien ficelée. La scène au centre de désintox et la "Head Explosion" sont les plus marquantes, ainsi que la plupart des scènes dans la cave. Après, le colonel n'est pas excessivement drôle. Les déboires de la franchise KFC peuvent éventuellement faire sourire.
Du côté de Randy c'est du tout bon et c'est même probablement, excluant 200 et 201, la meilleure intrigue de la saison, si ce n'est depuis la fin de la saison 11. Randy en quête de beuh, qui se met les couilles face à un micro-ondes, qui a des couilles énormes, qui les transporte dans une brouette en chantant "Buffalo Soldier", AUCUNE FAUSSE NOTE dans ces scènes génialissimes qui valent leur pesant de cacahuètes - c'estlecasdeledire - c'est du rire à tous les étages. Mention à la scène où tout le groupe d'hommes saute sur une musique burlesque. Et aussi la réaction des femmes qui est magnifiquement bien trouvée, un pur délire macho comme on n'en fait plus.
L'épisode a quand même un minimum syndical de fond puisqu'il traite de la vente de marijuana et de son cadre légal quelque peu incongru. En effet les testicules des hommes de South Park deviennent trop gros et ils ne peuvent plus passer la porte du centre. Mais ils ont besoin de leur dose de marijuana, et se pose alors la question de leur vendre hors du centre ou pas. Le manque de KFC ayant créé des trafics, les centres KFC vont être rétablis et la pharmacie verte fermée. Au final, Randy doit vraiment se faire soigner et Cartman retrouve son régime alimentaire habituel.
Une fois n'est pas coutume pour South Park, la fin est titanesque avec Sharon Marsh dans un grand délire féminin des familles. Empaqueté, l'épisode donne un très bon ensemble relativement sympathique à l'oeil et à l'oreille avec des gags excellents en tous sens. C'est avec cet épisode que j'ai commencé à me dire que cette saison serait meilleure que les deux précédentes.
Note / A


































































