Quand une série tordue s’intéresse à l’amour, avec le scientifique fou le plus pragmatique de la terre, ça donne un épisode assez extrême dans son propos mais qui pousse la chose tellement loin qu’au final ça marche. Morty veut que Jessica tombe amoureux de lui. Rick obtempère. Seulement la grippe transmet les effets du philtre, et Jessica l’a justement. Du coup tout le monde aime Morty. Ouch. Du coup Rick conçoit un antidote qui transforme tout le monde en mante religieuse sans amour mais particulièrement meurtrière et vorace. Ce qui évidemment est pire. Puis il tente de les réhumaniser, ça ne marche pas, c’est même horrible, mais au moins ils n’aiment plus Morty.

Ce scénario apocalyptique amènera l’épisode à la résolution la plus noire de sa courte existence, mais surtout à des scènes et des répliques mémorables, tant côté Rick que côté Jerry qui se transforme en parodie grotesque de badass en pleine apocalypse, avec des répliques assez oufs. Beaucoup de philosophie dans cet épisode, j’aime l’allégorie de Beth avec les sans-abris, c’était très sensé, ce qu’elle disait, au fond. Et aussi quand Rick explique à Morty que tout est de sa faute et que s’il n’avait pas voulu les embrouilles, il n’aurait rien dû lui demander, et que ce sont ses désirs puérils qui ont amené cette situation. Evidemment tout finit… bien. On va dire. La finalité de Rick et Morty est noire comme du café, mais la scène post-générique n’est assurément pas en reste. Oh que non. Un bien bel épisode que celui-là, très complet et très drôle.

Les plus :

+ Une escalade vers la folie la plus totale

+ Du grand Jerry

+ Bien dark sur la fin

Note / A