American Dad Saison 7
Pendant le hiatus, review des American Dad ! que j’ai paumé de reviewver, plus par flemme materielle que par détestation des épisodes (que j’ai regardé sur le moment par ailleurs).
7x03 – A Ward Show – J’ai presque envie de reviewver cet épisode avec le suivant tant ils sont similaires dans la mise en avant du Principal Lewis. Apparemment les auteurs ont décelé son excellence et vont donc l’user jusqu’à la corde jusqu’à ce qu’il ne soit plus drôle. Yay. Evidemment l’épisode est très fun, entre un Lewis survolté dans un duo atypique et bien huilé avec Steve, et un Roger survolté (Mention spéciale d’excellence à la géniale scène du grenier, de bout en bout, réplique de Klaus comprise).
Après, la partie de Stan et Francine au parc aquatique ça fait un peu remplissage. Comme d’habitude quand Roger est obsédé par quelque chose, c’est toujours très drôle et cela montre vraiment la capacité de cette série à se créer des situations uniques. En l’occurrence, Steve qui se retrouve brutalisé par des profs après le licenciement de son principal, c’est quand même inédit. Et à ce titre la scène de la mort des professeurs est juste tordante tant elle est exagérée.
L’exagération, c’est ce qui caractérise cet épisode, tout est vraiment dans l’abus (dans les extrémités que prennent les situations, devrais-je dire) avec les fins respectives des intrigues qui donnent vraiment dans le grand-guignol le plus absolu. Ça reste un épisode très distrayant sur l’ensemble, et la personnalité de Roger sur cet épisode-ci était assez marquante ce qui était un bon point. Et cet épisode occasionne quand même cette réplique légendaire : « Suicide, Bitch, Canyon Style !! »
Note / A
7x04 – The Worst Stan – Un épisode furieusement gay de tous les côtés ce qui n’est certes, pas pour me déplaire, mais là quand même… Brian Lewis est remis sur le devant de la scène – moins bien que dans l’épisode précédent – dans une histoire de mariage qui tourne au vaudeville quand Brian s’avère en fait marié en prison – premier effet KissCool - à un homme ! Deuxième effet Kiss Cool ! S’ensuivent des situations rocambolesques, mention spéciale au meurtre de Stan et à sa conclusion pour le moins... absurde. Mais dans le bon sens !
Quant à Roger, il est relégué à une histoire secondaire potable mais pas ébouriffante quand il trouve le short parfait qui lui permet de séduire Ricky Martin (Ricky Martin qui apparemment fait sa propre voix… je pensais me rappeler qu’il avait une voix moins « frivole » mais c’est peut-être pour les besoins de l’épisode.) L’ensemble manquait cruellement de subtilité, le déroulement était assez cliché dans la forme et l’obsession de Stan pour devenir témoin n’était pas ultra marrante et pas ultra solide non plus – gros point faible de l’épisode.
Maintenant, le personnage d’Ellen Riggs était très convaincant et mériterait un peu d’attention à l’avenir. Un bon épisode mais loin d’être un excellent épisode. Cependant les bonnes idées sauvent l’épisode malgré des gags rares, drôles mais répétitifs.
Note / B
7x05 – Virtual In-Stanity – Sarah Michelle Gellar et Alyson Hannigan en Guest Star !! Youhou ! Alors ça c’est enthousiasmant. Plus encore, les gags sont excellents – parce que les situations sont excellentes – et l’épisode s’avère très intéressant à suivre dans cette intrigue de Stan qui essaie de raviver la confiance en soi de son fils. En plus on exploite la CIA ce qui me plait beaucoup – avec un Patrick Stewart à son meilleur. Les gags sont excellents, Sarah se débrouille magnifiquement bien, Alyson a un petit mais significatif rôle, les deux ne se parlent pas ce qui est à la limite un tout petit peu dommage, mais rien qui ne gâche l’épisode. Une bonne manière de revisiter le duo Steve/Stan avec une belle pincée de Francine.
Mieux : L’histoire de Roger et Klaus qui est juste excellentissime avec cette espèce de parodie stylisée de Destination Finale avec l'alien et le poisson qui balancent bonne réplique sur bonne réplique. Même si les deux intrigues n’avaient rien à voir, elles donnaient un ensemble à la fois barge et comique du plus bel effet. C’est donc au final un excellent épisode et un très bon point de cette saison 7.
Note / A
7x06 – The Scarlet Getter – Un épisode qui n’a pas l’air de grand-chose au départ. Et puis il y a cette obsession juste comique de Stan pour Scarlett Reynolds, la chasse aux aliens, Roger en ultraséducteur… Steve et les sous-vêtements de Hayley porte-bonheur, Snot qui est jaloux… Et puis un climax absolument excellent des deux côtés – c’est rare ! – avec du côté Stan/Francine cette magnifique scène de la réparation de Roger sur Yakety Sax, plus la géniale conclusion de l'enquête… et cette scène merveilleuse de Hayley qui casse la gueule de Snot de la plus belle façon qui soit.
Vraiment un épisode excellent avec deux intrigues intéressantes qui se déroulent plus que bien pour s’achever par un twist final hilarant et surprenant. J’achète, malgré quelques petites longueurs dues à la préparation de ces scènes finales.
Note / A
7x07 – Season Beatings – Comme la plupart du temps, Noël inspire beaucoup les auteurs d’American Dad ! et cet épisode comme la plupart des précédents est juste génialissime. Hayley et Jeff adoptent un enfant que Stan prend pour l’antéchrist. Cela aurait pu se finir en bête morale à la noix du genre « Stan, accepte ton petit fils, c’est une bénédiction de Noël », mais ça devient génial quand le gamin s’avère VRAIMENT être le fils du démon. Là on sent qu'on va s'amuser !
Tout le reste de l’épisode n’est qu’une suite de gags excellents, de violence gratuite, de folie furieuse avec une Hayley terrible en mère ultraprotectrice. Même si d’un certain côté j’aurais vraiment aimé que Hayley et Jeff aient un enfant, l’épisode est bien assez plaisant et bien ficelé pour me faire accepter l’idée que non. Ai-je dit que la fin était tout simplement excellente et constituait un inattendu mais bienvenu lien de continuité avec un des meilleurs épisodes de la série ?
Note / A+
7x08 – The Unbrave One – Ce qui me frappe au premier abord c’est la légèreté de cet épisode. Non pas que ça manque de solidité mais on passe sur les choses sans emphase réelle, ça manque de rebondissements, de réelle accroche. L’intrigue de Stan est Steve est relativement déjà-vu, certains gags tombent à plat malgré une vraie bonne intro, mais le coup de la dinette chez Stan c’était vraiment trop longuet. Et le « super héros » n’est vraiment pas bien installé malgré de vraies bonnes scènes.
Disons qu’on a l’impression que l’épisode ne va pas assez loin dans son délire et c’est dommage. L’intrigue de Francine aurait pu être intéressante mais elle n’est – là encore – pas assez exploitée. Il y a aussi un problème de centrage, on se demande qui de Stan, Francine, Roger ou Steve est le personnage principal de l’épisode. Cela étant, l’intrigue personnelle de Steve était bien menée et la scène de la voiture avec le bébé est extraordinaire et rehausse à elle seule l’épisode, ainsi que la très bonne fin avec ce très bon gag du « Docteur Vadgers » qui aurait gagné à être plus exploité, là encore. Dommage mais pas catastrophique, ça reste très agréable à suivre.
Note / B+
Futurama : Episodes 22 à 26
Et on achève cette saison avant de... finir le reste des choses que j'ai à finir pour ce blog :D
6x22 – Fry and the Egg Man – Un épisode aventureux donc pas mauvais sur le fond, on a un déroulement intéressant, un Fry à son meilleur, une Leela investie… L’ensemble des éléments est un peu hasardeux dans leur construction mais au final tout fonctionne. La parodie de Scooby-Doo était quelque peu malvenue (d’autant qu’on nous signale bien que c’est une parodie de Scooby-Doo au cas où on ne l’aurait pas remarqué, nous pauvres mortels stupides) puisqu’elle réorchestrait complètement une partie de l’épisode pourtant bien construite (en gros elle déviait l’intrigue originale et recentrait tout sur autre chose). Du coup, Angus le chasseur passe juste pour un gros neuneu alors qu’il avait presque une envergure avant cela. Dans son ensemble ça restait un épisode tout à fait correct. J’approuve l’usage de l’équipage en entier même si tout le monde n’a pas un rôle super ébouriffant. Hermès et Zoïdberg ont quelques-unes de meilleures répliques de l’épisode.
Note / B+
6x23 – The Tip of the Zoidberg – Un épisode qui me laisse relativement mitigé, je dois dire. Le fait de revenir sur le passé des personnages est une excellente idée (d’autant qu’on insiste beaucoup sur le rôle de Zoïdberg auprès du professeur par le passé depuis le début de cette moitié de saison) mais l’idée de départ est un peu compliquée pour au final pas grand-chose. Truc bête par exemple : Le nom d’« hypermalaria » qui est complètement débile et pas crédible du tout. A l’inverse, on ne s’attend pas au Yettisme – du coup peut-être que l’hypermalaria n’était pas crédible à dessein – Maintenant l’épisode arrive selon moi trop tard et tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Sachant que le professeur maltraite Zoïdberg autant que les autres personnages depuis le début de la série… et qu’on ne mette pas cela sur le dos de sa sénilité…
Un bon lot de bonnes scènes cependant : Le début avec Zoïdberg en médecin d’équipage, Zoïdberg qui tente de tuer Farnsworth sur l’air de Mister Sandman, la géniale conversation Mom/Zoïdberg (malgré le manque de crédibilité de cette relation sur l’ensemble de la série mais là je chipote) et la mise à mort qui était plutôt gratinée. Même si cet épisode aurait aisément pu figurer dans une des quatre premières saisons, il arrive cependant trop tard. La fin est touchante cependant, et au final Zoïdberg aura eu ses vingt minutes de gloire tout en restant pathétique et touchant. Pas mal de bonnes répliques distribuées sur l’épisode également, mention spéciale à Amy qui défend Scruffy, et aussi au cabotinage de Farnsworth à l’énonciation de ses symptômes. Finalement mes reproches tiennent plus au timing de l’épisode qu’à ses qualités intrinsèques que je loue ici, dans la note.
Note / A-
6x24 – Cold Warriors – L’idée de départ est bonne, la manière de la mettre en place est brouillonne, mais à partir du moment où l’équipage prend le vaisseau pour aller retrouver le satellite, c’est du tout bon. Dans le même temps on a des flashbacks qui apparaissent, au premier abord, quelque peu superflus, mais qui se révèlent au final hautement significatifs. En effet la toute fin de l’épisode est très belle et touchante. Mais le milieu est trop fouillis, on veut insérer des tas de trucs qui au final seront inutiles. Les exagérations sur le rhume sont pourtant intéressantes, il aurait fallu SCIENTIFIQUEMENT développer cet aspect de la chose (mutation du virus, effets de l’éradication etc). Un épisode avec une belle intention (honnêtement le flashback final est excellent) mais qui se prend trop la tête sur des détails pour pas grand-chose au final. L’humour est qui plus est très moyen, heureusement qu’il y a les parents de Fry et le retour du trèfle à sept feuilles.
Note / B+
6x25 – Overclockwise – Trois intrigues. Si celle de Bender est réussie, excellente et très ingénieusement construite, et si celle de Farnsworth et Cubbert est loin d’être mauvaise, la partie Fry et Leela est littéralement de la merde en barres. Ça ne mène nulle part, ça se veut métaphysique, c’est juste ridicule, vu que quasiment aucun épisode de la saison ne s’est porté sur cette relation, forcément, l’intrigue semble sortir de nulle part, aucune accroche dans la continuité, c’est devenu n’importe quoi, cette relation qui avait pourtant si bien commencé, en gros l’épisode pourrait s’appeler « Chronique d’un ratage scénaristique ».
Heureusement que l’épisode est drôle, plutôt bien construit et que Mom assure le show avec brio en compagnie de ses trois fils dans le rôle de l'association méchante déraisonnable par excellence. La résolution de cette intrigue est d’ailleurs très bien ficelée. Mais tout le barouf autour de Fry et Leela est à oublier totalement. Cet épisode, comme la plupart des autres de cette moitié de saison, a des aspects réussis mais également quelques ratages impardonnables, et sur cet épisode plus que sur d’autres. Heureusement qu’il n’est pas le Series Finale qu’il se targue d’être.
Note / B-
6x26 – Reincarnation - Colorama – Un très bon segment. Drôle et graphiquement engageant, ce segment avait une intrigue simple et sans prise de tête. J’aime beaucoup l’idée de la couleur inédite… sur du noir et blanc. Quelques répliques amusantes aussi et des gags imagés à la pelle. Et c’est quand même étonnant que ce simple segment appréhende mieux la relation Leela/Fry que le reste de la moitié de saison réunie. Oui, ça me reste vraiment en travers de la gorge, désolé.
Future Challenge 3000 – La nostalgie fonctionne à donf avec ce segment tout en pixels. Leela et Fry sont générateurs des meilleurs gags avec les avances de Leela repoussées par un Fry étrangement intéressé, et la petite intrigue, ma foi, tenait vraiment la route. Probablement mon segment préféré des trois pour l'originaité et l'audace dont il fait preuve graphiquement. Le noir et blanc et le manga, c'est facile, mais le pixel, il fallait vraiment oser.
Action Delivery Force – En tant que fan de manga (pas spécialement d’anime, cependant), j’ai adoré ce segment également. Tout y était, l’animation, la répétition de scènes, le doublage, les approximations de tout bord, les répliques à l’emporte-pièce (mention spéciale au Flashback du robot) – et puis voir le Planet Express en super-héros, c’est franchement jouissif. L’intrigue était moins bien trouvée mais c’était voulu donc cela n’entache pas le segment. En plus c’était enthousiasmant au possible, ces japonaiseries.
C’est donc un final de saison très réussi, merci Futurama !
Note / A
Note Saison dans son ensemble (1 à 26) : B
La série mérite évidemment de continuer, disons juste que les auteurs ont du mal à retrouver le « jus » original de la série, même si par moments ils s’en approchent. Seconde moitié de saison clairement moins éclatante que la première malgré de vrais efforts pour reprendre une continuité, excepté sur la relation Fry/Leela qui est complètement foulée aux pieds.
2x07 - Pretty Much Dead Already
Cela n’était plus dans mes habitudes mais je signale que ce billet comporte des spoilers notamment sur la fin de l’épisode. Je ne mettrais aucune capture d’écran compromettante cependant.
C’était ce genre d’épisode typique du gros épisode où tout est question de « Climax ». Le sommet, le faîte, la conclusion. Les personnages s’éparpillent en attendant que ça pète pour une fin en apothéose. On a assisté à quelques bonnes scènes, d’excellents dialogues, mais rien de meilleur que la scène finale qui à elle toute seule justifie le visionnage seul de cette série. Je suis sérieux.
Au début de l’épisode, au lieu d’un petit flashback (Je m’attendais à ce qu’on voie par petits flashbacks ce qui était arrivé à Sophia depuis sa disparition personnellement), Glenn révèle tout naturellement au groupe que la Grange est pleine de zombies. J’apprécie quelque chose qui commence à émerger, c’est la présence de « clans » au sein même du groupe. On a des têtes fortes (Dale, Daryl, Shane, Rick) et des gens qui les suivent, plus ou moins aisément. Donc tout le monde sait pour la grange et les réactions sont diverses. On a Shane qui est en mode berserk (clairement hein) et Rick qui préfère prendre des gants. Au milieu on a Dale qui craint pour l’influence de Shane sur (Andréa, Andréa et l’autre, là, Andréa) le groupe et Daryl qui ne veut pas perdre espoir et qui ne veut pas que les autres perdent espoir. C’en est presque étonnant que le « badass » du groupe soit le seul qui ait besoin que les gens autour de lui soient stables. C’est pourtant un comportement naturel qui devrait être requis de tous. Vouloir qu’autour de soi les gens soient un peu optimistes quand soi-même, on n’arrive pas à l’être.
Passons aux scènes qui m’ont marqué. D’abord je salue la performance de Scott Wilson qui est excellent sur cet épisode. D’un certain côté je regrette qu’on en vienne si tard à la « capture » de zombies mais quand on lit le comics, cela arrive également aussi tard (La grange, dans le comics, n’est ouverte qu’à cette occasion d’ailleurs). Hershel a défendu son bifteck dans cet épisode et je dois avouer que sur l’ensemble de la saison, le rôle d’Hershel a été très bien écrit et construit, et cette fin de moitié de saison a fait honneur au personnage. Que ce soit avec Rick (Très bonne scène) ou avec Maggie (excellente scène), ses conversations avaient du sens.
Glenn aussi fait partie des éléments intéressants de l’épisode. Sa conversation avec Maggie était pleine de bon sens, magnifiquement écrite, probablement la meilleure de l’épisode. La tension entre Shane et Dale a atteint un point de non-retour mais qui semble ne mener à rien de significatif. Daryl et Carol c’était un peu bizarre et apparemment un peu fait pour développer un semblant de relation… ? A suivre.
Shane, parlons-en. Le personnage part sévèrement en couille. Face à cette situation, il réagit de manière erratique. Plutôt que de chercher à comprendre, lui veut shooter. Il fait des raccourcis hallucinants. Tout problème peut être résolu par des balles. Et il le prouve, en fait, sur la fin. En tout cas Jon Bernthal est assez étonnant. Bien que le personnage parte complètement en vrille, soit totalement hors contrôle, l’acteur se démerde remarquablement bien. Sa conversation avec Lori trahissait la solitude du personnage. Shane apprend que Lori est enceinte, donc il va revendiquer la possibilité éventuelle d’une paternité potentielle. Shane se sent isolé, mais il se sent également la personne la plus responsable du groupe (un comble) donc il pense avoir une légitimité. Autre que celle de Rick.
Rick qui intervient beaucoup dans cet épisode et qui semble asseoir sa position de Leader par la négociation. Pour en revenir à quelque chose que j’avais perçu en lisant le premier tome du comics, ce qui différencie les humains des zombies dans The Walking Dead c’est l’âme, la capacité à converser, à garder la tête froide, l’esprit clair. Quand on perd la tête dans WD, on perd aussi la vie, ce contrat social qui nous lie tous. Rick s’impose clairement comme l’âme du groupe, le gars humain dans ce que ça a de plus significatif. Il est le plus humain, le meneur qui agit avec humanité. Il va négocier avec Hershel, il lance l’argument qui tue (Ma femme est enceinte ! Vous voulez avoir la mort de son bébé pas encore né sur la conscience ? Hein ? Un bébé, une créature frêle et innocente !) il tente de ramener Shane de son côté (mais il ne fait qu’attiser sa haine : Shane semble comprendre que bébé Lori est le sien donc il est d’autant plus enragé à le protéger) mais en fait le cours des évènements va le rattraper et il va se retrouver en pleine capture de zombie dans les sables mouvants (une scène adorable) où on comprend toute la folie que cela représente. Hershel nous apparaît complètement fou à ce moment-là, et Rick ressemble à ces personnes qui essaient de gérer une personne sénile ou en proie à un trouble mental. Il adhère au délire quoi.
Bref, l’épisode ressemblait aux autres, beaucoup de blabla, peu de zombies, ça n’avançait pas des masses. Et puis voilà les dix dernières minutes que je vais résumer.
Shane a repris les armes à Dale. Il revient à la maison, il gueule, il pète un plomb « Ces zombies dans la grange qu’on n’avait jamais vus avant et qu’on savait même pas qu’ils étaient là, bah on va les buter pasque, pasque et pasque d’abord ! » C’est ce qui se passe, ils vont à la grange. Shane il ouvre avec une pioche, les autres suivent le mouvement, Rick, Hershel et Jimmy arrivent avec leurs Pokémon… euh les zombies qu’ils ont capturés. La grange s’ouvre, les zombies sortent, les zombies c’est dangereux, il faut les tuer, les gens s’en chargent. Bam, bam, bam, Carl regarde, Lori regarde, Carol regarde, Maggie soutient son père qui est à genoux, bouleversé (en fait le vieux se voilait la face, tout simplement), Patricia et compagnie observent, choqués. Les zombies de la grange sont tous abattus, c’est fini. Mais il y en a encore à l’intérieur. Personne ne se relâche.
[Spoilers, n'allez pas plus bas si vous n'avez pas vu l'épisode]
Sauf que le zombie qui sort n’est pas n’importe quel zombie, et là on assiste à la scène la plus poignante de toute la série depuis sa courte existence. Sophia, celle que tout le monde cherche depuis six épisodes, Sophia était dans cette grange. Elle a été mordue, à l’épaule visiblement, et elle a été capturée et enfermée dans la grange. C’est extrêmement choquant, c’est terrible, Carol est dévastée, Le pauvre petit Carl est traumatisé, le groupe dans son ensemble est médusé, tout le monde semblait s’y attendre sans pour autant espérer que cela ne se passe, tout le monde commence à baisser les bras voire à s’en foutre, mais la réalité est là, elle est morte et elle marche.
Bien que j’avais été spoilé une semaine avant (faut dire que je cherche la merde, j’avoue), et bien que je m’attendais un peu à ce que cela se passe, je ne m’attendais pas à une mise en scène aussi chiée (comprenez "bonne") et à une finalité aussi prenante. Rick assume. Il nettoie sa merde. C’est lui l’homme fort. Shane peut s’agiter comme un macaque autant qu’il veut, donner des flingues à tout le monde, gueuler comme un attardé « VNEZ VIT FO TUE LE ZOMBI ! », pour autant il n’assume même pas le fait d’avoir tué Otis (Shane ne contredit pas Dale quand il le lui dit) et il n’assume même pas envers Rick le fait qu’il ait couché avec sa femme. Rick, il a merdé, il a perdu Sophia, il se charge de lui tirer une balle. Parce que voilà, c’est ça être un homme et assumer ses responsabilités. Shane est un cake, Rick est un chef. C’est tout.
Pour ma part je suis très satisfait de cette moitié de saison et je pense que la suite ne peut que faire mieux. C’est vrai que le matériel de départ n’était pas évident (dans le comics, le volume 2 du comics est certes, sympa, mais pas non plus à la hauteur de la suite) mais les scénaristes ont réussi à faire quelque chose d’assez cohérent malgré quelques stagnations. Il faudra éviter les fils rouges, parce que même si cette intrigue Sophia s’est finie de manière magistrale, c’était quand même bien long. Ou alors il faut prévoir des intrigues en plus parce que c’était assez léger sur le long terme. Cette saison a cependant fait de gros efforts sur le développement de personnage excepté T-Dog qui n’a rien fait pendant sept épisodes et qui aurait tout aussi bien pu mourir dans le premier épisode, ça n’aurait rien changé.
En tout cas la plupart des membres du groupe ont été très bien développés, les acteurs avaient du matériel qu’ils ont pour la plupart su bien utiliser (Pour ma part je pense que Chandler Riggs a été le plus efficace avec son personnage, Carl), bref hormis des défauts qui tiennent plus à des longueurs d’intrigue sur l’ensemble, cette saison était intéressante, tenait en haleine. On attendait chaque épisode chaque semaine en se disant qu’il pouvait se passer n’importe quoi, et il s’est passé des choses, pas toujours des choses d’une importance folle, mais au moins c’était intéressant, et ça donne même envie d’être revu. Autant je n’avais absolument pas envie d’acheter le DVD de la saison 1, autant pour la 2 je pense que rien qu’avec cette moitié de saison, j’ai des raisons d’acheter le DVD de la saison 2. Vivement février !
Note de l’épisode : B
Note des dix dernières minutes : A+
2x06 - Secrets
Forcément quand tout le reste de la saison, on a repoussé les problèmes, on a tiré sur les fils, on a allongé en longueur des choses qui n’avaient pas lieu de l’être, on se retrouve avec ça : Un épisode surchargé, rempli de bonnes scènes, mais qui sent vraiment le « Hop, on balance tout ça à la truelle ». Heureusement cet épisode avait de bonnes choses, de moins bonnes choses et une scène à éradiquer carrément de la surface de la planète audiovisuelle, qui n’aurait jamais dû exister et qui à mes yeux n’a pas existé. Oui, on en est là. Et non c’est pas la scène où Patricia casse des pattes aux poulets.
Glenn est au centre de la dramaturgie. Il sait pour Lori qu’elle est enceinte (Toute nauséeuse et toute faible femme qu’elle est) et aussi pour les zombies de la grange (qui aiment le poulet). Comme ce mec est une tombe, il révèle tout à Dale dans les premières minutes de l’épisode. Un secret à confier ? Appelez Glenn. Réception, envoi, livraison, il fait tout ! Mais j’ai adoré ce qui s’est passé avec Maggie, tant pour elle que pour lui. Les auteurs ont bien compris ce qu’était une relation amoureuse, et notamment qu’une femme est toujours là pour révéler le meilleur d’un homme. C’est autre chose que le collé-serré-papouille-moi-je-t’aime de Lori et Rick, et c’est très rafraichissant. Un gros plus dans cette saison 2 que cette relation qui est vraiment bien amenée et bien construite. Je retire mes plaintes précédentes. Et l’actrice qui joue Maggie est juste parfaite. Elle ne jure absolument pas avec les autres, elle est très bien, très charismatique, très lumineuse… J’adore !
Beaucoup de choses autour de ça. Dale mène l’enquête, il veut son spin-off d’enquêteur de choc et ses conversations de l’épisode sont parmi les best de la séries. Avec Hershel, d’abord, ou on en a appris beaucoup sur la manière de penser du vieux (Scottie est toujours aussi excellent, même si le Hershel de la série est moins… Disons que dans le comics, le personnage est très religieux, très bigot, mais il a une chaleur humaine incroyable que je ne sens pas chez Scott Wilson – mais peut-être est-ce voulu dans la direction que veut prendre la série – mais Scott n’est pas aussi souriant que le Hershel de la BD. Il en a la gravité mais pas cette bonhomie qu’a le personnage.) Où en étais-je… Oui, la conversation avec Lori également était excellente, j’adore comme Dale aime à détourner la conversation pour faire genre « Héhé j’ai tout compris tout seul !! » mais la Lori n’est pas dupe – faut dire qu’elle est maligne pour une courge – et la conversation devient vite moins intéressante. Encore que. Pour finir, Dale se bat contre Shane, et c’est une confrontation glaçante. La solide muraille du vieil homme semble se fissurer face à ce qui s’annonce comme un futur élément néfaste.
Andréa… Non, j’en parlerais plus tard. Lori est dans une situation tumuletueuse ! En effet, elle est ENCEINTE !! *ta-ta-taaa !* Comme chacun le sait, les intrigues « Femme enceinte » dans les séries télé sont toujours passionnantes. Les femmes deviennent fragiles, grosses, incapables de faire quoi que ce soit, et surtout c’est les mêmes clichés merdiques à chaque fois « Oh non je vomis, oh non je dois aller aux toilettes, oh non j’ai mal, le bébé tape ! » Et la femme enceinte n’a que ça dans sa vie, sa grossesse. Elle ne parle que de ça, ne vit que pour ça, son corps devient un bon dieu d’incubateur et son âme n’est vouée qu’à l’enfantement. L’aménorrhée la réduit à l’état de bombonne explosive. Elle peut péter à tout moment, la gueuse ! Mais apparemment les scénaristes de série télé adorent faire du mal aux actrices en les enfermant dans ces intrigues inintéressantes et lourdasses.
Vous allez me dire « mais dans le comics… » - eh bah dans le comics on n’en parle pas autant que ça !! Eh non ! Même enceinte, elle fait pas chier tout le monde, elle bosse aux champs et tout ! La Lori du comics c’est une badass, pas comme la Lolotte de la série !! Donc dans l’épisode Lori veut avorter (superbe engueulade de Maggie d’ailleurs et très jolie manifestation des sentiments du groupe, quand Lori et Glenn parlent d’amitié, là, je dis oui, et là on sent les efforts des scénaristes. Là, je dis ok.
Et Carl ! Chandler Riggs, bon sang ! Magnifique petite scène de Carl qui VEUT UN FLINGUE ! BRAVO PETIT ! AFFIRME-TOI !! Bravo d’oser ça ! Un gamin peut porter un flingue, c’est cool ! Génial ! Super ! Ah je jubile !! Et l’acteur est juste puissant. Je ne sais pas comment le gamin se comporte face à son rôle mais il s’est complètement approprié le Carl. C’est incroyable. En termes d’incarnation il dépote sévère.
Bref l’épisode était bien jusque-là. Andréa a enfin droit au développement sacro-saint qu’on lui souhaite depuis le premier épisode où qu’elle est apparue. Et oh mon dieu Laurie Holden, je le savais depuis The Shield, mais vous êtes bonasse avec un flingue entre les mains !! Sérieusement, quelle classe ! La séance de tir était là encore un bon moyen de confronter Andréa face à son démon qui la hante depuis le milieu de la saison 1. Shane a été vache, et nul doute qu’il y avait un double sens avec ce qui s’est passé avec Otis (Nul doute que ça l’obsède, le kéké). Andréa et Shane se retrouvent dans une situation critique lors d’une exploration en ville (Assez fadasse, faut bien le dire) (Pis bon aller chercher dans une ville lointaine… Peut mieux faire !) et la Andréa sent enfin le frisson de l’aventure lui titiller les doigts, et elle utilise flingue sur flingue, elle se concentre et devient mortelle…
Et puis il y a cette scène horrible sur laquelle je ne m’attarderais pas, c’est cette horrible scène de sexe entre Shane et Andréa. Putain, mais non quoi. Andréa a un vrai amoureux secret, il faut qu’elle le découvreuh ! (Bon en fait elle en a deux…) mais merde quoi ! Pas ces deux-là ! Shane, j’espère que tu vas crever pour avoir osé toucher à ma Andréa !!
(Et oui, je sais, je suis stupide !)
J'ai COMPLETEMENT oublié de la mentionner mais la scène finale de cet épisode est ABSOLUMENT magistrale et justifie en grande partie de la note finale que j'attribue à l'épisode. Vous avez cet homme et cette femme qui parlent près d'une barrière, vous avez ce décor et cette lumière magnifique, et puis ces deux acteurs, Andrew Lincoln et Sarah Wayne Callies. Lui est furieux. Il a compris que sa femme était enceinte. Elle répond comme elle peut. Elle dévoile à coeur ouvert tous les efforts qu'elle a dû faire pour que ça l'embête le moins possible. Les mécanismes de ses défenses féminines, ses grandes manoeuvres, son combat à elle. Et lui ne comprend pas, elle lui oppose cette sensibilité mêlée de fureur et il crie, enrage qu'elle ait pu lui cacher ça, alors que la sincérité est le ciment de leur couple. Il ne lui a jamais menti, lui, après tout. Il est le plus clean possible avec elle. Mais si Lori a ses torts, elle a également eu ses galères. Et là tout se débloque, alors qu'Andrew semble avoir donné le meilleur de lui-même, face à une Sarah réceptive et toute en subtilité, elle lâche tout. "Shane and I". Et là il comprend. Il comprend pourquoi sa femme a peur, il comprend pourquoi elle est aussi distante, pourquoi elle est aussi fragile en ce moment. Et on voit l'homme de compassion, l'homme solide, l'homme qu'est Rick Grimes. Et face à lui, cette femme courageuse et battante qu'est Lori Grimes, au lieu de cette pisseuse geignarde à laquelle on a eu droit depuis des semaines.
ENFIN depuis le début de cette saison 2, j'ai vu Rick et Lori avoir une vraie conversation intéressante. Merci, Walking Dead.
Note / A-
2x05 - Chupacabra
Y’a un mieux mais c’est encore un épisode élastique qui n’est là que pour gagner du temps. D’un certain côté c’était un épisode génial, mais à quoi bon creuser un personnage déjà presque usé jusqu’à la corde par de judicieuses interventions dans les épisodes précédents ? Les autres personnages comptent pour du beurre ? Rhalala. Rageusetés mises à part, c’était un bel épisode. Parce que Norman Reedus assure, parce que la construction était sensass, parce que Andréa avec un sniper ça roxxe, mais bon, voilà. On n’a pas avancé d’un pouce.
Sophia a disparu et cette disparition inquiète nos survivants. J’étais très enthousiasmé par cette disparition, je le suis de moins en moins chaque semaine en voyant à quel point cela sert de fil rouge à la Desperate Housewives (Oui, je suis bien en train de comparer the Walking Dead à Desperate Housewives, vous avez bien lu). En fait pour retranscrire, dans Desperate Housewives, un des enfants, disons, Juanita, aurait genre disparu et on apprendrait seulement au bout de dix épisodes qu’en fait la fille de Gabrielle était dans la cave chez Susan à se dorer la pilule en faisant le ménage. Voyez le genre.
Ici clairement on se dirige vers autre chose. La découverte finale est une bénédiction, mais j’ai envie de dire « quelle merde qu’on y vienne aussi TARD ! » Comment les scénaristes ont-ils pu repousser la découverte de la sacro-sainte Grange à zombies d’Hershel comme ça ? Ça aurait pu donner lieu à de très belles scènes. Mais non, hop, cliffhanger de l’avant-avant dernier épisode de la série de sept épisodes. Youhou. Si un jour TWD est déprogrammée en urgence, j’ai hâte de voir comment ils vont finir la série à la va-vite au ralenti, on va bien rire. Ou pas. Très honnêtement ce serait dommage que la série soit déprogrammée en cours. Ne serait-ce que parce qu’elle est l’adaptation d’un super comics.
Donc dans cet épisode (je me disperse moi c’est affreux) – (mais en même temps j’ai aussi l’impression que c’est difficile de parler simplement des épisodes tant ce qui se passe autour des épisodes est riche) – Daryl, en quête de Sophia, se voit trahi par son cheval Nelly qui le balance dans un ravin. Bitch Horse is a Bitch. En fait le projet secret du cheval nous sera révélé plus tard (Je soupçonne le cheval d’être impliqué dans le complot de la disparition de Sophia) mais passons. Daryl est blessé. Trahi par son arbalète, Daryl s’est planté une flèche dans le flanc. Bitch Arbalète is a bitch. Trahi par tout le monde, Daryl doit survivre seul dans la nature hostile. Heureusement pour lui Daryl est un redneck ; Daryl a des c**illes, et nul doute que vous auriez mis Rick à sa place, les choses auraient été nettement moins passionnantes.
En effet voir Daryl en chier pour remonter la pente (tout est dans le métaphorique), c’est juste trippant. J’apprécie les efforts des scénaristes pour créer un personnage aussi borderline, entre son caractère solitaire et sa volonté de s’intégrer à un groupe, d’aider les membres de ce groupe malgré son évidente misanthropie. J’apprécie les efforts pour montrer un survivant qui survit seul dans la nature. T’aurais mis n’importe qui à sa place, ça aurait été larmes, appels à l’aide, résignation, mais Daryl s’est accroché à la vie. Il a montré cette détermination indispensable à tout bon survivant dans une apocalypse zombie. La mise en relief du personnage était juste excellente. Ou comment transformer un badass en véritable boule d’émotions, d’espérance et de réflexions. Rendre complexe ce qui semble simple. Bien joué.
Cette fois les scénaristes donnent une psychologie au Daryl par le biais d’hallucinations de son frère Merle (Les retrouvailles entre les deux vont être épiques je le sens) qui montre un peu dans quel genre d’ambiance le petit Dixon a grandi. Je tiens à saluer plusieurs choses : La non-utilisation de flashbacks. J’adore les flashbacks mais c’est un peu le genre de trucs faciles et pas forcément très bien amené. Vous allez me dire : « Mais, couillon, c’est pareil pour les hallus » - certes, mais les hallucinations ont cela de bon qu’elles ont un semblant de crédibilité, elles nous emmènent dans le subconscient du personnage, et ici on sentait bien le type qui ne pouvait pas s’empêcher de penser, de cogiter, de ressasser, alors qu’il était dans une situation de merde, et le voir faire preuve d’autant de niaque après avoir été au fond du trou, c’est admirable.
Seul bémol : Le zombie amateur de chaussures. Non, messieurs les scénaristes. Un zombie est con, mais pas au point de s’en prendre aux chaussures d’un type allongé et à moitié inconscient qu’il peut bouffer à sa guise. Je me doute que ça aurait été embêtant que Daryl soit mordu mais bon quand même… Régis le Zombie qui mange les chaussures restera dans les mémoires comme étant un parfait crétin zombiesque.
Le reste de l’épisode (car les autres personnages sont encore vivants, rappelons-le au cas où on l’aurait oublié) est consacré aux petits dramatismes de tout un chacun, Hershel et compagnie, Glenn et Maggie qui se passent des petits mots sous la table avec une discrétion digne de la police dans un film de Michael Bay. Table d’un silence super jouasse. On sent les hôtes accueillants et les invités conviviaux.
Le retour de Daryl au camp était marqué par l’entrée en scène d’Andréa la Badass. ELLE EST LA, MESDAMES ET MESSIEURS ! La Andréa au Sniper, la tueuse de zombies, Madame Génocide, la tueuse de trépassés, Super Blondie, bref notre amie à tous. Andréa voit Daryl sortir des bois, titubant, couvert de poussière, hagard (et surtout à l’autre bout de la ferme !!) et PAF elle lui tire dessus (mais fort heureusement ne le tue pas). Au final Daryl aura récupéré une poupée. La piste se resserre, après la nourriture fraîche et le petit lit dans le placard, voici la poupée. Soit il y a quelqu’un qui aime les poupées en chiffon, soit Daryl a flairé la piste de Sophia !
C’était donc mieux que la dernière fois. Encore que, la seule chose que je me remémore après deux semaines de cet épisode, c’est l’intrigue Daryl qui m’a grandement réjoui. Et surtout, la série n’est jamais meilleure que quand elle parle peu. Les passages silencieux avec Daryl étaient probablement les meilleurs, et en cela l’intervention hallucinatoire de Merle était peut-être malvenue mais c’était nécessaire, je pense, pour gonfler le personnage. Parce que mine de rien cette saison a fait du bon travail de remplumage des personnages. Hihi ça rime.
Note / B+
2x04 - Cherokee Rose
Cela n’était pas l’épisode du siècle. Bien que l’épisode soit resté dans une ligne convenable en comparaison de la saison 1, il était moyen sur sa longueur (on en revient toujours à cette pauvre saison 1) – mais moi je dis ça après comparaison avec le comics. La saison 1 sans avoir lu le comics était ok, avec le recul je dirais qu’ils ont mal exploité ce qu’ils avaient sous la main. Ici on a un épisode de transition dans tout ce que ça implique : Il ne se passe pas grand-chose, tout est dans l’optique de gagner du temps.
On a pourtant de belles scènes, pourtant. Shane à l’enterrement du mec qu’il vient de descendre, c’est fameux quand même. Il faut avouer que Jon Bernthal prend du galon sur cette saison (Il faut dire qu’il a de quoi faire) et que ses défauts de jeu de la saison 1 semblent bien loin. On a aussi Glenn et Maggie qui font zizi pan-pan dans la pharmacie… D’un côté je suis content que ça commence aussi vite cette histoire. Encore que c’est beaucoup plus cash dans le comics – pardon d’y revenir sans arrêt – mais dans le comics, ça se fait casuellement genre Glenn dit « Oh lala je suis en manque ! » et Maggie fait « Bah viens on va baiser ! » - presque texto hein ! – Bref on constate là, même pour AMC, mais une des limites de l’adaptation en série télé. Le matériel de départ est houleux, audacieux, d’une sincérité humaine affolante et la série télé, du fait qu’elle soit une série télé, bénéficie d’une liberté de ton, d’image et d’orientation scénaristique quasi nulles. C’est une série télé et ça doit en respecter les codes.
Regardez par exemple Tyreese. Tyreese n’aurait jamais pu passer en télé. Sa fille se suicide avec son mec, son mec se rate, Tyreese l’achève, le torture, lui démonte la gueule comme c’est pas possible puis le brûle. Et pis même toute l’embrouille avec Carol, ça serait pas passé du tout. Honnêtement j’ai peur pour Michonne dans le futur.


Mais je parle, je parle… et cet épisode alors ! Bon. Daryl repart en exploration pour trouver Pitite fille disparue. Un fil rouge qui commence à devenir un peu boulet. On espère que ça va vite se finir parce que bon… un peu relou. Même si Daryl fait des découvertes intéressantes et même si le personnage est toujours aussi cool (et Norman Reedus assure comme un bestiau), cette intrigue fait quand même la démonstration d’un manque d’idées sur la longueur qui est intolérable, là encore, quand on a une base comme le comics. Y’avait mille trucs à faire, ils ont choisi de rester dans des choses très classiques et ennuyeuses. Là encore, le fait que ce soit une série…
En saison 1, c’était peut-être la vie élastique là encore, mais au moins il se passait des trucs. On peut en dire ce qu’on veut, mais le coup du gang latino, mine de rien, ça faisait passer le temps agréablement. Là, on s’ennuie un peu, pour rester poli.
Bref.
Je dois dire que ce truc du zombie dans le puits était débile à souhait. « Jump the Shark » total quoi. On n’avait pas d’inspiration, on a posé ça là parce que voilà. (genre TG, c’est magique) Si encore ça avait permis d’amorcer quelque chose qui apparaît dans le comics plus tard, mais non même pas. C’est l’occasion d’un faux suspense, de grandes manœuvres complètement useless, genre « perdons un peu de temps », bref c’est ridicule. C’est marrant sur la fin mais ça fait vraiment scène cracra de service quoi. Pis on n’a pas peur pour Glenn une seule seconde en plus.
Tout le coup sur Lori enceinte aussi… *prend une voix de femme très irréaliste avec ma voix d’homme très grave* : « Euuuh Glenn, salut, j’suis la pouf de Rick. Tu vas à la pharmacie ? Ok. Tu peux me prendre quelque chose de SPECIAL et de SECRET à moi, la FEMME qui a DEUX MECS dont UN avec lequel je suis officiellement « EN COUPLE » et l’autre avec lequel je suis en « C’EST COMPLIQUE DEPUIS QU’IL M’A SAUTE DESSUS » ? Tu seras gentil, merci mon Glennichou !! »
(Mine de rien si Lori parlait vraiment comme ça, elle serait plus appréciée du public !!)
Je dois avouer que je ne comprends pas pourquoi Lori dans la série est aussi détestée. Ou alors si : Son rôle est très mal écrit DU FAIT que Shane soit toujours en vie. Les créateurs ont senti la liberté leur venir avec Shane et le souci c’est que le développement de Lori, pourtant crucial dans le comics, est ici entravé par le fait que Shane soit là. Fin je veux dire, sur combien de plages de commentaires de critiques télés je peux lire « I just want Lori to die » ? Quand même, quoi ! Alors que dans le comics y’a une empathie incroyable qui se crée pour le personnage parce qu’elle est le soutien le plus important de Rick… Rick qui dans le comics cependant, là encore, est un HOMME. Or, dans la série télé, il semble avoir perdu ses valseuses. Et c’est dommage pour Andrew Lincoln que Jon Bernthal lui vole à ce point le spotlight. Parce que désolé Jon mais Andrew est meilleur acteur que vous.
Tout ça parce que dans une série télé, il faut des trésors d’inventivité pour créer de la Drama et que le coup du « OMG mon mec et mon amant vivent à proximité de moi en permanence » bah ça fait de la tambouille exploitable. Comme tout va à deux à l’heure, c’est du tout bon, comme on n’a pas une grande liberté scénaristique, bah on reste des heures inutiles là-dessus, ça évite d’avoir à combler des trous…
Et puis bon il est bien gentil le Shane, il était génial à l’épisode précédent, mais là faut juste arrêter de se focaliser sur lui, revenir sur Andréa, Glenn et surtout Dale qui a besoin de développement, merde. C’est un des piliers du comics et là il est tout juste bon à balancer des répliques à deux balles. Je parle même pas de T-Dog qui est inexistant (à se demander si l’acteur est payé parce que là c’est limite un emploi fictif) puisque – o surprise – il n’est PAS dans le comics ! (et c’est pas plus mal qu’on le voie peu, l’acteur est nul !), de Carol – qui là encore pâtit de la présence de Shane. The Walking Dead a plein de possibilités, un matériel hautement exploitable, la série est dans la situation d’une fanfiction, elle devrait en profiter parce que pour le moment, même une fanfiction s’en sortirait mieux. Un épisode relativement passable au cliffhanger plus ridicule qu’autre chose.
Note / C
15x14 - The Poor Kid
Toute bonne chose a une fin, et cette saison 15 si excellente au demeurant devait bien s’achever. Cela n’a pas été sans fausse note (Je ne cite pas de noms) mais dans l’ensemble, à part un épisode terriblement mauvais, deux épisodes moyens niveau déroulement mais drôles, les 11 autres épisodes valaient la peine d’être regardés. J’ai vraiment trouvé cette saison excellente. Et cet épisode ne déméritait pas, offrant même à la saison la finalité la plus ridicule qui soit. Pour le meilleur et pour le pire !
Cela commence de façon toute naturelle, Kenny regarde une émission sur les pauvres. Surprise, ça s’arrête chez lui ! Ses parents se font donc arrêter. Ils sont « White Trash » et sont à présent « In Trouble » ! Kenny, son frère et sa sœur se retrouvent donc dans le torrent incontrôlable des familles d’accueil. Et quoi de mieux pour se sentir en sécurité qu’un responsable des affaires familiales qui fait des blagues sur la pédophilie dans une pièce remplie de portraits de clowns ? A coup sûr, Kevin, Kenny et Karen ont adoré cette petite séance toute mignonne.
C’était sans compter sur Cartman qui, en voulant à tout prix se foutre de la gueule de l’élève le plus pauvre, découvre qu’en fait c’est lui. Là où on pourrait s’attendre à un Danger Snobfog bis (Comme le résumé le laissait présager), il s’avère que Cartman, devenu pauvre, se met à envier Kenny et décide donc de faire arrêter sa mère pour aller dans une famille d’accueil… à Hawaï. Nan mais quand on dit que Cartman est con, attention : On ne fait pas un pléonasme, on émet un fait établi depuis des millénaires. On fait du 1+1=2 à fond les ballons. C’est aussi naturel que l’eau bout à 100 degrés.
Tout naturellement, Cartman est transféré à Greely dans la famille où Kenny et sa sœur ont été placés (Aucune trace de Kévin). Cartman découvre donc une vie pas aussi cool qu’il l’aurait crue. Et cette famille d’accueil constituée d’agnostiques extrémistes (très très drôles) qui ne jurent que par le Dr. Peeper, les oiseaux reptiliens géants et le fait que dans cette famille, on n’est sûr de rien, pas même des ingrédients exacts du Dr. Peeper ou de l’existence de l’oiseau reptilien géant.
Je vous ai dit que j’adorais cette série mais genre comme si c’était l’homme ou la femme de ma vie ? Vous le savez maintenant. South Park peut venir me b**ser, my body is ready !
Cet épisode ne s’arrête jamais. C’est Non-stop des gags très situationnels, très subtils (Cartman qui fait un numéro musical de 20 minutes avec feux d’artifice pour se moquer d’un enfant pauvre par exemple) avec une touche d’actualité (Le scandale de Penn State University) et quelques petites originalités sympathiques (La joute entre le mec des services sociaux et Cartman qui est hilarante de bout en bout) et une bonne intrigue. Cette saison a vraiment été celle de la solidité. Si la première partie de la saison était quelque peu fragile du point de vue des scénarios (Sauf pour Crack Baby Athletic Association et You’re Getting Old) cette seconde partie de saison a vraiment été, pour chacun des sept épisodes, une réussite totale niveau intrigues.
Ici ça n'était pas d'une complexité folle mais c'était bien mené, de bout en bout. Tous les éléments étaient utiles à leur manière. Cartman était drôle, Kenny était drôle, même Kyle (Qui fait remarquer à Cartman son défaut de prononciation aka Mes nerfs sont reliés à mes cordes vocales, quand je m'énerve rien ne va plus). Cet épisode faisait parfaitement son travail, et comme la plupart des épisodes de cette saison, il avait ce petit quelque chose en plus, ce mélange entre ancien et nouveau. Cette 15ème année était l'Année des Fans et South Park leur a fait grandement plaisir.
Ce qui m’a également plu dans cet épisode c’est l’intervention de Mysterion alias une des meilleures trouvailles de South Park ces dernières années. Mysterion permet d’approfondir le personnage de Kenny comme jamais, et cet aspect protecteur vis-à-vis de sa famille, cette intervention qu’il se permet d’avoir afin d’améliorer sa vie et celle de ses proches transforme Kenny qui passe de simple chose mourante à badass de la vie quotidienne. Et j’ai adoré ses scènes avec Karen. Non seulement c’était magnifiquement écrit mais en plus c’était mignon comme tout. Et Kenny/Mysterion a grandement contribué à la grandeur de cet épisode.
Car voilà, la saison s’achève dans de grands éclats de rire, cet épisode était grandiose et… et en toute honnêteté, la fin de cet épisode à elle toute seule justifie le visionnage des 15 saisons de South Park. C’est vrai. Je ne suis pas sous acide. Faites-le. C’est radical.
Note épisode / A
Note Saison / A tendance +
15x13 - A History Channel Thanksgiving
Ce 222ème épisode de South Park était quelque peu déroutant à mes yeux. Je n'y ai pas retrouvé le punch et la drôlerie symptomatique des épisodes précédents. C'est dommage parce que le sujet de départ semblait intéressant, mais l'épisode se perd ensuite dans une parodie d'épisode dont il aurait largement pu se passer et son montage erratique donne une impression d'épisode compressé, d'épisode qui enchaîne des scènes rapidement sans prendre du temps, ce qui le dessert grandement.
Le début est tout à fait OK. A mes yeux la meilleure réplique de cet épisode est prononcée par Butters : « Thanksgiving was about murder ? ». Là où on pouvait s’attendre à une espèce de pugilat sur l’obscurantisme dans l’enseignement de l’Histoire américaine, on assiste en fait à une diatribe contre le mélange entre les faits historiques et les allégations tendancieuses.
En effet, l’Histoire n’est pas elle-même assez floue et assez basée sur des hypothèses et des suppositions, il fallait en plus que les chaînes américaines d’Histoire se mettent à incorporer dans leurs documentaires des suppositions farfelues pour faire – c’est soit ça, soit ces gens sont stupides (ce que l’épisode semble penser) – de l’audience. Or ces suppositions ne font que confuser une histoire déjà confuse (on le voit bien en France, quand des gens émettent des doutes sur des évènements pourtant prouvés et éprouvés) et le travail de ces gens est donc plus que tendancieux.
Dans cet épisode, nos quatre gamins sont donc menés en bateau par la chaîne historique qui leur dit donc que les alien étaient à Thanksgiving et que ce sont eux qui ont intégré le concept de farce. De farce de dinde, s’entend. Parce que comme avant 1630 on n’avait jamais entendu parler de farcir une dinde, ces queuneuneus en déduisent que c’est extraterrestre.
Et surtout, admirable boucle : Les gamins apprennent de la chaîne historique ce qu’ils rediront ensuite à la chaîne historique qui le reprend à son compte et en tire des conclusions encore plus débiles. Cette exagération était compliquée mais bien menée. Le serpent qui se mord la queue. En gros South Park nous dit que ces gens sont tellement cons qu'ils sont incapables de reconnaître les conneries qu'ils ont eux-mêmes dites quand on les leur ressort. Fameux.
Cette partie de l’épisode était bonne. On a droit par un adroit mélange entre les documentaires et la mise en relief de leur enseignements par des faits qui se traduisent en remarquables apophénies…
*Minute Wikipédia* En psychiatrie, une apophénie est une altération de la perception, qui conduit un individu à attribuer un sens particulier à des évènements banals en établissant des rapports non motivés entre les choses. Tout lui parait avoir été préparé pour lui : pour tester s'il remarque ces bizarreries, etc.
... donc une mise en relation de choses banales entre elles. Sauf que l'épisode a pris le parti que tout soit vrai. Donc là où Kyle croit se foutre de la gueule des scientifiques avec ses sarcasmes, il s'avère en fait qu'il est un grand professeur (Kyle Broflovsky Ph.D, s'il vous plait) dont la parole est sagesse. Tout cela était part des grandes forces de l'épisode, et si on en était resté là, c'eut été parfait, merci.
L'épisode perd malheureusement en force lorsqu'on assiste à la chute de l'alien Pilgrim sur terre. Déjà, les effets spéciaux sont surréalistes, hallucinants, on en vient presque à se demander ce qu'on regarde, on regarde autour de soi... "non, pas de crack, tout va bien"... On se demande presque à quoi ça sert, on apprend ensuite l'existence d'un monde alien, un lien avec Natalie Portman (passionnant évidemment...)
Le pire c'est quand même le montage de l'épisode qui est au bord du scandale. La scène du départ semble amputée tellement elle est brève. Sans raison en plus. L'épisode fourmille de scènes différentes, éclair, pas toutes très utiles (les nombreux passages sur les planètes sont juste gonflants au possible) et à côté de ça on se permet des longueurs abrutissantes avec l'alien pèlerin, les tergiversations avec la History Channel sont inintéressantes, le lien avec Portman est capillotracté et motivé par la parodie de film qui va avec (Thor donc) mais cela justifiait-il qu'on perde du temps avec une scène de dîner parce que madame tergiverse ? Heureusement que ça redevient amusant au moment où madame, pudiquement cachée derrière un rocher, lève ses gambettes vers le ciel, projetant son rayon téléporteur.
Un élément de l’épisode qui était amusant c’est ce type blond, 1/16ème cherokee. Dans le genre gros naze y’a pas mieux. Ce genre de poseur ethnique « oui moi j’ai du sang américain/italien/polonais », on en connait tous, on l’est peut-être nous-même (regarde ses origines italiennes de loin) alors que la plupart du temps on connait à peine le pays ou la culture en question… Et dans le cas des cherokees il y a surtout une souffrance.
Cet homme se targue d’être indien, et il se sent obligé de se faire leur porte-parole, jusqu’à veiller au respect scrupuleux de leur histoire, mais a-t-il la moindre idée de ce qui est arrivé à ce peuple ? Pourrait-il traverser la moitié des souffrances qu’il a endurées ? Pas sûr. Et le fait que ce soit le super-pèlerin de l’espace qui le tue n’est absolument pas anodin.
C’est un épisode convenable. Il y a du bon, mais en comparaison du reste de la moitié de saison, c’est un épisode inégal : relativement solide mais rempli de lourdeurs. La fin est tout à fait valable mais on passe par pas mal de scènes inutiles, sans intérêt, ennuyeuses pour y parvenir. A History Channel Thanksgiving est un bon épisode de South Park mais qui aurait mieux convenu à la saison 13 ou 14 par exemple. Cette saison 15 toute en épisodes audacieux n'avait pas besoin d'un délire aussi alambiqué et aussi aléatoire. Si on compare avec les épisodes précédents, y compris Bass to Mouth, le délire avait au moins le mérite d'être dans une logique donnée et de ne pas en dévier. Ici on part dans tous les sens et cela dessert clairement une idée de départ pourtant excellente.
Même si l'inventivité propre à South Park y était, je pense que South Park peut faire largement mieux.
Note / B-
15x12 - 1%
Après You’re Getting Old/Ass Burgers, sur les forums (Français comme américains), nombreux étaient ceux qui étaient déçus que South Park n’ait pas pris de risques, n’ait pas osé le changement radical qui s’imposait à elle après un chef d’œuvre comme You’re Getting Old (Qui se paie le luxe d’être un des dix meilleurs épisodes de la série selon TV.com) c’est dire si les espérances étaient fortes.
Pourtant, si je vais faire un commentaire long et détaillé de cet épisode absolument magistral, c’est bien parce que You’re Getting Old a apporté un souffle nouveau à South Park. Qui peut le nier ? Les cinq précédents épisodes étaient d’une richesse et d’une finesse qu’on n’avait plus vu depuis longtemps dans South Park. Je parle déjà de la saison 15 à mes amis comme étant la meilleure depuis la 11 (Exception faite de Funnybot bien sûr) et je pense que jusqu’à la fin, jusqu’au 16 novembre, ce constat restera vrai. Cette saison fait beaucoup de bien à South Park, cet épisode en est la preuve indiscutable.
On peut donc dire que Cartman a son « You’re Getting Old ». Cartman grandit, Cartman se développe. Cet épisode aurait pu s’intituler « Voyage au centre de Cartman ». L’intrigue Cartman de cet épisode, si elle est probablement ce qu’on retiendra majoritairement, commet l’exploit d’être à la fois d’une absurdité crasse et d’une complexité monstre.
Cartman démontre l’étendue de sa folie mais également son ampleur et ses circonvolutions. En même temps on prend conscience finalement que tout cela n’est qu’une métaphore du personnage. Il est forcé de grandir comme ses camarades. Il doit passer un cap. Accepter qu’il est moins bon que ses camarades en gym, accepter de ne plus être un enfant, de devoir changer, de devoir grandir.
La mort consécutive de ses animaux en peluche est un symbole relativement éloquent. Cartman ne peut pas s’exprimer lui-même, seulement par le biais d’animaux en peluche. Cet enfant est perturbé, il ne sait pas exprimer ses sentiments, il le fait par le biais de poupées comme s’il avait besoin d’un porte-parole. Cette situation ne pouvait plus perdurer, il y a mis fin. Grosse évolution. Ces peluches étaient une partie intégrante de l’univers de Cartman (Artémus Croa du moins, dans l’ensemble de la série) et leur disparition va forcément causer un vide.
Et dans cet épisode, on a quand même un extraordinaire numéro de narrateur auquel on ne peut se fier. Les choses lui arrivent MAIS on n’a jamais la certitude qu’il en est la cause ou pas. La fin de cet épisode est aussi perturbante que celle de Gros Cul et Tête de Nœud dans son genre. Mais d’une façon bien plus intrigante. D’aucuns vont dire que c’était facile – pas du tout. Il fallait oser un tournant narratif aussi audacieux.
Au final, cette intrigue s’achève de la façon la plus tordue qui soit, totalement South Park dans le concept. Cartman ne perd rien de ses qualités, c’est toujours un psychopathe-sociopathe-raciste total (Pourquoi s’installer chez Token ? Parce que les noirs sont intouchables à présent !) et tout le début de cet épisode était absolument génial. On remarquera quand même que tout cela démarre en numéro de mauvaise foi pour finir vers une amère réalisation. Et avec un grand nombre d’excellentes scènes. L'enterrement, la dinette, la truculente scène finale... Du tout bon et surtout qui sait maintenir une ambiguité omniprésente de bout en bout.
Le débit de cet épisode permettait aussi le développement d’une intrigue plus satirique mais non moins excellente : La parodie de Occupy Wall Street. Tout y passe et c’est un festival de bonnes scènes. Butters et Jimmy en ambassadeurs c’est déjà énorme (tant ils sont mauvais pour ça) mais l’effervescence absolument idiote des journalistes, la multiplication des lieux d’occupation (J’ai vu la liste sur le Wikipédia anglais c’est hallucinant), l’indigence du message (Butters et Jimmy n’ont presque rien à dire), Michael Moore en renfort (dans toute sa grasse), bref c’est « Beaucoup de bruit pour rien » mais en plus drôle, sans oublier la lutte des classes (un double-sens terriblement recherché et en cela complètement ridicule – mais dans le bon sens) et le casse-tête mathématique absolu que représente ce 83% contre 99% (j’en pleure encore tellement j’ai la migraine.)
Si je résume, on a une splendide intrigue Cartman magnifiquement solide et une satire d’un mouvement d’occupation dans toutes ses coutures les plus grossières. Eh bah c’est un gros Oui, South Park, continuez comme ça, continuez à nous gaver d’épisodes aussi riches, cette seconde partie de saison 15 est d’ores et déjà sublimissime, riche, fournie, puissante, percutante… Je suis à nouveau sous le charme !
Note / A+
2x03 - Save the Last One
"Où que vous alliez, où que vous soyez,
Soyez heureux, en bonne santé et content de revenir à la maison"
Le sacrifice. Une leçon vibrante de courage et d’altruisme. Le fait de se sacrifier, de renoncer à tout pour sauver d’autres vies, pour le bien de tous, c’est quelque chose d’admirable. Qu’on ne peut que louer. C’est LE truc typiquement américain par excellence. La notion de sacrifice implique une bonté d’âme absolue de la part de la personne. « Pour que vous viviez, pour que vous continuiez votre vie de tous les jours, moi, je donne ma vie, ce que j’ai de plus précieux ». On ne peut qu’éprouver de la considération et remercier en se flagellant d'être incapable de faire pareil. Et s’assurer que la personne ne soit pas morte pour rien en se souvenant toujours du bien qu’elle a fait. En se souvenant qu’il a agi en héros.
Bien sûr, il y a une subtilité entre « Se Sacrifier » - ce qui est très bien, et « Être sacrifié » ce qui est horrible.
Être sacrifié ça veut dire être laissé derrière, laissé pour compte. Réduit à l’état de pion, de pièce de viande qu’on balance aux tigres pour qu’ils cessent de nous poursuivre. Le fait de sacrifier un être vivant pour sauver sa peau est indiscutablement un acte d’un grand égoïsme, sans la moindre moralité, impardonnable et ce pour quelque raison que ce soit.
Pour ceux qui reprochaient à Walking Dead de ne pas développer assez ses personnages *lève la main, coupable* cet épisode est une épique raclée *ouch*. On a uniquement du développement de personnage pendant une heure. Glenn, Dale, Daryl et Andréa vivent un épisode riche en enrichissements. Glenn retrouve l’usage de la parole pour quelques scènes notamment deux excellentes scènes avec Maggie, la fille d’Hershel. Par bonheur pour moi, l’alchimie entre les deux acteurs était parfaite.
Daryl s’impose comme un grand seigneur en tentant de rassurer la Carol (qu’elle est chiante à pleurer dans son van) et en aidant Andréa à retrouver le chemin de la non-morbitude. Merci monsieur Dixon. Et le message sur le zombie pendu était poilant ! Dale est cool comme d’hab. J’ai hâte qu’Andréa lui pardonne. Les deux personnages évoluent grandement dans cet épisode.
Rick et Lori, bah ils étaient bien. Très convaincants en parents paumés. Le Hershel était en mode docteur, très rassurant – au moins autant qu’un Doug Ross – mais si Scott Wilson, mais si ! – Je ne me lasse pas de Chandler Riggs, continue comme ça, petit tu es génial. Mon cœur s’est arrêté au moment où tu as arrêté de parler à Sarah Wayne Callies. A-rrê-té. Littéralement. Fabuleux. D’une crédibilité monstre. Tu as un bel avenir devant toi, petit, je suis formel.
On termine avec le Shane parce que c’est mythicos de chez mythicos. Au début de l’épisode, le Shane, il gaspille l’eau d’une douche chaude (Ah ça c’est moche) et il se tond les cheveux. On se demande pourquoi et surtout pourquoi un Cold Open sur ça. D’habitude on a un petit flash, un truc anodin… mais là c’est utilisé avec brio. Avec assez de brio pour nous faire nous demander qu’est-ce qui se passe. Les scènes dans l’école sont géniales, toutes. C’est de la bonne action-zombie comme on en attend dans Walking Dead. Shane et Otis font un très bon duo. A hauteur de comics, ces deux-là ne se sont jamais rencontrés pourtant. Mais leur petit travail d’équipe est tout à fait sympathique ici, les auteurs se sont bien démerdés pour qu'on stresse pour eux et qu'on les voie solidaires, s'entraidant pour se sortir de cette merde.
Le titre de l’épisode est « Save the Last One » et à juste titre, car le but de nos deux explorateurs du futur est de sauver le dernier espoir qu’il reste à Carl, à Lori qui désespère complètement, à Rick qui commence à chanceler aussi… Shane et Otis font de grosses chutes et se font mal aux jambes, il n’en faut pas plus pour qu’ils boitent alors qu’ils sont poursuivis par des zombies. C’est pas cool ! Alors quand pour la dernière ligne droite, ils se retrouvent sans balles avec des zombies (qui peuvent courir) à leurs trousses, qu’ils ne sont pas sûrs de pouvoir y arriver, qu’il y a le stress…
Quand Shane est revenu, j’étais sûr qu’il était arrivé une couille. La pauvre Patricia… Rick accueille son BFF en héros (Qui pourrait l’en blâmer ? Qui va mettre sa parole en doute ? Il revient avec le matériel tant espéré !), Lori est toute en pardons et en alleluiahs, Shane est un héros. Maggie vient lui porter des affaires pour la douche, les Greene et Patricia pleurent Otis (la réaction de Maggie quand elle l’apprend est très belle. Cette femme a un très beau regard). Shane monte, se dessape, se regarde dans le miroir, regarde cette image troublée par la vapeur.
Et là, il voit un homme très sale, un homme qui va avoir besoin de se laver. Très sérieusement. Un homme qui doit se raser les cheveux avant qu’on ne se doute que des zombies ne peuvent pas arracher à pleine poignée une touffe de cheveux pareille. Un homme qui a tiré dans le genou d’un autre, qui s’est battu avec lui, qui l’a laissé en pâture aux morts-vivants pour s’en sortir. Un homme qui a laissé de vieilles rancunes idiotes, un instinct de survie primaire et bestial l’emporter sur l’entraide humaine la plus naturelle. Shane Walsh, vous êtes un homme très sale, et ce que vous avez fait, ce que vous avez commis pour vous tirer de là, quand bien même c’était pour sauver un enfant, quand bien même c’était motivé par le fait que ce qui est arrivé à cet enfant était la faute d’Otis, quand bien même, ce que vous avez fait là, eh bien croyez-moi, cela vous retombera dessus.
Je l’espère chaudement d’un certain côté, et d’un autre côté j’aime cette nouvelle épaisseur que vous avez prise en quelques minutes, cette noirceur que vous avez endossé tout d'un coup. Mais je ne regrette absolument pas d’avoir prononcé un vibrant « Oh le fils de… » à la fin de cet épisode.
Vous le méritiez, en quelque sorte.
Note / A+
15x11 - Broadway Bro Down
Les comédies musicales. Un phénomène américain cristallisé par Broadway. En France, c’est synonyme de chansons pas terribles, de shows quelque peu pitoyables, cheaps, tous réalisés par les deux-trois mêmes personnes, ce qui donne des choses d’une qualité plus ou moins appréciable. Mais je doute qu’en France ils aient les mêmes effets que ceux décrits dans South Park. J’veux dire, ça se saurait, ces comédies auraient un succès plus important.
Je l’ai dit précédemment (pour Ass Burgers plus précisément) mais South Park aime à déformer la vie de façon si subtile que la transition « Vie-South Park » devienne aussi évidente que deux plus deux. Ainsi, entre « potes qui regardons South Park », les délires prennent alors corps dans la vie réelle. On croise un rouquin ? « Il n’a pas d’âme ». Un biker passe dans la rue ? « Quel bruit elle fait, cette fiotte ! ». Quelqu’un est chez Apple ? « Lis bien le contrat d’utilisation avant de signer ! ». Eh bien à présent, quand quelqu’un parlera de comédies musicales, on pourra dire « Je suppose que ta copine t’a fait une pipe après coup » ou si c’est une fille « Tiens, t’as la bouche propre, pourtant ».
C’est horrible mais ainsi la vie est faite. Regarder South Park, c’est gagner une intelligence subtile face à la vie, une ironie qui fait qu’elle devient plus supportable. Eh oui.
Un épisode sur les comédies musicales c’est un risque. South Park aurait pu faire dans le facile, mais le vécu obtenu en la matière par Trey Parker et Matt Stone précédemment (9 Tony Awards me semble t-il, c'est genre un succès d'estime tout au plus. Je plaisante, ils ont cartonné, ces cons !!) leur a permis d’élaborer un épisode particulièrement recherché et intéressant. L’épisode commet qui plus est un exploit final tellement péteux d’audace que c’en est bluffant. Ce genre d'épisode qui vous laisse sur le cul à la toute dernière seconde, un de ces épisodes que South Park réussit magistralement de manière générale.
Donc Randy et Sharon font des trucs ensemble pour le bien de leur mariage, et ils vont donc voir des comédies musicales… quand Randy apprend que cela peut donner à Sharon des idées libidineuses grâce aux messages subliminaux des musicals de Broadway. Et bonjour les messages subliminaux quand, en pleine chanson tu entends des « Fellation » tout haut. Randy est tout surpris, et le pire c’est que ça marche. Randy, tout excité par une virée à New York, décide de ramener Brodway à South Park et d’écrire sa propre comédie musicale. On s'demande bien à propos de quoi qu'ça va être !
Nos auteurs fétiches ont été aidés par Robert Lopez, un confrère de Broadway pour les numéros musicaux et autant dire que c’est un sans-faute. Les musicaux avec les petits messages subliminaux sont déjà exceptionnels, mais alors la comédie musicale de Randy c’est juste excellent. Randy ne maîtrise pas les subtilités métaphoriques qu’ont les vrais auteurs de comédies musicales et c’en est hilarant de voir à quel point c’est balourd, mal amené et grivois. Voir un homme dire à une jeune fille « Une bonne turlutte se fait avec le cœur alors à genoux et mets du cœur à l’ouvrage ! »… C’est à la fois du niveau d’un nanar érotique et totalement indigne d’une comédie musicale digne de ce nom. Sauf si elle est française. Mais c’est hilarant. Franchement je ne pensais pas que cet épisode serait si drôle en voyant les résumés et la preview.
Idem, voir les pontes de Broadway donner rendez-vous à Randy dans un Hooters (C’est quand même pas un resto super classe, même moi qui ne suis pas américain, je le sais !), lui expliquer qu’il va bousiller Broadway, là on s’attend à une espèce de lutte débile entre Randy et les mecs de Broadway. PAS DU TOUT ! Il y a « Bro Down » (Impossible de ne pas penser à Barney Stinson), aka une battle verbale sur le parking de Hooters, très animée : « What makes you the authority, bro? » « West Side Story, bro! Sweeney Todd, bro! ». Stephen Sondheim, qui avait complimenté Parker et Stone depuis Bigger, Longer and Uncut, se voit ici remercié de la plus belle des manières. Et dans South Park, voilà Randy qui boit des choppes de bière avec Andrew Lloyd Webber !
On a une B-Story sympa avec Shelley (étonnant !) qui se fait un copain. La première scène chez les végétariens est juste géniale, mais plus encore la petite chanson au ukulélé. On hésite entre dire que c’est pitoyable ou trop mignon. Evidemment, l’intrigue vient heurter frontalement celle de Randy quand Sharon emmène Shelley et Larry voir une comédie musicale. Vous imaginez la tête de Randy quand il croit que sa fille et son pote vont… Enfin vous avez suivi.
Randy tente le tout pour le tout pour sauver l’innocence de sa fille mais il se fait virer du théâtre. En passant devant un magasin, l’évidence lui apparaît : il doit se déguiser en Spiderman et mettre fin à la comédie musicale en se balançant dans le théâtre (Logique - enfin je connais des gens pour qui ce genre de choses est du domaine de l'habitude !). L’enchainement des scènes est juste parfait et notamment l’explication dans la voiture avant d’arriver à Denver est juste génialissime. Sharon qui réalise tout d’un coup que sa vie sexuelle est conditionnée par les artistes de Broadway…
Finalement tout est bien qui finit bien (sauf pour ce pauvre Larry, moyennant des excuses absolument mythiques de Randy), Randy et Sharon se réconcilient sur l’oreiller et on assiste alors à une scène finale qui rationnalise d’un coup tout l’épisode en quelque chose de très intéressant.
En effet il s’avère que tout l’épisode était voué à ce que cette scène finale n’apparaisse : Une pub pour « The Book of Mormon », la comédie musicale de Trey Parker et Matt Stone, moyennant un message : « Vous aurez une turlutte ». Si ça c’est pas une méga pub ! Un épisode entier voué à encourager les hommes à aller voir leur comédie musicale en couple avec la promesse que leur copine sera super chaude ensuite. L’épisode s’avère donc être ni plus ni moins que ce qu’il prétend dénoncer dans cet épisode.
Magnifique mise en abyme et magnifique épisode très surprenant quand comme moi on s’attendait à quelque chose de très sérieux et de finalement très ennuyeux. Cet épisode avait un style, une aura bien à lui, ce qui en fait un des meilleurs épisodes de South Park et avec « Crack Babies », un des meilleurs épisodes de la saison tout court.
Félicitations, South Park ! Cette saison 15, jusque-là, est majoritairement de très bonne qualité, il ne reste que trois épisodes, évitez de vous foirer (ce serait ballot !)
Note / A+
2x02 - Bloodletting
L’opinion qu’on peut se faire de cet épisode est duelle : Si on regarde Walking Dead pour les zombies, on va détester. Y’en a à peine pour deux scènes et ils font même pas peur. Si on regarde Walking Dead pour les personnages, pour ce qui leur arrive, pour la bonne Drama, on va apprécier cet épisode. Si en plus on a lu le comics, on va encore plus aimer.
Déjà, appréciations personnelles : L’acteur qui joue Otis = J’approuve. Vince a fait ses preuves, je l’ai vu dans un épisode de House où il était patient, et c’était honnêtement un des meilleurs de la saison 3 (un des plus marquants du moins). L’actrice qui joue Patricia (sa femme) : Ok aussi. Je la trouve bien. Ok, ça n’est pas le personnage le plus marquant mais moi je l’aime bien, la Patricia. Maggie est cool aussi, l’actrice est pas mal et elle m’a fait une bonne impression. Hershel j’étais sceptique au début mais finalement après vision, j’approuve. Mais ensuite : WTF !! Pourquoi avoir supprimé ce brave petit Billy, cette brave petite Lacey, ce brave petit Arnold… Bon, pour Lacey et Arnold, c’est juste de la bouffe à Zombies, osef. Mais BILLY ! Mon petit Billy !! Je l’aime bien, le Billy, moi ! Je veux mon Billy !! Pas de ce Jimmy et de cette Beth qui sort de nulle part, là !! Dépêchez-vous de mourir !
(Voilà, ça c’est un mec qui a trop lu et relu le comic et qui s’est trop attaché aux personnages.)
J’ai aimé cet épisode. Il introduisait de bonnes choses comme de la bonne drama entre Shane et Rick (Andrew Lincoln et Jon Bernthal sont juste excellents ensemble), des nouveaux personnages qui assuraient pour leur première... On laissait de côté Lori et ses petits soucis avec Monsieur « Je t’aimais mais tu m’as menti et je ne t’aime plus blablabla », on se concentrait sur « OMG j’avais oublié je suis une maman » et ça n’en était que mieux.
Et bon sang, Scott Wilson, je vous aime. Vous nous faites un très bon Hershel, et c’est TELLEMENT un de mes personnages préférés du comics et vous l’habitez avec tellement de justesse… Surtout, j’adore comme vous collez au Hershel du comic, niveau personnalité. Y’avait plein de sous-entendus dans votre monologue (Le sentiment que tout va se terminer notamment) qui laissaient à présager ce qui va se passer plus tard et c’était trop bien. Je vous aime !
Oui donc bon vous avez tous compris, ce billet va être absolument subjectif. Ok, y’avait pas masse de zombies (Ding Ding la fin de l’épisode, là !!), ok y’avait pas mal de trucs mauvais (TéChien qui souffre mais qui veut se barrer, Dale qui la joue Papa Docteur, Andréa qui re-manque de mourir, Glenn toujours neurasthénique, Carol presque absente) mais y’avait aussi plein de bons trucs !
L’arrivée de Maggie à cheval par exemple c’est une scène géniale. Y compris Daryl qui tue le zombie en lui disant de la fermer. So Badass !! (Norman Reedus, vous êtes tellement à votre place dans cette série, je le répète). De même, je dois absolument féliciter Chandler Riggs UNE FOIS DE PLUS. La scène où il se tord de douleur quand Hershel lui extrait le fragment de balle était absolument insupportable ! Ce gamin était d’une crédibilité hallucinante, je n’aimerais pas être ses parents, il doit savoir faire semblant d’être malade comme un pro !
Idem, la scène où Lori arrive avec Maggie était MA-GNI-FIQUE. Très belle. Très bien orchestrée. Et Sarah Wayne Callies a assuré dans la scène où elle se couche aux côtés de son fils. Par contre son coup de parano quand elle apprend qu’Hershel est juste vétérinaire, bon… peut mieux faire, cocotte. Moi quelqu’un qui peut sauver mon gosse, je m’en fous qu’il soit véto ou radiologue, tant qu’il sait presque quoi faire, ça me va…
Niveau des personnages, ça avance bien, on reconsolide la relation Shane/Rick, la relation Rick/Lori, Shane semble oublier ses idées de fuite, cool, Daryl aide T-Dog, Dale s’inquiète pour T-Dog, personne ne s’inquiète pour Carol (bon si un peu), Glenn est muet ou pas loin (Rhaaaah pourtant il est cool le Glenn !! Pis merde c’est pas comme si Steven Yeun avait été le pire acteur de la saison 1 !), Andréa avance mais si peu… Mais j’ai senti des améliorations dans cet épisode, sensiblement par rapport au premier. Ça sentait un peu Lost dans la construction mais c’était tout à fait dans le style des meilleures tranches de la saison 1. Donc j’approuve, j’adhère, je prends. Saison 2 en bonne voie malgré un rythme un peu lent, mais le cliffhanger de dingue répare ça sans problème.
(Cet article était nul de chez nul !)
Note / A-
15x10 - Bass to Mouth
Avec « Bass to Mouth », South Park a vraiment atteint des sommets. Des sommets de je ne sais pas quoi, mais des sommets. C’était proprement débile, il faut le dire. Quand je dis "Proprement", je signifie bien que le doute n'est pas permis, c'était vraiment débile.
Ça commence de façon presque normale et innocente pour devenir légèrement barré au bout d’un moment (Disons, l’apparition de Wikileaks) pour au final aboutir à un bouquet de scènes plus débiles les unes que les autres. Mais genre même pour South Park c’est trop débile. A ce point-là. Au point qu’intérieurement on pousse des WTF affolés, du genre « mais nom de Dieu, qu’est-ce que je suis en train de regarder ?!! »
Ca n’en reste pas moins une belle performance épisodique. Sachant que le but de South Park c’est quand même de faire rire, cet épisode remplit plus que bien son office. La partie la plus efficace est celle entre Cartman, Mackey, Victoria et Adler. Le sujet des ragots qui détruisent des vies est traité de façon un peu expéditive mais à la limite on s’en fout un peu. Les enfants font tout le travail et ça suffit amplement, et d’un point de vue satirique, la réaction des adultes complètement flippé à l’idée que leurs conneries leur retombent dessus est amplement suffisante.
Cartman donc qui devient le conseiller de l’administration de l’école et c’est juste jouissif de voir Mackey et Victoria prêts à suivre les plans de notre petite tumeur préférée. L’épisode comporte un fort taux de laxatifs, d’autant plus en chiasses impromptues. L’intrigue est à prendre avec des pincettes : Un rat, Wikileaks, alimente un site d’infos trash sur les enfants de l’école. Ce rat s’avère être le frère de Lemmiwinks qui a retrouvé une vie normale d’animal de compagnie. Il est informé par ses alliés, le Prince Grenouille, le Poisson Sacha et le Prince Moineau, que ce frère qui a choisi la voie du mal et que son destin est de le tuer. Jusqu’ici, rien d’anormal. Si si, j’vous jure. Les enfants, eux, constatent peu à peu les méfaits du site de ragots, y compris Stan, accro aux raies des filles. Non, pas aux raies capillaires, non…
Les trois fantômes prennent conscience que Lemmiwinks, écrasé par son destin (et surtout c’est une gerbille à la con et il s’en FOUT), ne peut se résoudre à aller tuer son frère, et ils doivent donc faire appel aux enfants, ce dont se charge volontiers le poisson dans une scène absolument dantesque où Monsieur le Poisson Fantôme Volant ne peut s’empêcher de raconter à des enfants qu’il a abusé sexuellement d’une adolescente saumon avec laquelle il a exécuté la pratique sexuelle qui donne son nom à l’épisode. Pendant ce temps, Mackey, Victoria et Adler réfléchissent à un moyen de tuer Cartman afin de détourner l’attention de leur tentative d’empoisonnement aux laxatifs sur toute l’école en camouflant ça en suicide et donc en jetant Cartman sous un bus.
Je vous JURE que c’est VRAIMENT dans l’épisode !!! C’est vous dire à quel point c’est n’importe quoi ! Mais mine de rien c’est drôle !
Les enfants, menés par les fantômes, vont donc chercher Lemmiwinks, prendre le bus jusqu’à l’école, écraser Cartman, balancé par Mackey qui va lire une lettre de suicide absolument poignante tout ça pour ensuite être menés par Mackey jusqu’à l’école sur fond de musique épique (ou conne, c’est selon) pour que Lemmiwinks puisse affronter son frère blond (Oui c’est un rat blond, il a la coiffure de Julian Assange en fait. Oui, je sais, oui…) qu’il tue.
Tout est bien qui finit bien, Cartman a survécu à son « accident » de bus, et il se vengera en beauté sur un Mackey qui décidément, la prochaine fois, ne demandera rien à Cartman tout court, lui foutra la paix ou une bête heure de colle. Les couloirs de l'école élémentaire de South Park s'en souviendront longtemps...
Un épisode grandiose, au final, devant lequel on s’assied, on se relaxe et on apprécie, ce qui ne fait pas de mal par les temps qui courent. J’ai a-do-ré !
Note / A-
8x03 - Charity Case
Le moins que je puisse dire c’est que House peine à me procurer de bonnes ondes. J’ai l’impression que ma série préférée tourne en sous-régime. Les deux premiers épisodes n’étaient pas si convaincants que cela, et celui-ci peine à me convaincre. Le fait est que le sujet était de l’ordre du déjà-vu et que comme il prenait toute la place, c’était compliqué de séparer cela du reste.
Outre de bonnes interactions entre les personnages, on n’avait pas grand-chose à se mettre sous la dent, c'était pas super énergique et décidément la série n'est jamais plus frustrante que quand elle reconstruit peu à peu son cast, ce qui est devenu récurrent et finalement assez lassant.
Wentworth Miller en Guest Star, aussi. Alors bon, ok, il est bogoss (dans une autre dimension peut-être…) mais dans House, une série qui vous rend dingue de mecs comme Hugh Laurie ou Robert Sean Leonard, des jeunots gonflés aux protéines avec un regard bovin et un visage de poupon Lansay, non quoi. Ici, on juge les gens à leur jeu d’acteur. Pas au taux de testostérone par scène.
Il a été très moyen sur tout l’épisode sauf sur la scène avec Olivia Wilde qui était très, très bonne. C’est simple, on comprenait en même temps qu’elle et on regardait son visage de benêt à lui, c’était parfait, à croire qu'il a été choisi uniquement pour tournet cette scène précise parce que c'est vraiment la seule où on sent quelque chose de très intéressant dans sa manière d'acter. Mais tout le reste c’était à chier. Quand il ne peut pas taper ou jouer les gros bras, ce mec est aussi bon acteur qu’une biscotte.
Le reste… Robert Sean Leonard est de nouveau bon, la faute à une écriture réussie sur cet épisode où son rôle était très sympa (Comme quoi quand le cast est réduit, on a de la place pour faire des choses sympathiques.) Odette Annable est de retour, elle et ses langoureux regards envers House (C’est sa faute à lui, il a changé de coiffure) (tant mieux d’ailleurs) et ses réactions face à Charlyne Yi étaient intéressantes et permettaient de comprendre l’une et l’autre tout en engendrant des situations et des dialogues cocasses (La remise des chaussures est particulièrement épique). Truchement positif donc.
A propos de truchement inter-féminités, Thirteen est de retour pour mieux partir, et là on se dit « Ah que c’est dommage alors que le personnage avait gagné un intérêt considérable qui avait bien remué la fin de la saison 7 ». Mais elle a trouvé l’amour, et House tire le filet pour la ramener à lui. Cependant il va la laisser partir, elle et son bonheur. Leçon tirée de la prison ? De sa relation avec Cuddy ? « Laisse-là partir tant qu’elle le peut encore ? Thirteen finit mieux que cela s’annonçait, à savoir de façon atroce avec son Huntington, mais les scénaristes ont finalement bien ficelé son départ.
Cela m’a rappelé Taub quand il s’est vu reprocher d’être devenu un petit enfant paranoïaque par une consoeur. Thirteen aura finalement échappé au gros monstre et se sera libérée avec brio. Bon vent, ma belle. Va tourner des nanards hollywoodiens, va…
Ajoutons à cela une bonne scène dans la clinique (Avec un vilain garnement aux mains irritées à cause de… la pire chose à laquelle vous pensez et qu’un gamin peut faire avec ses mains pour les irriter !), un Foreman qui essaie d’avoir de l’autorité pendant que vous vous demandez encore comment Wilson peut accepter d’avoir un ancien sous-fifre de House comme supérieur, un épisode qui au final, dans son ensemble, manquait cruellement d’énergie et de punch malgré une bonne volonté manifeste, la faute à un rodage au niveau du cast et à une intrigue tellement déjà-vue qu’elle en devenait prévisible. Néanmoins, House a eu son épiphanie jusqu’au bout devant Wilson, chose assez unique pour être signalée et pour justifier le visionnage. Mais c’est pas encore ça quoi.
Note / B
2x01 - What Lies Ahead
Revoilà Walking Dead à la télé. Cette fois, je suis fort de la lecture du comics, mais ça ne m’aide qu’à avoir une vision précise des personnages, il me faut donc une bonne dose de détachement de l’œuvre de Kirkman et Adlard pour juger cette série. Ce premiere d’une heure était très bon malgré quelques points faibles indécrottables. Néanmoins j’ai passé un bon moment et les péripéties étaient de qualité.
A la manière du pilote, la production a tout misé sur la première demi-heure, très contemplative, toute en silences et en pressions. Cette première demi-heure était intense, et voir les personnages cachés sous les voitures était générateur d’une tension tout à fait palpable. Tout juste si on ne sentait pas l’asphalte bouillante, la sueur, la moiteur et la pestilence des cadavres. Carol, Sophia, Lori, Rick et Carl sont sous les voitures à flipper, Shane et Glenn aussi, Dale est sur le fameux RV Légendaire (Si vous aussi vous avez lu le comics, vous êtes obligé de vouer un culte à ce camping-car), Andréa est dedans, T-Dog (Ou TéChien) joue avec la pompe à sang et ne sera sauvé d’une mort certaine que par Daryl qui aime les noirs maintenant. Et embrasser des cadavres.
Outre les gens sous les voitures sur lesquels je reviendrais, Andréa, aka la petite chouchoute de tous les fans de Walking Dead (Moi-même j’avoue aimer ce personnage et son évolution géniale dans le comic) vit dans cette première demi-heure un véritable calvaire. Soupçonnée d’être suicidaire – à juste titre, elle est un peu déprimée suite à la mort de sa sœur – elle reste seule dans le camping-car, tentant de remonter un flingue. Mais la horde de zombies arrive, oups. Ah, et la porte du camping-car est mal fermée, ballot. Donc un zombie super bien foutu (Donne-lui une chance, Andréa !!) arrive dans le car et menace la vie de notre blondinette préférée. Et évidemment, face à la mort qu’elle arrive qu’elle est proche, Andréa a peur. Se tuer, ok, mais se faire tuer, non. J’espère quand même que cette phase de dépression ne va pas trop durer. Qu’on ne se méprenne pas, c’était de l’excellente Drama, mais quand on lit la BD, quand on voit ce que devient Andréa, quand on connait le talent de Laurie Holden, on ne peut qu’espérer que ça avance et qu’on passe à autre chose rapidement, mais j’ai hâte de voir comment Andréa va passer de la dépressive à la badass. J’attends du beau développement.
Le suspense était très bien géré, et j’avoue avoir bien flippé ma race quand Sophia est sortie de sous les voitures. Je m’attendais à la grande bouffe, mais pire, elle part dans la forêt. Rick vole à son secours et l’aide à se défaire des zombies qui la poursuivaient en la laissant en sûreté et en les appâtant ailleurs, mais comme Sophia est une petite fille et donc qu’elle est stupide, elle se barre. Et là on se dit « mais quelle cruche !! ». Et on a raison parce qu’à cause de cette gourde, tout le groupe est bloqué pour la retrouver. Melissa McBride était très convaincante en Carol qui tourne folle. Le personnage est très différent de ce qu’elle était dans le comic, et j’ai hâte de voir ce qu’ils vont en faire.
Là encore ce premier épisode faisait du bon travail pour soulever les espoirs et lancer des intrigues. Les enfants étaient à l’honneur entre ce qui arrive à Sophia et ce qui arrive à Carl à la fin. Les efforts pour développer les personnages étaient bons pour certains (Dale, Andréa, Daryl, Carl), moyens pour d’autres (Lori, Shane, Rick, Carol) et inexistants pour d’autres (Glenn, T-Dog).
Dale a d’ailleurs droit à la palme de la scène sympa lorsqu’il avoue à T-Dog que le RV est réparé mais qu’il fait comme si cela n’était pas le cas pour que personne ne songe à abandonner la petite. C’est tellement typique du Dale tel qu’on le connait dans le comics et cela pose vraiment le personnage comme un puits de sagesse. Idem, les dialogues avec Andréa étaient excellents, leurs échanges vraiment productifs et l’alchimie entre les personnages quasi parfaite. Merci Jeffrey DeMunn !
Rick, Shane et Lori c’est l’asphyxie et c’est même clairement le point faible de l’épisode. Outre le fait qu’on ne sache toujours pas ce que le scientifique a dit à Rick à la fin de la saison 1 (Déjà que c’est un truc usé jusqu’à la corde, si en plus ils tirent dessus ça va pas le faire), on aimerait bien s’en douter mais AUCUNE insinuation de quoi que ce soit, aucun changement dans l’attitude de Rick avec qui ou quoi que ce soit. Si c’est vraiment « ce que je pense », je sens que ça va être très mal amené.
Les interactions entre Rick et sa femme sont presque inexistantes ou fades, au lieu de ça on nous sert du soap entre Shane et Lori qui n’a PAS lieu d’être (Et en plus ça tergiverse et je ne COMPRENDS PAS qu’elle accepte de lui parler plus de cinq minutes vu ce qu’il a essayé de lui faire). Jon Bernthal est heureusement bon dans son jeu, mais Andrew Lincoln est presque décevant, son surjeu commence à devenir irritant. L’acteur est pourtant loin d’être mauvais, et les scènes où il ne parle pas sont les meilleures. J’ai adoré le moment où il massacre le zombie, j’ai senti cette rage vers laquelle glisse peu à peu Rick et c’était intéressant. Quant à Lori, elle est tout bonnement lourdasse, j’en ai marre qu’elle se fasse le chantre de la bonté féminine (les relations entre les femmes avaient une légère crédibilité maintenue par Jacqui, la femme noire qui s’est… ah, suicidée dans le season finale précédent. Bon…) et elle n’a qu’une seule bonne scène : Celle où elle défend Rick auprès des autres. Norman Reedus effectue un travail très crédible sur cet épisode dans le rôle du badass trappeur, Steve Yeun, Glenn, n’a pas eu la moindre réplique/chose à faire et c’est dommage. J’aime bien l’acteur et le personnage.
Je n’ai même pas parlé de l’autopsie de zombie qui était absolument répugnante, je crois n’avoir jamais rien vu d’aussi gore dans une série télévisée, c’était à vomir (mais dans le bon sens du terme… vomir…)
L’église, bon. Que Carol s’en remette à Dieu, passe. Elle a de bonnes raisons. Et l’actrice semble juste taillée pour être une « Folle de dieu ». Mais Rick… C’est quoi ce monologue de merde face à Jésus ? Sérieux, c’était long, chiant, inutile et très mal mis en place dans la continuité de l’épisode. « Bon, on part à la chasse ? Ok. Attends, je dois passer à l’église ! » Non quoi.
Par contre, je dois admettre que Chandler Riggs est très bon. Très sympa comme acteur pour Carl. Je me demande s’ils vont prendre la même direction. Comme Shane est en vie (Pour info/rappel, dans le comics, il est mort à la fin du premier tome), Carl ne glisse pas vers cette violence qui l’habite normalement, et donc je me demande s’il va devenir ce qu’il est dans la BD (à savoir un enfant de huit ans complètement psychopathe) ou s’ils vont en faire quelque chose d’autre. J’ai aimé la scène des couteaux. C’était bien flippant. Le gamin est plutôt engageant et le cliffhanger final était plutôt bien fait. Si on a lu le comics, on se doute de ce qui va se passer, mais reste à savoir comment ça va être fait… et c’était bien fichu. Même si niveau réalisation c’était quand même sacrément cliché. Bon, passons.
J’ai apprécié mais j’attends un peu mieux, c’était ok mais pas excellent, l’audience a été exceptionnelle (13 millions pour un programme du câble, oui, c’est exceptionnel), il faut que la série se concentre sur ses personnages, arrête le soap à deux balles, dose bien les apparitions de zombies et évite la drama entre Shane et Lori, ça n’a aucun intérêt. Elle a quand même plus parlé à un mec qui a essayé de la violer qu’à son propre mari dans tout l’épisode, voilà quoi…
Donc, y’a du bon, y’a du moins bon, reste à trouver l’équilibre, en tout cas c’est prometteur et ça laisse à présager du bon pour la suite. En tout cas c’est mieux que ce que les nouvelles du « front » laissaient à présager avec le départ de Frank Darabont et tout le tintouin, je m’attendais à quelque chose de moins croustillant, finalement c’était plus qu’OK. Peut mieux faire mais est déjà très bien parti pour une saison 2 du tonnerre.
Note / B+
15x09 - The Last of the Meheecans
South Park revient avec un épisode sur un sujet sur lequel on ne l’attendait pas vraiment : L’immigration et plus particulièrement les mexicains. Si les deux sujets ont été traités sporadiquement dans la série (Les Gluants, G-Win), les voir réunis ici est du domaine de l’inédit. Mieux : Le sujet va être retourné à la South Park et transformé en une satire grinçante.
Les enfants jouent à la Frontière Mexicaine. Cartman joue le garde-fou, Stan Kyle et Butters sont les mexicains, avec un Butters (Mantequilla, le « beurre » en espagnol) très dans son rôle. Alors que les enfants vont passer ce gruyère qu’est la Ligne Cartman, Butters se trompe de côté (Le pauvre gamin ne sait même pas où est sa propre ville) et se retrouve perdu et mexicain à South Park, errant sur les routes tel un petit chien battu.
Nous faisons alors la connaissance d’une adorable famille riche qui va prendre le petit Mantequilla sous son aile avec tous les honneurs qu’une famille riche américaine puisse faire à un petit mexicain : Vaisselle, souffleuse à feuilles, ménage, nettoyage de la piscine, manucure...
On assiste là à un enchaînement de scènes absolument pépites, entre les enfants qui mettent des heures à réaliser que Butters est absent (Mais comme Craig le dit si bien : « Butters est ce genre de personne dont tu ne te souviens jamais si il était là ou pas ») et Cartman réalise donc qu’il n’a pas perdu au jeu, et qu’il peut encore empêcher Butters de passer la frontière.
Butters est gâté par sa famille qui le laisse faire la vaisselle, qui lui offre une souffleuse à feuilles mortes… Mais Mantequilla a une famille, qui lui manque ! « Tu penses que si on le laissait repeindre le garage, il se sentirait plus de la famille ? » se questionne le couple. Une chronique acide du racisme ordinaire américain qui traite les immigrants comme une simple main d’œuvre bon marché. Anéantis par les suppliques de Mantequilla qui veut rentrer à la maison, le couple dépose Butters devant un restaurant mexicain. De bout en bout, cette scène aura été une réussite complète.
Au restaurant, Butters convainc les mexicains que l’Amérique c’est trop pourri et que retourner au Mexique c’est mieux que de rester ici. Et donc une campagne s’organise pour que les mexicains rentrent au Mexique. On assiste alors à une scène rocambolesque : Tous les mexicains passent la frontière pour retourner au Mexique, ce qui pose alors des problèmes quand les pauvres américains doivent ramasser eux-mêmes leurs feuilles mortes. L’épisode réussit vraiment son message, de façon discrète mais ponctuelle tout au long de l’intrigue qui reste d’une simplicité affolante. Pas d’histoires compliquées, c’est juste passer la frontière, ne pas la passer. Une inversion très simple basé sur une réalité : Ils font tout, donc si ils partent, ils ne feront plus rien.
Et donc nous voyons les gardes-frontières américains empêcher les mexicains de sortir du territoire parce que l’Amérique a besoin d’eux pour ramasser ses feuilles mortes.
C’est l’monde à l’envers !!
Cartman devient garde-frontière dans une évidence crasse et devient même très bon à cela (ses exploits sont… impressionnants !) et ainsi l’Amérique garde ses mexicains. Au pays, Mantequilla devient une célébrité nationale, fêté comme le nouveau Cinco de Mayo, avec même une magnifique référence aux Monty Python (La vie de Brian plus précisément) mais encore cette thématique de la maison, de la famille (Famille de Butters qu’on ne voit pas du tout de l’épisode, soit dit en passant) qui revient. Butters se voit proposé le choix en espagnol de rentrer (Et Butters, malgré sa semaine mexicaine, ne comprend toujours pas l’espagnol).
On assiste alors à une scène mythique, celle de la course poursuite entre Cartman et Butters qui est complètement gogole à plus d’un titre, tant dans le choix des véhicules que dans le choix des terrains que dans la variété des actions, les mexicains suivent le tout à la radio (Mantequilla vs el Niño Gordo) et cela prend une tournure complètement rocambolesque (Cartman est littéralement pris pour cible par les gardes-frontières parce qu'il fait le travail qu'ils devraient faire en situation normale, c'es absolument n'importe quoi) jusqu'à la terrible feinte de la Piñata… Comme quoi c'est facile... Bref c’est d’une débilité monstre mais ça montre bien les difficultés que les mexicains éprouvent en passant la frontière… ou pas. Finalement Butters réussit et Cartman l’a bien profond. On assiste alors à une fin toute mignonne avec Butters toujours Roi des Mexicains, et Cartman réduit à des blagues salaces.
J’ai vraiment apprécié cet épisode, une bouffée d’air frais après une duologie plutôt lourde de sens et d’émotionnel, ici on revient avec fraicheur aux intrigues typiquement South Park, un point de vue humain sur l’immigration, un exemple que « certains » devraient voir à suivre. Excellent, South Park, merci encore.
Note / A
8x02 - Transplant
Je m’attendais à tout sur cet épisode sauf à un retour en méforme. Cet épisode, censé être celui du retour en fanfare, est un retour en demi-teinte. Certes, on retrouve notre grand Princeton Plainsboro. Certes, House se retrouve en terrain connu et face aux difficultés de reprendre son poste après la prison. Certes, Wilson l’accueille froidement. Certes, son équipe s’est désagrégée. Mais à la fin de l’épisode, House retrouve son bureau et retrouve Wilson comme avant. J’aurais préféré un peu plus de drame, un peu plus de haies à franchir avant tout cela. Pire, l’écriture semble complètement délassée. A partir de là, on peut se rabattre sur le patient… une paire de poumons. Bon…
J’exagère, ça n’est pas un « mauvais » épisode. On assiste aux débuts de Charlyne Yi dans le rôle de Chi Park, la nouvelle protégée de House. Je dois dire que le personnage est intrigant et intéressant, ce qui est une bonne chose. Elle semble avoir du caractère derrière son apparente timidité. L’actrice semble cependant avoir un accent qui la rend de temps à autre difficile à comprendre. Rien de grave cependant.
House se démène donc pour son patient, une paire de poumons. Mais même eux, il ne veut pas les voir, il les évite. C’est au docteur Park de faire les analyses et de se faire traiter comme une moins que rien par Foreman, le nouveau doyen. Parlons-en. Ce choix, en plus de puer l’illogisme (Wilson avait nettement plus sa place en tant que Doyen ne serait-ce que pour des questions toutes logiques d’ancienneté !) est quelque peu mauvais. Foreman n’est pas un mauvais personnage mais on ne peut pas dire que depuis la saison 4, il soit exceptionnellement mis en avant (J’ai deux épisodes en mémoire où il est vraiment important… trois si je suis gentil), il semble même parfois faire de la figuration plus qu’autre chose, ça s’était arrangé en saison 7 quand il a été mis en colocation avec Taub, mais là le mettre en doyen c’est juste donner à House les clés du placard aux objets confisqués. Cuddy était une adversaire de taille, Foreman est un buisson que même un handicapé comme House peut enjamber sans problème. Du coup il ne semble pas avoir de problèmes à cause de Foreman dans cet épisode. A la limite, son bracelet électronique est plus gênant.
L’autre vrai problème de cet épisode c’est Wilson et plus spécialement Robert Sean Leonard.
Le personnage semble se forcer complètement à détester House (Les scénaristes ont un vrai problème à faire en sorte que le personnage ait une vraie rancune à l’égard de House, c’en est frustrant) et n’exprime d’ailleurs aucune vraie raison à sa froideur pendant tout l’épisode. « I don’t like you, House ». Certes. C’est pas pour autant que tu le dis que ça va devenir vrai du jour au lendemain. Il y avait des dizaines de raisons pour que Wilson en veuille à House (Du genre, Foncer en voiture dans la maison de notre amie commune et provoquer son départ, c’était méchant !) mais il n’en évoque aucune autre qu’une inimité forcée.
Pire, vraiment pire, Robert Sean Leonard n’a jamais semblé aussi peu investi. Il délivre ses répliques sans âme la moindre, et même face à la patiente, pourtant des scènes que l’acteur réussit à la perfection d’habitude, il semble presque s’ennuyer. Et cela nuit vraiment à l’épisode, parce que maintenant que Lisa Edelstein est partie, c’est à Robert Sean Leonard et Hugh Laurie de tenir la série. Qui aurait cru que ce départ affecterait autant la série. Peut-être l’acteur est aussi un peu frustré de ne pas avoir laissé libre cours à ses ambitions de Broadway. Je spécule.
Au final House retrouve son bureau et Wilson redevient son ami après lui avoir donné un magistral coup de poing (Décidément ils l’auront presque tous frappé dans le casting). Néanmoins l’épisode manquait de Drama, de sentiments, d’émotionnel. La patiente était trop mal développée et à la limite, Charlyne Yi en a profité pour briller (La plupart des critiques ont l’air de s’accorder là-dessus). Ce n’est pas plus mal. C’est peut-être la dernière saison de House, et cet épisode n’est assurément pas ce que la série peut offrir de mieux. Je pense que la semaine prochaine ne pourra qu’être meilleure, au moins mieux calibrée, moins rapide, plus mesurée dans l’enchainement.
Néanmoins c'est quand même l'épisode avec "My Heart will go on". Respect.
Note / C+
Family Guy Saison 9
Une saison vraiment pas terrible où j'ai senti personnellement que la série perdait un peu de son "sel", ce qui m'a un peu dérouté. Quel besoin Family Guy avait-elle de s'intellectualiser (C'est le mot qui convient, certains épisodes sont vraiment lourdingues tellement ils sont sérieux) ainsi ? Seth McFarlane donne l'impression qu'il se proéccupe VRAIMENT de ce que les critiques disent. Résultat, au lieu d'être marrante de temps en temps, la série est devenue un véritable jeu de touché-coulé...
9x08 - New Kidney in Town - Cet épisode sent un peu la fraude. Quand on regarde Family Guy - ou n'importe quel cartoon du même acabit - on demande à rire. Ici on cherche à faire pleurer, or il y aurait plus d'émotion si... Family Guy était un cartoon susceptible de soulever de l'émotion, or contrairement aux Simpsons, Family Guy n'a jamais eu la moindre émotion dans quoi que ce soit - ça n'est pas péjoratif, mais disons que la ligne directive du show a toujours été Débilité-débilité-débilité, et quand elle ne suivait que ce chemin là, la série restait très potable.
Là, on s'essaie à une expérimentation qui ne serait pas déplaisante si Family Guy avait déjà eu des prémices d'émotion dans ses intrigues, or même le mariage de Peter et Loïs est basé sur un amas de balourderies surréalistes. Là, on a plus l'impression que McFarlane veut prouver quelque chose ou veut rectifier un tir. Un peu tard. Dommage parce que le début avec la RedBull était excellent Non-Stop, avec comme hauts points le commentaire du générique de Charles in Charge ou encore Peter qui nous refait du Madonna. En fait j'aime bien quand Peter est lâché, à fond la caisse et qu'il assume tous ses débordements. C'était le cas au début jusqu'à ce que la tragédie éclate... la tête de l'épisode. L'intrigue Meg/Chris était cul-cul et puait le scénar de sitcom. Voir ça puis regarder un épisode d'American Dad! (Ou même de Cleveland Show qui avait par exemple très bien géré la mort de Loretta - oui c'est un compliment) ça a de quoi donner des sueurs froides. La scène finale tente de rattraper le tout avec une touche d'humour bienvenue après tout ce misérabilisme pour au final pas grand chose.
Note / C
9x09 - And I'm Joyce Kinney - Là ok, là je dis bravo, là je dis c'était marrant ! Bon, les Cut-Away Jokes n'étaient pas toutes à la hauteur (La meilleure était celle avec Loïs et Stewie, la moins bonne celle avec Consuela et Peter qui était affreusement trop longue). Le reste c'est une intrigue Loïs ce qui veut dire ce que ça veut dire : Excellent de bout en bout, on s'éclate à suivre les déboires de madame suite à l'émergeance d'une erreur de jeunesse... qui s'avère être un porno. L'épisode traduit assez bien les états d'âme de Loïs, et la fin est un déluge d'excellence et d'humour gras. Le meilleur étant Stewie qui soupçonne d'être le fils d'un acteur porno (chronologiquement ça semble assez peu probable). Du très bon dans cet épisode avec un peu de mauvais, mais dans l'ensemble un épisode très regardable.
Note / A-
9x10 - Friends of Peter G. - C'était moyen. Quelques bonnes scènes mais dans l'ensemble, l'épisode apparaissait plutôt vide. Le message, qui plus est, était assez trouble (Buvez avec modération sinon soit vous serez à chier soit vous serez parfait... Hm...). Le numéro musical était un peu trop long mais plutôt bon, la réflexion sur Mi-Chat Mi-Chien plaisante, mais pour le reste, l'apparition de la mort manquait de saveur. Ca manquait de goût tout ça, c'était un peu trop fade dirons-nous. Ca manquait de gags et de punchs, et seul le numéro musical apportait un peu de mouvement dans une histoire sans grand rebondissement. Je n'ai absolument pas l'impression d'avoir assisté à un épisode énorme ni même à un bon épisode, juste à un épisode plat et peu drôle.
Note / D+
9x11 - German Guy - Un épisode étonnament bon. En même temps, l'usage d'Herbert est une valeur sûre (pour moi). Quelques bonnes provocations comme la scène du camp de concentration. C'est quand même difficile de se dire que quelque part, en tant que pervers sexuel, Herbert méritait presque son enfermement (C'est terrible à dire mais c'est vrai - d'ailleurs les Nazis l'enferment quand ils voient les enfants dans le porte-feuille d'Herbert, c'est donc bien qu'ils avaient compris). Le vieux nazi était en fait un homme bon avec Chris alors qu'Herbert ne lui veut que du mal - et là, notre conscience nous interpelle : C'est quoi, le pire, un nazi ou un détraqué ? Il n'y a ni méchant ni gentil et c'était très réussi sur ce plan là... et en fait je crois que de toute façon Chris ne devrait pas fréquenter des personnes âgées.
Le combat entre Herbert et Frantz était hautement distrayant et niveau Cutaway j'ai beaucoup apprécié l'inventivité du gag de la prostitution/porno avec un message de support des mormons juste après. Comment enchainer les images et créer une scène largement plus dérangeante que ce qu'elle aurait été. L'un dans l'autre un bon épisode qui n'était pas non plus excellemment drôle (encore que, Chris qui hésite entre son père et Frantz avec un révolver, ça valait son pesant d'or) mais qui remplissait bien son rôle.
Note / B+
9x12 - The hand that rocks the wheelchair - A mon sens, en tant que fan de Meg, cet épisode était très bon mais c'était un peu une redite de "Barely Legal" avec Brian, sauf que cette fois Meg s'en est pris à elle-même plus qu'à sa "cible". J'aime Meg quand elle est détestée et méprisée, et là elle était juste considérée comme une folle un peu normale. Quelques bonnes scènes mais rien de transcendant et un scénario déjà vu, ça n'aide pas. Pour ce qui est de Brian et Stewie c'était délicieusement violent voire extrême, mais au final un peu tiède. Pas un épisode énormissime mais un épisode qui se laisse regarder.
Note / C+
9x13 - Trading Places - C'est moyen, encore, c'est assez plat même si sur l'ensemble c'est drôle par moments voire agréable à regarder, ça reste très en dessous de ce que Family Guy nous habitue à montrer. Les parents échangent leurs places avec les enfants. Big Deal. Sans surprise Chris réussit mieux que Peter à son travail mais l'impopularité de Loïs est inexplicable et pas vraiment dans le personnage. Ce n'était pas désagréable à regarder ni même immoral ou violent... Un truc violemment chiant par contre c'est la scène du bulldozer. J'en ai juste marre de ces longues séquences censées être drôles. C'est rarement le cas. Très rarement.
Note / C
9x14 - Tiegs for two - Bon épisode bien balancé entre une intrigue simple mais qui marche et des gags en cutaway tous excellents (Les robots, Le Seigneur des anneaux...). Quagmire et Brian c'est du réchauffé mais ça marche bien, et voir Brian agir comme une enflure était assez jouissif. Stewie a une super réplique "Bettina, that's a too fancy a name for her... her name should be Fudd... or Uff", on revoit Jillian mais sous-utilisée (Elle ne dit aucune connerie, voilà tout) mais l'ensemble de l'épisode rattrape tout, et la fin est clairement super fun. Une bonne note parce que dans la saison, ça dénote réellement.
Note / B+
9x15 - Brothers and Sisters - Un épisode en demi-teinte, d'un côté l'histoire entre Carol et le maire Adam West était assez lourdasse, d'un côté la résolution était bien trouvée, et les cutaways étaient très bonnes. Pas grand chose à en dire de plus, ça n'était pas extraordinairement passionnant ou bidonnant, juste convenable (Et la note est basse parce que... ADAM WEST !! C'est quand même pas le personnage le MOINS DROLE de Family Guy, loin de là !!). L'épisode semblait parfois très mal dessiné, y'a plusieurs moments graphiquement assez moches.
Note / D+
9x16 - The Big Bang Theory - Un très bon épisode, qui n'était pas d'une drôlerie hallucinante mais dont le scénario tenait vraiment la route. Stewie a donc créé l'univers et on revoit ce brave Bertram qui meurt dans de tragiques circonstances après une course poursuite en engin volant. Dommage que Léonard de Vinci n'ait pas eu plus de répliques, mais l'épisode avait le mérite d'être très intéressant et de donner l'impression de durer bien plus de 20 minutes. Les quelques Cutaways, en revanche, étaient courtes et sans intérêt.
Note / A-
9x17 - Foreign Affairs - Un épisode plutôt ennuyeux et bourratif. Quelques bonnes scènes (American Joe, Muppets, Trotinette, Violence entre mimes) mais les deux intrigues sont très ennuyeuses et Bonnie en salope c'est aussi crédible que Quagmire en nonne. Peter qui enseigne aux gosses, ça partait sur une bonne idée pour finir de façon absolument ennuyeuse. En fait les deux résolutions des deux intrigues étaient prévisibles et ennuyeuses, avec des ficelles d'une grossièreté crasse (Haha Quagmire derrière Joe... pffff). C'est pas ce genre d'épisodes qui va me faire aimer la série. Loin s'en faut.
Note / D+
15x08 - Ass Burgers
South Park n’est pas du genre à se compliquer la vie. Non, elle est plutôt du genre à compliquer la vie. Nuance. South Park est ce genre de série qui n’est pas influencée par la vie mais qui au contraire l’influence pour la rendre à son image. Trêve de philosophie mal placée, « Ass Burgers » a la difficile tâche de faire suite au bouleversant « You’re Getting Old ». Les fans attendent qu’un grand changement ait lieu dans leur série fétiche de la même manière que les moins fans attendent que South Park s’améliore et sorte de son inertie, de la merde qu’elle est devenue, que la série redevienne drôle, que Chef ressuscite, que tout redevienne comme avant, que l’esprit des quatre premières saisons revienne…
Autant que je le dise tout de suite : Moi je trouve ces gens-là terriblement cons. Rien ne sera jamais comme avant et rien ne peut s’améliorer parce qu’on le décide, sur un claquement de doigt. Ce qui paraît merdique à certains paraît très bon à d’autres, il faut faire avec ! Si j’ai constaté l’évolution de la série, rien ne m’empêche de la savourer parce que, bah… Tout est pareil ! Les messages, l’humour, ce cynisme extraordinaire, ce culot irremplaçable… South Park a encore une saison 16 et une saison 17 à assurer, et croyez-moi, elle va les assurer.
Dans une transition qui relève du génie, et dans une autocongratulation qui relève de la prétention la plus inconvenante, Ass Burgers assurait parfaitement son rôle d’épisode de retour. Il fait honneur à la série, il reprend l’intrigue de You’re Getting Old pour la transformer en une intrigue solide et s’avère au final être un chef-d’œuvre d’écriture et de construction. Les gags sont excellents, l’ensemble est bien construit et le déroulement nous amène vers un dénouement prévisible mais qui au final donne bien plus à réfléchir que n’importe quelle autre fin. Cet épisode, sans être excellentissime, est très pertinent dans ce qu’il met en place, mise en place qui d’ailleurs est grandiose.
On assiste à une introduction d’épisode absolument magnifique. Cette intro toute en bruits quotidiens, sans habillage musical, qui nous montre la matinée de Stan, est très bien menée. On prend conscience de l’isolement, de la solitude de Stan qui est dans une situation que lui seul peut comprendre, dans une véritable impasse personnelle. Les autres enfants vivent une vie normale, sans souci, et Stan est blasé comme un radis. Alors que la journée se déroule normalement, Stan est envoyé chez Mackey qui lui trouve un Asperger. Cartman également s’est trouvé un Asperger, mais apparemment il a du caca dans les oreilles (Copyright Stan Marsh ?) et il se trouve un… Ass-Burger, soit des hamburgers dans les fesses. Oui oui. Je sais. Moi aussi, même effet… La scène avec l’infirmière est d’une connerie monstre, pire encore quand Kyle découvre Cartman avec tous ces hamburgers, les mange et les trouve trop super bons. Un commerce est né…
Stan découvre que les malades d’Asperger sont en réalité des gens qui voient le monde tel qu’il est réellement : Merdique. C’est une idée intéressante, mais d’autant plus le fait que le seul remède soit… l’alcool. En état d’ébriété, tout paraît rose. C’est bête mais il fallait y penser, et voir Stan saoul était bien poilant.
On assiste alors à une scène magnifique : La conversation entre Stan et Kyle. Stan est saoul, Kyle est l’employé de Cartman (ce qui suffit à lui imposer un contrôle anti-drogues), les deux sont un peu en froid, et Stan ouvre son cœur à son ami, le tout dans sa « normalité » alcoolisée. Voir Stan dire à Kyle qu’il l’aime puis l’insulter et lui redire qu’il l’aime, c’est à la fois complètement South Park et franchement touchant. Développement de personnage : Optimal. Trey et Matt ont vraiment fait du bon travail pour donner à cet épisode une solidité et une couleur émotionnelle parfaite, juste. Une réussite sur ce plan.
L’épisode ne manque pas de gags solides non plus. La scène chez les dirigeants de fast-food comporte un des gags les plus subtils de la saison 15. On comprend en effet que les pets de Cartman, chargés avec le goût des produits de fast-food, agrémentent les hamburgers de ce délicat goût dont tout le monde raffole. Loin d’être puants, ses pets seraient même aromatiques. Si CA, c’est pas un changement RADICAL dans la série, mes aïeux, qu’est-ce que c’est ?!!
Reste que Stan s’embrouille avec eux – parce que ce sont des alien qui dirigent le monde un truc dans le genre – et devient forcé de demander à Kyle le secret des burgers de Cartman. S’ensuit un massacre, puis un discours de Stan qui finit par accepter les changements dans sa vie. Le divorce de ses parents, l’entreprise de Cartman, ses dix ans, la vie qu’est de la merde… Il va accepter tout ça, et puis merde au reste.
Sauf que tout redevient comme avant, ses parents se remettent ensemble, il retourne dans sa maison, tout son enthousiasme retombe. Typiquement South Park. On retrouve notre bonne vieille Landslide qui redémarre de façon complètement ironique. Tout retourne à la normale. Kyle découvre le secret répugnant des burgers de Cartman, Stan est ne comprend rien du tout, il a fait tout ça pour rien – comme souvent – et ça rappelle un peu « Deux jours avant le jour après demain », quand Stan a eu tous ces remords pour rien au final – bref, rien n’a changé… Très honnêtement c’était hilarant. J’ai bien ri pendant cet épisode, c’était très, très distrayant, et cette scène finale, ce Stan éberlué, ce Kyle désabusé, sur fond de musique émouvante, c'était absolument Priceless au sens le plus strict. Merci pour ça, South Park. Comment s'autoparodier en beauté.
La scène finale est brillante. Totalement brillante. Je ne la détaillerais pas mais ça donne vraiment à réfléchir au final. Je crois n’avoir jamais ou rarement vu une scène plus noire dans un épisode de South Park, de scène plus sinistre, de scène plus déprimante. Mais qui donne aussi à réfléchir. A réfléchir sur le fait que finalement, l'acceptation ne se fait pas sans mal. "Il faut mettre de l'eau dans son vin", dit-on souvent. C'est ici pris de façon très littérale, d'une façon à la fois sordide et fabuleusement pertinente. Bien joué.
La force de cet épisode c’est que les personnages sont crédibles, solides, on y croit à ce dilemme, à toute cette dramaturgie. Ce qui a fait fonctionner You’re Getting Old fait fonctionner Ass Burgers, et cette saison 15 reprend d’un aussi bon pied qu’elle a commencé, pourvu que cela dure.
Note / A
8x01 - Twenty Vicodin
Nous avions laissé ce bon vieux House sur une plage où Son doux visage ne lui souriait plus. House a passé trois mois en cavale et ressort, au terme de cet épisode, d’un an de prison. Si cet épisode, de par sa temporalité trop structurée, comprend quelques incohérences. Voilà House en prison depuis un an et qui ne fait connaissance de la clinique et de ses docteurs qu’une semaine avant son départ. Certes. Non. Le House est beaucoup trop obsédé pour ça. Je me doute que l’épisode était trop court pour intégrer une meilleure gestion du temps mais non quoi.
Dans sa grande majorité l’épisode était très acceptable voire très bon avec une intrigue bien rodée, une certaine ingéniosité dans l’agencement des péripéties et un House toujours aussi futé, avec une bonne dose de répliques sympas. Cette saison 8 ne déméritera pas, les bases de la série sont toujours là. On se sent toujours plonger dans l’âme de House lors des gros plans sur le visage expressif et entrainant de Hugh Laurie. Qui dans cet épisode a une coiffure résolument Grunge.
Episode prison, donc, une suite logique (bien que simpliste, si on chipote) de l’acte de folie de House en fin de saison 8. L’ambiance est bien rendue, le dépaysement total, rien à voir avec l’hôpital psychiatrique qui promettait la rédemption. House est ici soumis à une punition écrasante, sans compromis. Pour preuve le manque de Vicodin qui se fait sentir et qui ronge le docteur tout au long de l’épisode. Tout est dans la symbolique. Ce qui était médication devient objet de négociation. Ces petites pilules n’ont pas fini de le faire chier.
House met tout au long de l’épisode un plan en place, qui s’avèrera parfait au final, lui laissant entrevoir qu’il a eu ce qu’il voulait et surtout qu’il est toujours capable d’obtenir ce qu’il veut. On a donc un House qui ressort renforcé de la prison, un House qui repart à zéro, un House qui avait raison, et même qu’on le lui dit. En bref, cette case prison n’aura réussi qu’à le conforter dans ses travers. Il n’a rien appris. La rupture avec Broken est saisissante. Ceux qui compareraient cet épisode à Broken ont tout faux. C’est l’exacte opposée. House était sorti transformé dans son approche des choses de Mayfield, ici, il va sortir pareil et même encore plus sûr de son coup qu’avant.
Concernant la petite nouvelle, Odette Annable s’en sort tout à fait honorablement, elle est même surprenante. Le personnage semble aller plus loin que la simple FTF (Femme Typiquement FOX) ou l’oie blanche face au grand maître. Même s'il n’y a rien d’exceptionnel dans son rapport à House, un lien complexe de confiance/méfiance s’est imposé entre eux et si cela doit continuer sur l’ensemble de la saison, je dis Ok. C’est prometteur, l’actrice est engageante, le personnage aussi, j’approuve. La suite confirmera, mais j’ai vu deux-trois petits trucs dans les yeux de la dame qui m’ont fait dire « Ok, ça passe ».
Twenty Vicodin était original, bien construit, avait du sens par rapport au reste de la série, comportait quelques incohérences mais l’ambiance y était, et quelques scènes retenaient vraiment l’attention, notamment vers la fin. Les intrigues et personnages secondaires participaient à merveille à peaufiner l’épisode, qui était loin d’être mauvais et qui donne de bons espoirs pour que cette saison 8, peut-être la dernière, soit au moins aussi bonne que la précédente.
Note / B+



































































































































































































